CHAPITRE V. — MALADIES DE l/lRIS
et à gauche. Les faces dorsales du petit doigt et de l'annulaire sont appuyées sur la joue et servent de support à la main. On abaisse la paupière inférieure avec la main gauche.
Le chirurgien imprime alors à ses trois premiers doigts un mouvement de retrait, semblable à celui que nous indiquerons en parlant du maniement du kératotome dans l'extraction, mouvement en vertu duquel l'extrémité de la lance, cheminant de haut en bas et de gauche à droite, descend en dehors du limbe cornéal ; puis, par un mouvement d'extension qu'on communique aux mêmes doigts, on pratique la ponction non sur le limbe cornéal lui-même, mais sur la sclérotique, à 1 millimètre environ, à 2 millimètres même du bord de la cornée et vis-à-vis de la languette pupillaire restée visible. En poussant peu à peu le couteau, comme pour aller placer l'une des faces de la lance audevant de l'iris, on arrive bien vite dans la chambre antérieure. Dès qu'elle y a pénétré, parallèlement à cette cloison, on continue à la faire cheminer dans la même direction jusqu'à ce que l'ouverture ait 5 ou 6 millimètres environ de longueur, puis on retire avec rapidité l'instrument, en suivant en sens inverse la voie qu'on vient de parcourir. Juge-t-on, dans cette phase de la manœuvre, que l'incision est trop petite, on pèse sur le tranchant inférieur du couteau pour prolonger la section en bas et donner à celle-ci la grandeur convenable.
*ïg. n. .
Deuxième temps.— Quelques instants de repos ayant été accordés au malade, l'aide élève de nouveau la paupière supérieure avec un ou deux doigts de la main gauche et déprime, en outre, le voile inférieur, avec l'autre main portée verticalement au-devant de la face du patient. Le chirurgien, qui a abandonné le couteau-lance, désormais inutile, confie à sa main droite les pinces citées plus haut et qui doivent être engagées entre la seconde phalange du pouce et la troisième de l'index, de telle sorte que ces doigts tombent perpendiculairement sur les branches. L'extrémité de celles-ci sera présentée à l'ouverture «le
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la cornée, la partie externe de l'une des brandis regardant en haut et à droite, et la partie externe de l'autre branche dirigé! en lias et à gauche, pendant que les pointes des trois derniers doigts s'appuient sur le côté correspondant de la face, l'avant-bras étant en, pronatiou. Mais avant d'approcher les pinces de l'organe, l'opérateur aura dû armer sa main gauche des ciseaux de Coopcr, dont l'un des anneaux recevra le pouce, l'autre l'annulaire, la pulpe de la denuére phalange de l'index soutenant l'instrument au point de jonction des deux lames. Celles-ci seront appliquées le long de la solution de continuité, ouvertes, prêtes à couper, et leur convexité répondant au globe; les ciseaux se dirigent alors obliquement de bas en haut et de gauche à droite, le pouce en haut, l'annulaire en bas, l'index sous le nez, le creux de la main en avant.
Puis, on introduit les pinces par le milieu de la plaie de la cornée, et dans l'espace laissé par l'écartement (des ciseaux, et on les conduit rapidement et fermées jusqu'au bord correspondant de la pupille ; la on les ouvre, faisant en sorte que leurs tiges s'éloignent l'une de l'autre aussi largement que possible; on les renferme ensuite, et le cône membraneux, entraîné au dehors, est excisé d'un seul coup, au niveau de la plaie kératique, sitôt qu'il a franchi l'ouverture. 11 ne faut jamais chercher à agir avec le bout des pinces; il suffit d ouvrir celles-ci et de comprimer très-légèrement l'iris, avec leurs branches, pour qu'une portion de ce diaphragme se place entre elles. Nous ne saunons trop msister sur ce principe, dont l'inobservation entraîne en pure perte la lacération de la membrane, et peut faire manquer l'opération. Quelques clurugiens remplacent cet instrument par le crochet à décollement, avec lequel ils attirent l'iris entre les lames des ciseaux. Nous considérons les pinces comme préférables , dans la généralité des cas; en se servant du crochet on risque beaucoup plus de déchirer le tissu de la cloison indienne et de blesser la
^ L'œil droit sera opéré suivant les mêmes principes, le couteau-lance et les pinces étant alors maniés de la main gauche.
Le second temps du manuel pourra subir une modification tres-ayantageuse, si l'on a à sa disposition un second aide familier avec les opérations de ce genre. On le chargera de l'excision de l'iris, dès que le faisceau de cette membrane saisi par les pinces, aura apparu au dehors. Il est mutile alors que 1 aide, pla
ni Le le malade, abaisse la paupière inférieure. Cette dernière sera deprunee p r le chirurgien lui-même, comme dans le premier temps de la manœuvre. Quant à l'aide chargé de la résection, il sera placé à a gauche du p^ et aura le soin d'avoir son instrument rapproché de l'œil et prêt a effectue, la résection, dès qu'il en recevra l'ordre.
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feta d'Angldcno rfMftMl - M pannières (page 484). U tahb 4-.ve,a lo ,o,L lo plu, absolu, son, astreint au régime des opl.thalnnes »,g»os ot soumis à des applications réfrigérantes.
nOAUQUKs.-L'ouverture de la cornée devra toujours ^f^ laf cette membrane qui correspond au côté de l'iris oit il s'agit d établir la fW Sa direction sera celle du limbe kératique.