CHAPITRE I. — OPHTHALMIES. «J<J
aufond de l'œil. A mesure que la phlogose fait des progrès, cet organe devient le siège d'une augmentation de volume.
Dans cette période du mal, une résolution peut encore être obtenue sous l'influence d'un traitemenl énergique; mais la vue reste le plus souvent abolie par suite de leucomes, d'atrésie pupillairc ou d'amaurose. On aperçoit parfois au fond du bulbe, après le rétabli ssemenl du malade, une plaque exsudative jaunâtre qui semble pourvue d'un éclat métallique. J'ai vu confondre ce véritable œil de chat amaurotique avec celui qui dénote un fongus commençant de la rétine.
Lorsque la suppuration vient à s'emparer de l'organe (cmpyème de l'œil; pijophthalmos), l'excitation générale s'exaspère, des frissons se manifestent , les douleurs locales deviennent pulsatives. Le globe, dans cette phase de l'affection, est tellement gonflé qu'il l'ait saillie hors de l'orbite, qui ne peut plus le contenir; il renverse même en dehors la paupière inférieure (exophlhalmie). On le voit fixe et immobile à la partie antérieure de cette cavité. La participation des graisses de l'orbite à l'hypérémie et à l'infiltration contribue encore à augmenter l'ovorbitisme. Enfin, la cornée, devenue jaune et saillante comme le point culminant d'un abcès, se rompt (rhexis oculi) et donne issue aux matières purulentes, suivies du cristallin et de l'humeur vitrée. Il arrive souvent que cette évacuation s'effectue lentement , par suite de l'exiguïté de l'orifice cornéal , de telle sorte que le malade continue à souffrir quelque temps encore. La cornée peut dans certains cas se détacher de toutes pièces. Le passage du pus à travers la sclérotique n'a été observé que rarement. Le docteur Arlt l'a constaté une fois près l'insertion du muscle droit externe , et une autre fois auprès du tendon du droit inférieur. La fonte purulente continuant à avoir lieu, l'organe se dégorge, diminue de volume par l'affaissement de ses parois ; des bourgeons charnus en envahissent la cavité; la plaie se cicatrise et l'œil finit par se convertir en un moignon qui pourra plus tard être utilisé pour la prothèse.
L'ophthalmite suscite des douleurs atroces et intolérables qui se propagent à toute la tète et jettent parfois le malade dans un profond désespoir. Ce n'est guère que quand la suppuration s'est frayé une voie au dehors que le calme renaît et que les malades peuvent goûter les douceurs du sommeil.
étiologie. — Le phlegmon de l'œil peut reconnaître pour causes des contusions violentes , des blessures par la combustion de la poudre à canon , la présence, au sein de l'organe, de corps étrangers qui n'ont pu être extraits, des opérations chirurgicales aux yeux, et surtout celles de la cataracte. Je l'ai vu surgir cinq ou six jours après le broiement, à une époque où le gouflement simultané d'un grand nombre de débris lenticulaires commençait à susciter un violent étranglement de l'œil. C'est toutefois à la suite des opérations de cataracte par extraction qu'on observe le plus habituellement l'ophthalmite. J'ai remarqué qu'elle était plus commune dans les grandes chaleurs, et surtout dans les temps d'orage. Les localités malsaines, celles notamment qui sont exposées aux émanations de matières animales en putréfaction, y prédisposent.
L'impression des rayons ardents du soleil, réflétés par des plaines sablonneuses, a été alléguée comme causo du phlegmon de l'œil. Un grand nombre de
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soldats français en furent atteint! lors de l'expédition d'Égypte. Après avoir ^nté la Chaleur excessive d'un four, alors qu'il était déjà attaqué d'une légère phlogose de l'œil gauche, un malade, couché dans le service de Dupuytren a l'Hôtel-Dieu, devint borgne par une fonte purulente.
On a vu le phlegmon oculaire se manifester dans quelques malad.es eruplives, et surtout dans la période de suppuration et de dcssiccat.on de la variole consente. On a dit encore, phénomène qu'il ne m'a pas été donne d observer, que les globules purulents , amenés par la circulation jusque dans 1 œil , pouvaient s'infiltrer dans ses tissus, y être retenus par ses vaisseaux cap d hures et déterminer l'ophthalmite. Ainsi a été expliqué cet accident dans la phlébite utérine, dans les vastes érysipèles, dans les phlegmons diffus, dans des cas de carie, après des amputations et à la suite de la ligature de la carot.de, connue Fa constaté Middlemore. Au rapport de quelques auteurs, le phlegmon ocula.re a été rencontré dans quelques épidémies de typhus et de choiera.
traitement. - Tant qu'on peut espérer d'arrêter la désorganisation de 1 œ.l, on insistera sur l'application d'une thérapeutique antiphlogistique énergique. Comme dans l'iritis, les émissions sanguines , le calomel et les calmants consumeront la base de la médication. Le tartre stibié à doses fractionnées a ele invoqué avec fruit. La paracentèse, souvent répétée, de la cornée a donne heu dans quelques cas aune détente salutaire.
Lorsque la résolution n'est plus possible, on favorise la suppuration par des cataplasmes légers et chauds, qu'on applique sur les paupières, et dans lesquels on fait entrer des substances émollientes et narcotiques; puis on pus et aux humeurs intra-oculaires à l'aide d'une large incision quon effectue Zs la partie inférieure de la cornée, et l'on continue quelque tem^ enco e les topiques émollients, pour faciliter le dégorgement de 1 organe II, au a fou de se hâter dans l'exécution de cette opération quand une fièvre aident, du de Se, des vomissements indiquent un grand péril si les membrane de 1 œi ne viennent à s'ouvrir. On a vu des malades succomber à une eneepfo U^ qu'une crainte mal fondée s'était opposée à ce qu'on livrât issue au pus. D aut.e ne forent soustraits à un danger imminent que par la rupture spontanée du
bUDans le cas où une fluctuation vers la périphérie du globe dénote la présent danskclvul de l'orbite de sérosités plus ou moins mêlées Wg^g cet organe en avant , il devient opportun, comme le conseille M. Mac en e i S frL un oassaee au dehors. Cette opération , qu'il prescrit de tenta l^lSKwS désorganisé et le sujet plongé dans le coma, cousis c Z la fcvSon de la conjonctive et de la capsule fibreuse , entre le bu bc a
de l'orbite. M.Macken*ic indique de* « «. IUC je remplace quelquefois par le couteau-lance a lame coude ■ l u - Lui encore j'ai soigné, â mes consumons chutes
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