‹ Traité théorique et pratique des maladies des yeux [electronic resource]Chapitre 141 sur 501 · CHAPITRE l. — OPHTHALMIES · texte numérisé non relu

CHAPITRE l. — OPHTHALMIES

étaienl sains alors et supportaient parfaitement la lumière. Le docteur Gros (de Moscou), présent à la consultation (7 août 1852), fut d'avis que le soufre, administré à l'intérieur, serait apte à activer le Qux périodique, à dégager d'autant la tête, et à rompre, pour ainsi dire, cette habitude vicieuse de la nature. Je me conformai à son conseil, et proscrivis en outre un Uniment irritant pour frictions, pondant quelques jours, à la partie interne des extrémités inférieures, peu de temps avant chaque période menstruelle. Celle-ci apparut au commencement de septembre, au lieu d'arriver le 12, et les yeux conservèrent leur intégrité physiologique; mais j'eus le regret, plus tard, de constater de nouvelles rechutes. Chez une autre malade, un larmoiement chronique (stiUicidium lacrymarum) se transformait, tous les mois, quelques jours avant la période, en une dacryoblennorrhée, souvent accompagnée d'une tumeur lacrymale.

«Je connais, dit Guérin (de Lyon), quelques personnes du sexe dont le temps de leurs règles est annoncé par un ou plusieurs orgelets. Ceux-là ne sont pas de longue durée, et ils finissent avec le temps périodique. » Des faits de ce genre se sont montrés nombre de fois dans ma pratique. L'une de mes malades, qui se trouvait dans cette condition, la tenait de sa mère, qui avait été incommodée par des orgelets mensuels jusqu'au temps de la ménopause. Les marges palpébraies étaient, chez elle, déformées et calleuses, par suite des inflammations successives dont elles avaient été le siège, d'où un trichiasis qui la mettait souvent dans l'obligation de se faire arracher des cils.

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