CHAPITRE V. — MALADIES DE l/lIUS
malade que lorsqu'on est certain que la cristalloïde a été largement ouverte. Dans quelques circonstances;, cette lacération a été suffisamment effectuée par les tractions avec les pinces sur les adhérences postérieures; dans d'autres, et surtout en cas de doute, il convient de solliciter cette lacération avec le crochet.
I On attend alors que la cataracte disparaisse par l'absorption ; persisie-t-ellc à contrarier le passage des rayons lumineux, on la déprime ou on la broie par scléroticonyxis, ou bien encore l'on en pratique l'extraction par cette même
i voie, quand l'opacité se présente sous forme d'une toile membraneuse. (Voy. Cataractes secondaires.) Les cataractes, constatées après le décollement, ne pourront guère être extraites séance tenante; il faut exécuter la lacération de leur enveloppe, et attendre la résorption de l'obstacle, quitte plus tard à l'attaquer suivant les règles de l'art, si cette résorptiou n'a point eu lieu. L'existence d'une cataracte vérifiée avant l'opération se prête à l'une des trois combinaisons suivantes : 1° l'excision latérale, avec les détails de manœuvre précédemment énoncés ; 2° l'exécution du procédé modifié de Wenzel ; 3° l'opération faite en deux temps, c'est-à-dire celle de la pupille d'abord, et à une époque ultérieure, en cas d'absence de résorption, l'opération de la cataracte. Les tentatives en deux séances seront généralement préférées chez les malades dont les yeux sont enclins aux accidents phlegmasiques.
Nous avons dit (page 13)que, dans la pensée de quelques observateurs, l'humeur aqueuse était sécrétée par la lame indienne de la capsule de Descemet et par les procès ciliaires, tandis que le feuillet kératique de cette même capsule était chargé de l'absorption du fluide. Si l'on excise un fragment de l'iris, on supprime nécessairement une partie de la surface sécrétoire de ce diaphragme; j'ai entendu Rosas professer1 que l'inflammation, qui surgissait dans la région blessée, pouvait, en se propageant aux procès ciliaires les plus voisins de la solution de continuité contribuer à tarir partiellement l'autre source de l'humeur aqueuse. Il y a donc^tout lieu de croire que, dans le traitement des affections glaucomateuses, Piridectomie fonctionne en diminuant l'étranglement interne de l'organe, par l'amoindrissement de l'élément sécréteur de l'humeur aqueuse, tandis que l'élément absorbant conserve son intégrité. La paracentèse de la cornée (page 194) agit suivant le même mode, mais d'une manière moins efficace et moins durable, les conditions anatomiques des éléments intra-oculaires et le travail d'équilibre entre la sécrétion et l'absorption de l'humeur aqueuse n'éprouvant dans cette opération aucune modification radicale.
1 D'après ce professeur, si, par suite d'une destruction plus ou moins étendue de la cornée, dans les slaphylômes irido-cornéens, l'absorption de l'humeur aqueuse devient insul'lisame, tandis que la sécrétion de ce iluide conserve la plus grande partie de son activité par la persistance de l'intégrité des procès ciliaires, une hydrophthalmie se manifeste. Les succès de la ponction et de l'excision de quelques-unes de ces tumeurs, à leur base (p. 376), sont attribués par Rosas à la propagation de l'inflammation traumatique aux procès ciliaires. — Voir, pour plus de détails, mon Traité de chirurgie oculaire. Paris, 1844, p. 255.
.j32 U\m 11. — MALADIFS LU) GLOBE OCULAIRE .
Article 6. - Du déplacement de la pupille naturelle et de quelques autres
procédés opératoires.
Nous mentionnerons encore quelques autres modes opératoires dont l'avantage pratique nous paraît douteux ou nul, mais qui offrent un certain intérêt sous le rapport de la science de l'art.
Dans le cas où la pupille est libre ou n'adhère que dans quelques points ala cornée et où le centre de cette membrane est occupé par un leucome qui empêche les rayons lumineux de pénétrer au fond du bulbe, Adams a propose de pratiquer une petite ouverture dans la tunique cornéale, non loin de son limbe, et d'introduire par là des pinces déliées, avec lesquelles on accroche 1 ms qu on enclave dans la plaie kératique, afin qu'il y contracte adhérence. Le but de l'oculiste anglais, dans cette méthode que les auteurs désignent sous le nom de corectopie, corêparelkysis, déplacement de la pupille, distension forcée de la pupille (Guépin), est d'attirer sur le côté du leucome l'orifice pupillaire naturel pour qu'il se trouve placé derrière une portion translucide du miroir de lœil; on opère, vers l'angle interne, vers l'angle externe, ou sur tout autre point delà née, suivante l'opacité a respecté davantage l'une ou l'autre de ces diverses égion . On a encore harponné et emprisonné dans la plaie de la cornée le boid pilaire de l'iris, en le saisissant avec le crochet (Himly), avec la pmc - Lbe, etc. Ce procédé,quel qu'en ^tlemoded^tian.e.t .^etate .n^nients. La portion d'iris, que vous avez amenée aune procidence, peut rentrer e aior quand l'ouverture est cicatrisée, l'opération est réduite au néant; de plu v us avez souvent ajouté une taie nouvelle au leucome existant deja En Cp'olant que le fragment enclavé se soude, la pupille est étroite, irai lee Z^ZtîLnre, sous tous les rapports, à celle que vous obtenez par l'indécis Yiridésis, autre mode d'enclavement imaginé par le docteur ÇntcheU ' on nratiaue près du limbe kératique, avec une aiguille a large fer de lance, une ^uulante pour laisser passer ™?^>™^Z^ un fragment d'iris à égale distance de son bord pupillaire et de son h ord • ou quelquefois plus près de ce dernier, si l'on peut y parvenu; puis, œfraj ZTel étrein dans un nœud de soie, la ligature ayant ete ^posee d avan| ^1 delà pince-tube. Les deux chefs du ni soucoupes a -£~J» tance du morceau d'iris enclavé. Un nœud simple suffit. Si la paitie née 1^ attirée à l'intérieur, entraînant le iil dont eUe est ^ ivec des pinces et la membrane serait ramenée au dehors c est dans j ^ t que les deux chefs seront laissés assez
saillie au delà du fil s'affaisse, dit-on, avec ^^^^J retiré dès le second jour. Cette o,^on,^son^^^ peu vulnérante, a été mise plusieurs fois a exécution par lui mêm
« Annales iVoculislique, l. XL1J, p. 130 ; t. XLIV, p. I 2o.