CHAPITRE V. — MALADIES DE l'iIUS. 41 B
Il est un principe qui nous paraît capital et auquel nous ne saurions assez engager les chirurgiens à avoir égard. Dans le premier temps de l'opération, il ne faut jamais manœuvrer de telle sorte qu'une languette de cornée, quelque petite qu'elle puisse être, subsiste vers la périphérie scléroticale de l'incision. En venant se placer entre les pinces et la portion indienne qui doit être entraînée au dehors, cette languette contrarie la sortie de l'iris et s'oppose à ce qu'on en saisisse un fragment suffisant. C'est pour ce motif qu'il est de règle de ne point attaquer la cornée au delà de son limbe ou sur ce limbe lui-même; on doit y arriver par la sclérotique (page 17). Je suis persuadé que sur dix iridectomies laborieuses, neuf auraient été effectuées avec facilité, si la ponction de la cornée avait été conduite suivant les vrais principes de l'art. En se conformant à la manœuvre que nous avons indiquée, on s'oppose, en outre, à ce qu'un nouvel obscurcissement vienne nuire à la pupille artificielle, quand l'espace de la cornée, resté diaphane, est peu étendu. Nous avons dit que la section devait avoir une longueur de 5 ou 6 millimètres; un pareil orifice permet qu'on ouvre aisément les pinces dans la chambre antérieure, et favorise la sortie d'un fragment volumineux de l'iris. Une ligne de longueur indiquée par Beer est évidemment insuffisante ; ce n'est qu'en tiraillant les tissus qu'on entraîne la membrane par une perforation aussi exiguë. Il est indifférent, d'ailleurs, sous le rapport de l'inflammation traumatique comme sous celui de la guérison de la plaie, que celle-ci ait quelques millimètres de plus d'étendue.
Il arrive souvent, au moment où l'humeur aqueuse s'écoule, que l'iris se jette dans la solution de continuité et proémine au dehors. Cette hernie spontanée nous met à même d'effectuer une large résection et de terminer l'opération avec promptitude. On se gardera toutefois de la provoquer artificiellement, comme le faisait Gibson, par des pressions exercées sur le bulbe; le déchatonnement de la lentille pourrait être, entre autres accidents, le résultat de cette manœuvre grossière. On a conseillé , avec juste raison , de dégager le couteaulance brusquement, par un coup sec. Il suit de là que l'humeur aqueuse ne trouve pas une ouverture assez longtemps béante pour qu'elle puisse s'épancher au dehors; la chambre antérieure est conservée, condition éminemment propice au point de vue d'une libre progression des pinces jusqu'au limbe pupil-
laire.
L'opération terminée, la pupille apparaît offrant une étendue proportionnée aux dimensions du prolapsus excisé. L'hémorrhagie est, en général, peu abondante, et le sang s'écoule en très-grande partie par la plaie; une assez longue ouverture offre encore, à cet égard, des avantages. Quand la pupille n'est pas encombrée par ce fluide, le malade peut d'ordinaire distinguer immédiatement les grands objets. Il est de règle de ne procéder au pansement qu'après avoir sollicité l'élimination de la collection sanguine, en comprimant, à plusieurs prises, la lèvre scléroticale de la plaie, avec la curette, qui, au besoin même ourra être introduite avec précaution dans la chambre antérieure Toutes les fois qu'il vous sera permis de former une pupille artificielle par ;chancrure de la pupille naturelle, il faudra le faire. Si le limbe de l'orifice est tellement soudé à la cornée, la dilatalion devra porter sur le segment pu-
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pillaire libre d'adhérences. Les deux angles saillants qui résultent d. l'excision dune partie de la marge pupUlaire s'effacent,et de la réunion de la pupille artificielle avec la pupille naturelle provient une ouverture contmue (pu a une forme généralement ovalaire.
11 y aura lieu, dans quelques cas, de fixer l'œil avec la pique de Pamard , (pl I fig. 8) ou avec des pinces à dents de souris (pl. VI, Bg. 1) .pu saisiront, vers le grand angle, la conjonctive et le fascia sous-conjonctivat
accidents pendant et après L'orÉiuTioN.-Si l^n venait à faire la ponenon dans la région corncale destinée à correspondre à la perforation indienne, cet accident serait capable de compromettre le succès de l'acte opératoire, dans le cas surtout où il ne reste plus qu'une très-petite partie de la cornée qu, ,«,.1 susceptible d'être utilisée pour la corémorphose. La seule ressource a notre disposition, dans cette occurrence, est l'emploi d'une médication convenable,, pour que la cicatrice ait le moins d'étendue possible. L'accident est infiniment plus grave, si le couteau s'est fourvoyé dans le parenchyme de la membrane, fi sera d'ordinaire plus utile alors, lorsque les conditions où se trouve 1 organe le permettront, d'établir la pupille, soit immédiatement, soit plus tard, sur un point de l'iris différent de celui qui a été primitivement choisi.
La piqûre du voile iridien par la lance ne saurait, en général, avoir d inconvénients sérieux, puisque l'endroit blessé doit être compris dans 1 excision, importe toutefois d'éviter un tel accident qui peut donner lieu a la lésion de la capsule et à un écoulement de sang qui trouble l'aspect des parties sur les-
cas, l'instrument introduit pour accrocher l'iris en déchire le tissu et ne réussit pas à s'y fixer solidement. Cet accident, qui arrive su, t nt quand la substance de ce diaphragme a été modifiée par des inflammations antécédentes, ne survient jamais lorsque ce dernier est «un, et qu'on marne les ninces d'après le mode précédemment indique.
Tu pille a été faite trop petite, on devrait exciser un non,™ lambeau d'iris on ne saurait ass« s'attacher à éviter ces manœuvres mutilées, en ,v-
12 haut de prime-abord une portion suffisante de la membrane C est nomment quand des adhérences la retiennent dans le se,n du bulbe quon Zsé à la nécessité d'appliquer à plusieurs reprises tantôt les pmees, tantôt 1p rvorhet avant d'obtenir une ouverture assez grande.
ffier. que opération qui nous occupe soit en apparence for, grave , W-mdon émontre qne,;couvenablement exécutée, elle est, quau sentes d . . héniinité extrême Les principal accidents qu. peuvent la sunie sont I m Sln ÏÏobe, l4lusL de la pupille ^1^^ phatiqne ou sanguine, les synéchics, la cataracte. Cette de , , e ^ , constamment le résultat d'une lésion que les mst, umcnls ont ht sulm !
pareil lenticulaire. . , , difficultés
' L'application du procédé qui vient d'être déent est — * * ^
trés-sericuses quand la pupille est oblitéré* par des prodmt, plastiqu ■ eu outre, soudé l'iris et la cristallo.de anténeure, cas dans h ■ q. c U 1 fcia impossible d'entraîner au dehors une partie suffisante de ce dmpbrag.