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CHAPITRE VII. — MALADIFS DU SYSTEME LENTICUI.AIUE

gloire d'avoir enseignée le premier. Faisant glisser alors sons le segmen t cprncal la gaine du kystitome motionné page 523, il en conduisait l'extrémité la pupille, poussait le bouton pour dégager la lance, irisait la capsule, faisait rentrer le dard qui ne pouvait ainsi, ni à son entrée ni à sa sortie, blesser le glppej I ablation du kystitome ne tardait pas à être suivie de l'expulsion de la lentille.

Décrire ici les procédés de Carangeol, de Poyct, de Tenon, etc., serait entrer dans des développements peu dignes d'être confiés à la mémoire; le lecteur peut consulter sur la plupart d'entre eux le Cours d'opérations sur la chirurgie dos yeux de Pellier, où ils sont exposés avec détails. Parmi les oculistes qui con. bibuèrent le plus à perfectionner la kératotomie inférieure, et l'extraction en général, il faut citer Barth, Richter et Beer qui parvinrent à accréditer dans la pratique les couteaux le mieux appropriés à la formation du lambeau corncal. Les moyens d'obvier à la mobilité du globe, durant la manœuvre, ont beaucoup aussi occupé les bommes de Fart. Béranger tendait à ce but à l'aide d'une érigne double, qu'il implantait dans la conjonctive, au-dessous de la cornée transparente. En 1765, Pierre Pamard présenta la pique à l'Académie, de chirurgie. Paimpelt, praticien de Dresde, fit souder le trèfle de l'oculiste d'Avignon à un dé à coudre, attribuant à cet opbtbalmostat l'avantage qu'on peut, en s'en servant, abaisser la paupière inférieure. En 1784, Demours a fait connaître un instrument qui présente, au lieu d'un dé, deux brandies longues de 45 millimètres et légèrement concaves en dedans, pour qu'elles puissent s'adapter aux parties latérales de l'index, les faces palmaire et dorsale de ce doigt restant libres; ces deux branches se recourbent et se confondent dans la portion de l'appareil qui, pourvue du dard d'un côté, doit embrasser de l'autre l'extrémité de l'indicateur. C'est dans la cornée, et vers l'extrémité interne de son diamètre transversal, que Demours engageait la pique de son ophthalmostat.

On a préconisé quelques instruments destinés à tenir à la fois lieu d'ophlhalmostat et de kératotome. L'instrument de Guérin (de ;Bordeaux) offre une boite ou châsse métallique, dont la plaque supérieure peut glisser le long de deux rainures latérales, ce qui donne la facilité d'ouvrir l'appareil pour le nettoyer. Cette plaque est munie d'une bascule destinée, par son extrémité antérieure ou bec, à retenir, quand l'instrument est armé, la tige qui soutient la lame ; soudé à angle droit à la bascule, ce bec traverse un trou dont est percée la partie correspondante de la plaque mobile. La plaque inférieure se prolonge de 2 centimètres au delà du corps de la châsse, et un anneau s'y lixc à angle droit; cet anneau est concave du côté qui doit recevoir la cornée, et l'onglet dont il est pourvu, et qui s'adapte au grand angle, empêche que les parties situées dans cette région ne soient blessées par la pointe de la lame. Celle-ci est triangulaire, en forme de flamme ; la tige cpii la supporte, coudée dans sa portion antérieure, est soumise, dans l'intérieur de la boite, à l'action d'un ressort qui, en se. débandant, fait cheminer la lame d'un côté à l'autre. Pour se servir de cet appareil, que son auteur présenta à l'Académie de chirurgie en 1786, il faut d'abord l'armer, c'est-à-dire appuyer sur l'extrémité postérieure de la bascule, puis porter le couteau en dehors de l'aire de l'anneau; la lame

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sera maintenue immobile dans cette position par l'échappement de la bascule qu'on abandonne à elle-même. Le chirurgien présente Panneau à la cornée, de telle sorte qu'elle s'y engage entièrement ; l'instrument est alors tenu horizontalement, d'avant en arrière. Dès que le bout de l'indicateur presse sur la bascule, le bec de celle-ci se lève, le ressort se débande, la lamé s'échappe pour se porter vers son point de repos, etlamoitié inférieure de la cornée est ouverte d'un seul trait et en un instant indivisible, du petit au grand angle. Le couteau à ressort de Dumont est construit d'après les mêmes vues que celui de Guérin (de Bordeaux), dont il diffère en ce que l'anneau et le corps de l'instrument se trouvent sur la même ligne. Comme on place la châsse vers l'angle externe de l'œil, le cbirurgien a l'avantage de prendre un point d'appui sur la tempe du malade, ce qui ne saurait avoir lieu avec l'autre appareil. L'instrument de Guérin (de Lyon) est une sorte de pince ou de tenaille composée de deux tiges, dont l'une présente à son extrémité libre un dard, et l'autre un couteau triangulaire. L'appareil ayant été porté vers l'œil, les deux branches écartées et appliquées verticalement contre la joue, on implante dans la cornée, très-près de son limbe et à une hauteur convenable, la pique d'un côté, et au côté opposé la pointe dukéralotome ; lelambeau est taillé, aussitôt que la lame a rejoint le dard. Ces instruments sont généralement exclus de la pratique chirurgicale. On leur a reproché d'ex, poser à des désordres parle plus petit changement de position de. la machine; ils ont parfois provoqué l'évacuation de l'humeur vitrée, sous la double influence de la compression exercée sur le bulbe et de contractions spasmodiques que la violence de la commotion faisait naître dans les muscles de cet organe. On ne peut nier cependant que ces ingénieux appareils, très-dangereux dans des mains peu habituées à les manier, n'aient procuré de fort belles cures. Marc- Antoine Petit fait un éloge pompeux de l'instrument de Guérin (de Bordeaux), après l'avoir appliqué nombre de fois sur le vivant avec succès.

Les premiers qui proposèrent les couteaux- aiguilles paraissent être Petit et Pallucci l. Ces appareils, qui ont été modifiés de différentes manières par Blasius(deHalle),M. Reybard (de Lyon) et d'autres oculistes, offrent une aiguille destinée à effectuer en premier lieu Ja ponction de la cornée, l'incision de la capsule, puis la contre-ponction kératique; un kératotome taille ensuite le lambeau en glissant le long de la tige métallique, à la faveur d'une rainure établie sur le dos ou sur l'une des faces du couteau. Voici les principaux avantages que M. Grand-Boulogne attribuait jadis à son couteau-aiguille, dont il a fini par abandonner l'emploi, d'après ce qu'il m'a dit lui-même; des données à peu près identiques ont été fournies par les auteurs d'instruments de ce genre. 1° Quels que soient lesmouvements du globe, l'humeur aqueuse ne s'épanche pas trop tôt au dehors, et ainsi se trouve évitée la blessure de l'iris, qui a sa principale cause dans l'écoulement prématuré de ce fluide; 2° la réunion de la section de la cristalloïde antérieure au premier temps de l'opération abrège et simplifie le manuel; 3° la contre-ponction ayant été pratiquée par le conducteur, le globe

i Weniel, Manuel de Voadiste, ou Dictionnaire ophlluilmologiquc. Paris, 1808, l. I, p. C1 .

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