CHAPITRE V. — MAI..WHKS DK l.'llUS. AXi
M. Bowman. On l'a également appliquée austaphylôme pel lucide de la cornée (pag. 342).
Dans les conditions morbides qui se qualifient pour l'exécution de la méthode d'Adams, Van Onsenoouît (d'Ulrecht), voulant éviter d 'altérer davantage encore la cornée, a proposé et paraît avoir heureusement pratiqué un procédé qui consiste à fendre la sclérotique et les membranes sous-jacentes, avec une aiguille à deux tranchants, pour engager dans l'œil un crochet délié, à l'aide duquel il va saisir l'iris qu'il enclave dans la plaie scléroticale.
A une époque où l'on cherchait à multiplier les indications de la myotomie de l'œil, Cimier conçut l'idée de la mettre à profit contre les lésions qui viennent d'être citées. En conseillant de créer ici un strabisme artificiel, l'oculiste belge a pour but de déplacer l'axe visuel et de ramener vers le centre de l'écartement palpébral la région cornéale restée diaphane; correspond-elle, par exemple, au grand angle de l'œil, il faut couper le droit interne, pour obtenir un strabisme divergent, tandis qu'on divise le droit externe, si le segment translucide est en dehors. L'auteur du procédé et quelques autres opérateurs paraissent avoir eu lieu de se louer de son application, dans des circonslances où, pour ma part, je n'aurais pas hésité à pratiquer l'iridectomie.
Autenrieth fut le premier qui proposa de former une pupille scléroticale^ dans les cas où un immense leucome rendait inexécutable l'établissement d'une pupille artificielle dans l'iris ; cette singulière opération a reçu le nom de sclérectomie. Il commençait par détacher un morceau de la conjonctive, près de la cornée et vers l'un ou l'autre angle, taillait avec un bistouri, dans la sclérotique et dans les membranes sous-jacentes, un lambeau triangulaire long de quelques lignes, excisait d'un coup de ciseaux la base du fragment adossée au limbe cornéal, rabattait la conjonctive sur l'orifice qu'il venait de produire et fermait l'œil. Il se flattait qu'une membranule transparente se développerait dans ce point, membranule à travers laquelle le malade pourrait jouir d'un certain degré de vue ; mais, trop confiant dans les ressources de la nature, il n'a jamais obtenu, ainsi qu'Ammon, Beer, Millier, Stilling, etc., que des tissus modulaires aussi opaques que la sclérotique elle-même. La kératoplastie et quelques autres expédients destinés à remédier aces mêmes dégénérescences ontdéjàété signalés à l'attention du lecteur.
L1YIIK II.
— MALADIFS DU GLOBE OCL'LAIKK.