CHAPITRE V. — MALADIES DE L'IRIS. Mi
mie do 0 millimètres environ, ayant été laite à la cornée, à une petite distance du limbe de cette tunique, on introduit dans la cavité de l'organe les ciseaux coudés, et l'on pratique dans l'iris une section perpendiculaire, autant que possible, à la direction des fibres à couper. Dans le second, la cornéeayant été divisée comme dans le mode opératoire qui précède, on engage à travers l'ouverture les ciseaux fermés et à plat. Dès que leur extrémité a atteint la pupille, qu'elle existe d'une manière complète ou incomplète , ou qu'elle soit oblitérée , on introduit par là dans la chambre postérieure la branche pointue des ciseaux, tandis que la lame boutonnée reste dans la chambre antérieure ; on continue à faire cheminer l'instrument jusqu'à la limite scléro-cornéale ; puis on ferme les ciseaux pour exécuter une première incision A B, qui intéresse toute l'épaisseur de l'iris, depuis son centre jusqu'à sa grande circonférence. Cela fait, on procède immédiatement à une seconde section A C, et l'on retire l'instrument.
Fig. 9.
La pupille artificielle revêt, d'après Maunoir, la forme d'un parallélogramme, lorsque le lambeau en V, qui est libre et flottant, s'est complètement rétracté de son sommet vers sa base , et que les lèvres de la section du sphincter, dont les fibres ont été coupées en travers, se sont éloignées l'une de l'autre.
Article 3. — Seconde méthode. — Iridectomie.
Cette méthode est sans contredit celle dont l'application promet l'issue la plus favorable. Deux procédés fixeront plus particulièrement notre attention : l' iridectomie par la ponction de la cornée, et Virideclomie par double lambeau. Ils suffisent dans toutes les circonstances qui militent pour l'exécution du mode de corémorphose qui nous occupe.
§ 1. —Iridectomie par la ponction de la cornée.
excision latérale externe. — Nous supposerons que, la cornée gauche étant obscurcie dans une grande partie de son étendue, et un petit reste de la pupille étant insuffisant pour l'accomplissement des fonctions visuelles, il s'agisse de frayer une route nouvelle à la lumière, en échancrant, en bas et en dehors, derrière la portion de la cornée demeurée saine, la pupille naturelle.
•ilL2 UVIU! 11. — MALADIES DU GLOBE OCULA1RK.
APPAREIL instrumenta L. — 11 se. compose : 1 " d'u n élévateur plein (pl. I, (ig, 3); 2° du couteau lancéolaire droit de Jaeger (pi: III, li^. 1) ; 3° des pinces ,i iridectomie droites du même professeur (pl. 111, fig. (i) et des ciseaux de (Cooper (pl. III, fig. 10). On sera encore muni d'une curette de Daviel et d'un crochet à iridodialyse (pl. III, fig. 2).
Le couteau- lance a subi quelques modifications de fantaisie que nous ne saurions approuver. Celui qui se trouve représenté sur nos planches est le vrai couteau lancéolaire de Jaeger, dessiné d'après un modèle que nous avons apporté de Vienne. Il a été vérifié par le professeur, de même que tous les instruments de cet éminent oculiste dont nous avons à parler dans cet ouvrage.
Destinées à saisir le fragment d'iris dont il s'agit d'effectuer la résection, les pinces doivent avoir une ténuité en harmonie avec un tel usage. Les faces internes des branches sont lisses et dans un rapport mutuel exact. L'une d'elles offre, à son extrémité, une très-petite arête conique, laquelle est reçue dans une mortaise qui existe sur le bout de la tige opposée.
manuel opératoire. — Le malade étant assis sur un tabouret, le chirugien s'établit, vis-à-vis de lui, sur un siège plus élevé de manière à dominer l'œil sur lequel il doit agir. La manœuvre se divise en deux temps. Dans le premier on ouvre la cornée; dans le second, on excise l'iris.
Fig. 10.
Premier temps.— L'aide, debout derrière le patient, applique horizontalement contre la nuque la face dorsale de sa main gauche et la partie correspondante du poignet. Il saisit, de la main droite, l'élévateur, avec lequel il refoule la paupière supérieure en haut, cet instrument ayant été glissé sous ce voile par l'opérateur. Le couteau sera tenu par ce dernier entre les trois premiers doigts de la main droite. On en présente la lance à la cornée, de telle sorte que le plat regarde la région diaphane, de cette membrane, la pointe étant dirigée vers la racine du nez, l'un des tranchants en haut et à droite, l'autre en bas