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MALADIES DE L'IRIS

STAPHYLOMES IRIDIENS ET IRIDO-CORNÉENS.

Les mots staphylâme, procidencè, prolapsus, hernie de l'iris, sont des termes identiques que les ophtalmologistes emploient pour désigner une tumeur constituée par ce diaphragme plus ou moins largement engagé dans une ouverture ulcéreuse ou traumatique de la cornée. Alors, l'humeur aqueuse s'écoule et l'iris qui ne trouve plus de résistance en avant, est rejeté au dehors par les parties audevant desquelles il est situé, surtout si les contractions des muscles oculaires soumettent le bulbe à une forte pression. Les quintes de toux, les vomissements, les eflorts de tout genre, un bandage irrationnellement appliqué secondent, dans de telles circonstances, le développement de la procidencè.

Bien que le staphylôme de l'iris puisse siéger vers le milieu de la cornée on le rencontre toutefois plus souvent dans des parties plus ou moins éloignées du centre keratique. Simple, quand, ce qui arrive presque toujours, il n'existe que sur un point de la cornée, il peut être multiple, lorsque cette membrane, trouée dans plusieurs endroits, est occupée par plusieurs protubérances indiennes.

CARACTERES ANATOMIQUES ET PHÏSIOLOGIQUES. - A SOU début, l'altération Se

manifeste sous- forme d'une tumeur dont la coloration indique assez la présence de 1 iris nus a nu. Sa configuration et ses dimensions varient suivant celles de J ouverture qui lui a livré passage. Quand cette dernière est ronde et petite la procidencè est globulaire et peu volumineuse. Une hernie iridienne fort exiguë constitue le mifooêphalon des anciens auteurs. La solution de continuité est-elle

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gaiement, et se présente sous forme d'un bourrelet. Dans les premières heures

r Srnt ,aCcidcnt' la herniée ^ l'iris offre l'asp et du ZedeZ

membrane ; mais si e.le ne rentre pas dans ses limites naturelles, elle s' nfl mm

mod.fie dans sa texture et dans sa teinte, et des adhérences s'étab issenUiXe eje Ces lèvres de la plaie. Le malade éprouve la sensation pén^que dl mme .a présence d'un corps étranger engagé sous les^e^^f^ leurs plus ou moins vives et accompagnées de larmo ement et d ni T . , ?'

370 I.IVHK II. — MAI.AIlIKS DU GLOBE uCn.AlKE.

nous avons vu toutefois des myocéphatons occupant la région périphérique de la cornée et qui n'étaient compliqués d'aucune déformation pupillâirê.

Une hernie indienne devient plus tard le siège de phénomènes qui varient, quand on l'ahandonne à elle-même. Tantôt elle se couvre de lymphe coagulahle, s'affaisse graduellement à mesure (pie l'inflammation se calme, et finit quelquefois par s'aplatir tellement qu'elle ne l'ait plus qu'une saillie presque imperceptihle au-dessus de la superficie de la cornée, issue heureuse qui survient surtout quand le staphylôme est d'un petit volume. Tantôt, stimulée sans cesse par l'action de l'air, du mucus, des larmes, et par le frottement des voiles palpéhraux , la tumeur se convertit en un champignon plus ou moins fongueux qui peut se recouvrir d'une fausse memhrane. Dans le staphylôme en grappe (staphyloma racemosum), des brides fibro-plastiques, entre-croisées, laissent saillir entre elles des lobules iridiens plus ou moins confluents, disposition à laquelle on a trouvé quelque analogie avec celle que présente une petite grappe de raisin noir.

C'est à tort qu'on a donné le nom de staphylômes de la cornée à des tumeurs dans lesquelles l'iris remplit le rôle principal. Les procidences de ce genre, anciennes et consolidées, sont tantôt formées par un segment d'iris borné par du tissu fibro-plastique (staphylômes iridiens) ; tantôt (staphylômes irido-cornéens) on trouve, en outre, dans leur composition, une portion plus ou moins considérable de cornée opaque qui est confondue avec la base de la tumeur, de telle sorte qu'il est presque toujours impossible de préciser les limites qui séparent la fausse cornée de la cornée véritable. Dans le staphylôme total ou complet, toute ou presque toute la cornée a été dévorée par la maladie, et l'iris, qui en occupe la place, est couvert parle tissu de cicatrice. Le staphylôme présente deux variétés le sphérique et le conique, distinction à laquelle l'école de Beer attache une grande importance et dont elle a, suivant nous, par trop généralisé la valeur. J'ai entendu Rosas professer que ces variétés ne différaient pas seulement par leur confio-uration, qu'elles différaient essentiellement par leur nature. Dans le staphylôme sphérique, suivant ce praticien, il nWe presque constamment qu'une lésion de l'iris et de la cornée ; les autres parties du globe sont sames | l'organe jouit de sa consistance naturelle. Un staphylôme conique, au contranf dénote une désorganisation profonde, la sclérotique étant alors distendue et violacée la choroïde et le corps ciliaire parfois protubérants, la rétine dégénérée et insensible à la stimulation de la lumière, le bulbe dur, douloureux, sillonne par desvaricosités. Le premier, suivant ce professeur, est en général occasionne par une cause locale, comme une lésion traumatique, une ophthalmo-blennorrhee, tandis que le second est lié à une diathèse scrofuleuse ou caremomateuse. INous croyons que la sphéricité et la conicilé de ces tumeurs sont plutôt liées aux conditions de résistance relative qui ont présidé à leur développement. La cataracte pyramidale, suivant Beer, est une complication assez fréquente du staphylôme conique , et, darts ce cas , la végétation piriformc de la cristalloïde forme corps

avec la tumeur. ...

Peu consistante au début, la masse morbide durcit a mesure que les fluides épanchés se changent en matières solides : on a vu des staphylômes aussi co-

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