‹ Traité théorique et pratique des maladies des yeux [electronic resource]Chapitre 256 sur 501 · CIIAP1TKK VII. — MALADIES DU SYSTEME LENTICULAIRE · texte numérisé non relu

CIIAP1TKK VII. — MALADIES DU SYSTEME LENTICULAIRE

yitré 110 portait au succès aucun préjudice, le vide qui en résultait étant rempli par l'humeur aqueuse; on a même soutenu que cet écoulement, quand il était léger, était plus utile que nuisible. Telle n'est pas l'opinion de Rosas, qui pense que la vision n'est pas aussi nette après cet accident que dans les cas où le corps vitré conserve toute son intégrité; d'après le même oculiste, le malade devenant alors plus presbyte aura besoin de verres plus convexes; après s'être servi de numéros très-forts, l'opéré sera contraint parla faiblesse de vue que l'âge amène avec lui d'avoir recours à d'autres numéros de plus en plus rapprochés de l'unité ; un temps arrivera où il ne trouvera plus de lunettes qui puissent s'adapter à l'état de sa vision. Maunoir admet que l'écoulement partiel de l'humeur vitrée est susceptible de détériorer la vue, en ravissant à la rétine son appui nécessaire ; peut-être même, ajoutc-t-il, se plisse-t-ellc quelquefois, ou au moins, perd-elle sa courbe naturelle. Il est évident que des désordres de ce genre ne sauraient avoir trait qu'à une perte de près de la moitié du corps vitré. J'ai rencontré des sujets chez lesquels l'effusion pouvait être évaluée au tiers environ de l'humeur hyaloïdienne et qui voyaient bien. Les myopes, loutes choses égales d'ailleurs, auront moins à souffrir d'un tel accident.

On a avancé que l'écoulement d'une portion de l'humeur "vitrée était trèspropre à prévenir une cataracte secondaire. En admettant même le bénéfice invoqué, il faudrait se bien garder de se livrer à quelque tentative pour solliciter l'évacuation partielle du fluide; comme il serait difficile de la maîtriser, elle pourrait être par trop considérable.

On a remarqué que la cornée se réunissait avec plus de lenteur, quand il y avait eu écoulement de l'humeur vitrée, phénomène qui a été attribué à l'interposition probable de la tunique hyaloïdienne entre les lèvres de la solution de continuité. 11 en résulte aussi que la cicatrice est plus étendue que dans les conditions habituelles. Toutes les fois que l'extraction a été accompagnée d'une issue de l'humeur vitrée, la pupille reste déformée, par l'adhérence de l'iris à l'hyaloïde, dans l'endroit de l'écoulement. Celui-ci s'est-il effectué en deux points, la pupille peut devenir ovalaire.

Dépression de la cataracte . —Dans cet accident, la cataracte s'abaisse plus ou moins derrière l'iris, après la formation du lambeau, au lieu de venir s'arc-bouter contre la portion pupillaire de ce diaphragme. Cette dépression est susceptible de s'effectuer pendant l'incision de la cristalloïdc antérieure ; il ne faudra pas perdre de vue, pour la prévenir, la manœuvre qui a été indiquée eu égard à la section de ce feuillet. L'accident a encore été parfois attribué à un certain état de ramollissement du corps vitré ; l'effusion d'une certaine quantité de cette humeur nous paraît sa cause la plus commune. M. Pamard fait observer avec raison que la cataracte doit sortir avec lenteur; il faut que la pression qu'exerce le chirurgien soit très-modérée, afin d'éviter la rupture de l'hyaloïde, car, une fois que le corps vitré est ouvert, il perd cette élasticité, caractère de tous les corps spongieux entourés d'une enveloppe continue ; comme le cristallin est dépourvu d'un point d'appui résistant, la compression ne peut le dégager au dehors. M. Pamard insiste sur la faute grave, que commettent quelques chirurgiens, de tenter de faire sortir la cataracte par la compression , lorsque la

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déperdition d'une portion de l'humeur vitrée annonce la rupture de l'hyaloïde.

L'une des conséquences de celte manœuvre peut être la dépression qui nous

occupe.

Un point capital, dans l'espèce , et sans lequel le dégagement du cristallin serait souvent impraticable, consiste, pendant qu'on y procède, à soutenir lu portion inférieure de l'œil avec un doigt qu'on applique sur la paupière correspondante. La curette, dont l'action devient analogue à celle du levier obstétrical, a parfois conduit au but désiré. Un crochet me paraît devoir être préféré. Pendant qu'un aide soutient la paupière supérieure, on engage derrière la cornée l'instrument, dont la pointe est tournée en haut; cette dernière est portée ni bas, dès qu'on a gagné lapupjlle; on la fait glisser enlîn vers la face postérieure de la lentille, qu'on harponne vers sa région centrale, pour l'entraîner au dehors, tandis que la main, chargée de la paupière inférieure, refoule, de bas en haut' le corps morbide. En se servant du crochet à recouvrement (pl. 111, fig. : comme le conseille M. Pamard, on rend la manœuvre plus sûre et moins vulnérante. On l'introduit fermé dans la pupille et on le porte ensuite derrière le cristallin ; là, on rend le crochet libre, en retirant la tige qui forme le recouvrement. Le corps morbide ayant été saisi par le crochet, on lâche la branche à recouvrement; la cataracte, ainsi fixée, est d'ordinaire facilement extraite.

Accidents spasmodiques.— Lorsqu'on s'aperçoit, pendant l'incision de la cornée que les muscles oculaires sont en proie à un état de spasme immodéré, il est prudent de ne pas achever du premier coup la taille du lambeau. Comme dans le procédé d'Alexandre (de Londres), dont il sera question bientôt, on retire le kératotome, dès qu'il n'y a plus qu'une dernière bride médiane a mciser et ce n'est que secondairement qu'on la coupe avec un couteau boutonne. S'il survenait des vomissements , une syncope ou d'autres phénomènes spasmodiques à lasuite delà section de la cornée, on devrait fermer l'œil avec som, transporter le patient au lit, lui administrer les secours que sa position reclame, et ne reprendre l'opération, le malade étant couché, qu'après la cessation des

accidents après Ïovi^nox.-Ophthalmies externe et interne.-* la réaction nui succède à l'extraction ne se borne pas à produire entre les lèvres de la plaie un mouvement purement adhésif, elle peut occasionner des accidents inflammatoires très-souvent funestes. La conjonctivite , complication fort commune . offre généralement une grande bénignité, mais peut durer longtemps ; nous 1 avons vue se perpétuer durant plusieurs semaines Dans d'autres cas, la conjonctive est vivement phlogosée, au point de revêtir les caractères de la conjonctive

TaTornéeXient-elle le siège d'un travail suppuratif dans le teajel M cision, les lèvres de celle-ci blanchissent, s'infiltrent, se gonflent, d ou un e n chement incessant de l'humeur aqueuse et une grande predispos.tion a lap o cidence de l'iris. Bien que l'iritis soit plus partieuhercment le partie de opérations à l'aiguille, elle peut surgir cependant après 1 extracuon et se m trer alors avec les douleurs nocturnes pathognomomques et les autres syn P tûmes déjà notés des phlegmasics indiennes. Les désordres crées par les milan.

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