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CHAPITRE VII. — MALADIES DU SYSTEME LENTICULAIRE

offrir, avant l'opération, aucune certitude. I. 'épreuve des phosphèneé (page 79) ne devra jamais être négligée.

La complication de la cataracte avec un degré avancé de glaucome (cataracte glaucomateu.se) est plus rare que la cataracte amaurotique. On a vu des cataractes déjà formées devenir glaucomaleuses à la suite de la cessation des menstrues, etc.; mais le plus souvent le glaucome débute avant l'affection lenticulaire. Les caractères qui résultent de l'association des deux maladies sont tellement tranchés, qu'il n'est guère possible de les méconnaître au premier coup d'oeil. La coloration de la cataracte est d'un vert sale ; le cristallin ramolli a acquis un volume considérable , touche à la pupille, s'avance même quelquefois dans la chambre antérieure ; l'ouverture pupillairc est dilatée, immobile, irrégulière ; la teinte de l'iris altérée, la conjonctive variqueuse, la sclérotique bleuâtre, souvent staphylomateuse, le corps ciliairc parfois protubérant, le globe dur et tendu. INous ajouterons à ces symptômes des élancements dans cet organe et dans la tête, des photopsics fréquentes, et toujours une cécité des plus complètes.

La cataracte peut être unie à un développement plus ou moins considérable de liquéfaction du corps vitré (synchysis). Elle est alors quelquefois branlante, condition à laquelle il faut associer l'iridodonésis et, le plus souvent, un état variable de flaccidité du bulbe visuel.

Les synéelhes postérieures, partielles ou totales, qui entrent dans la constitution des cataractes dites adhérentes, ont été déjà précédemment décrites (p. 384). Dans d'autres circonstances, infiniment plus rares, des adhérences anormales se sont établies entre la face postérieure de l'appareil lenticulaire et le corps vitré; cette complication ne peut être reconnue que dans l'opération.

Le rétrécissement permanent de l'orifice pupillaire n'indique pas toujours une synéchie postérieure; il peut encore dépendre d'un spasme de la pupille (page 390). Tel était le cas d'une femme cataractée dont parle Guérin (de Lyon) ; la pupille était immobile et resserrée, et comme la malade ne distinguait pas le jour de la nuit, le succès de l'opération fut regardé comme très-incertain. Le cristallin extrait présenta son volume ordinaire; son ablation fut épineuse, car la pupille ne se dilata que fort peu pour lui livrer passage. Cette ouverture reprit son premier état de rétrécissement après l'opération, ce qui n'empêcha pas la malade de voir tout aussi bien qu'à la suite des extractions les plus heureuses.

Les différentes espèces d'ophthalmies, les taies, les staphylômes, l'hydrophthalmie, etc., qui accompagnent quelquefois la cataracte, sont inconnaissables à leurs caractères ordinaires et ne doivent pas nous occuper ici.

Les opacités de l'appareil lenticulaire peuvent être confondues avec des productions plastiques organisées dans la pupille et connues sous le nom de cataractes fausses. Les traits qui les caractérisent ont été précédemment mentionnés (page 382).

A une époque, encore très-rapprochée de nous, oii nous étions privés des bienfaits de l'opblbalmoscope et de l'éclairage oblique, on discutait sur le dia gnostic différentiel de la cataracte et de l'amaurose. Le doute n'est plus permis a cet égard. Que de fois, par exemple, on croirait de prime-abord à une amblyo-

pie, si, secondé par ces précieux agents d'investigation , on ne découvrait des obscurcissements dans la lentille.

] a condition qui, le plus fréquemment, a fait prendre des amauroscs pour des cataractes commençantes, c'est qu'on rencontre souvent, demère l'ouverture nupillaire , chez des sujets non cataractes, un certain trouble qui dépend de la teinte ambrée que la lentille contracte dans un âge avancé de la vie taudis que Bccr , Jaeger père , etc. , en placent la cause principale dans la diminution et la décoloration du pigment du fond de l'œil Quoi qu il en soit, 1 état de la vision dans la cataracte. est, sauf quelques exceptions assez, rares, dans une certaine proportion avec le degré de l'opacité ; plus celle-ci augmente et p us la vue s'affaiblit. Dans l'amaurose, au contraire, l'obscurcissement peut être léger, et le malade aveugle. Àu début de la cataracte , les objets sont vus dans leurs formes naturelles, mais couverts d'un brouillard qui les pâlit et les décolore. ( C î«yopie amaurotique, le malade est plutôt sujet à desillusions de toute sorte • méropie, métamorphopsie , scotomes étincelants, etc.

Nous signalerons encore un mode d'exploration différentielle qu on attribue généralement au professeur Sanson, mais dont la priorité appart.cn a M I ur- I n ou l'a fai connaître dès 4823. Si l'on présente la lumière une bougie 1^ e non cataracte et dont la pupille est dilatée par l'effet d'une amauo par l'influence d'un agent mydriatique ou par une obscurité suffisante a flamme fournit trois images : la plus antérieure, qui est la plus nette, «t droite Ta plus profonde est droite également; la moyenne est renversée J C la o née qui donne l'image antérieure; l'image droite postérieure est reflétée p la face antérieure du cristallin; l'image moyenne celle qui ef mw'ée, émane de la face postérieure de la lentille Les trois , iriuto nulles, on peut, a-t-on dit, conclure à la présence d'une amau- ,

"P n'V eTr- 1- 1 qu'une seule, l'antérieure , il y a lieu de se prononcer pour une — 1 au , d'ailleurs une certaine habitude pour la constatation es To s Tum're ■ la mo enne et la profonde surtout , étant plus pâles que 1 an clio» Itères ia • ^ntreP. L'examen aura lieu dans une chambre T'6' T t lt It dû " au préalable , artificiellement dilatée. Sanson S^^Î^, W - on laisse la lumièreimmobi, iT-d^t de l'oeil, au niveau de son ^^^T^Z

supérieure et interne qui resterait libre en dernier lieu.

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