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CHAPITRE VII. — MALADIES DU SYSTÈME LENTICULAIRE

atteints de cette infirmité qu'en une période plus avancée de la vie. Les documents que nous a fournis le professeur d'Ammon ne nous donnent-ils pas la clef de ce phénomène? Le docteur Hubch nous a dit qu'il avait vu opérer à Naples un sujet âgé de 18 ans, et affecté d'une double cataracte congénitale. Ses yeux offraient une atrophie qu'ils perdirent en très-grande partie, après avoir été rendus à la lumière.

Article 6. — Cataractes secondaires.

On donne le nom de cataracte secondaire à toute opacité qui vient de nouveau contrarier le passage des rayons lumineux, à la suite d'une opération de cataracte, que cette opacité masque en partie ou obstrue complètement la pupille. Aucune méthode, aucun procédé ne mettent à l'abri de cet accident consécutif, qui peut avoir pour source quelque élément du système lenticulaire ou une production de formation nouvelle.

Les cataractes secondaires sont lenticulaires, capsulaires, capsulo-lenticulaires, fausses ou mixtes.

1° Cataractes lenticulaires secondaires. — II y a. cataracte lenticulaire secondaire, quand un cristallin opaque est remonté dans la pupille, plus ou moins longtemps après avoir été abaissé. Il en est de même d'un noyau, de fragments déprimés dans une opération de broiement, et qui viennent envahir de nouveau le champ pupillaire.

2° Cataractes capsulaires secondaires. — A la suite de l'abaissement, lâcataracte capsulaire secondaire résulte fort souvent de l'opacité du disque antérieur de la membrane cristalline, soit qu'ayant échappé à la vue du chirurgien, pendant la manœuvre, il n'ait point été éloigné ou ne l'ait été qu'imparfaitement du champ pupillaire, soit que plus tard ses lambeaux se soient ressoudés entre eux. Trèsfréquemment des opacités consécutives de ce genre ont été prises pour des cristallins remontés dans la pupille ; Bénomont, en 1722, A. Benevoli, en 1740, et Hoin (de Dijon), en 1753, paraissent avoir été les premiers qui attirèrent l'attention des hommes de l'art sur ce point de diagnostic différentiel. M. Mackenzie avance que, bien que la capsule soit rarement détournée avec le cristallin de l'axe de la vision, dans le déplacement, il est rare néanmoins qu'il soit suivi d'une cataracte capsulaire secondaire, tandis qu'elle est fort commune après l'extraction, et surtout après le broiement. Le résultat de mes observations, en ce qui concerne l'extraction, est diamétralement opposé à celui de cet éminent oculiste. Le kystitome, d'ailleurs, ne fait-il pas, dans l'espèce, une large brèche à la cristalloïde antérieure, et cette perforation n'est-elle pas encore agrandie par le passage du corps opaque. Dans la manœuvre de la discision de la capsule, fait-on sur cette dernière quelques incisions écourtées, au lieu de l'attaquer largement, comme le professe Jaeger, on court grand risque, si la lentille arrive à se résorber, de voir ce travail suivi d'un obscurcissement capsulaire secondaire.

Il y a lieu de songer à la localisation de l'opacité dans la Cristalloïde antérieure, quand la pupille est occupée par une softt? de toile, blatlche ou grisâtre,

que nous voyons souvent garnie de points ou de plaques formés par le pigment de l'uvéc. Ce voile est assez habituellement percé de trous, de déchirures, lacunes d'aspect variable, et à travers lesquelles on distingue le fond de l'œil. Bien que l'obslaclc puisse exister, dans la chambre postérieure, libre de connexions avec , le bord pupillairc de l'iris, il adhère le plus communément à ce bord devenu plus ou moins anguleux dans la région des brides. Dans quelques cas, l'opacité se présente sous forme de lambeaux, qui semblent tenir par leurs racines aui procès ciliaires, tandis que leur sommet;dentelé, arrondi, etc., flotte dans l'humeur aqueuse. Nous croyons que la capsule postérieure est peu sujette à être envahie seule par ces obscurcissements consécutifs (cataracte secondaire postéro-capsulaire). Toutefois, comme il est rare que ces derniers soient constitués uniquement par un état pathologiqne de l'enveloppe cristalline, comme des produits plastiques plus ou moins étendus, plus ou moins épais , entrent le plus souvent dans leur composition, ils peuvent servir de liens entre les débris du feuillet antérieur, et ceux du feuillet postérieur du sac capsulaire, d'où une sorte de cataracte secondaire de la nature des opacités siliqueuses. Quant à la source de ces diverses conditions morbides dans une inflammation de la capsule, nous considérons son admission comme peu enharmonie avec les données actuelles de la pathologie ophthalmique. Son explication la plus plausible nous paraît un marasme, par défaut de nutrition, des vestiges de la membrane, rendus d'ailleurs plus ou moins volumineux, plus ou moins compacts, plus ou moins adhérents par des productions plastiques émanées des tissus limitrophes.

3° Cataractes capsulo-lenticulaires secondaires.— -Elles sont constituées par une capsule opaque, et par des débris, de dimensions variables, du cristallin. Le broiement et la discision de la capsule peuvent entraîner cette conséquence par un mécanisme d'une interprétation facile. Chose semblable est susceptible d'arriver après l'extraction, quand le corps morbide a été incomplètement dégagé de l'œil. Il est digne de remarque que lorsqu'on ravit le cristallin au sac qui le contient, on laisse parfois dans ce dernier quelques portions molles, transparentes, qui formaient la couche externe de la lentille, et que le plus léger frottement a facilement séparées. La pupille reprend alors son éclat. Si ces débris ne se résorbent- pas, ils se concrètent, se durcissent dans l'intérieur de la poche capsulaire, où ils donnent lieu de nouveau a une vraie cataracte, qui a été justement appelée cataracte par concrétion de la couche externe du cristallin. La condition qui vient d'être signalée avait fait croire a la reproduction du cristallin, par voie d'exhalation, 'après qu'il a été extrait et a son opacité nouvelle, opinion professée par Cocteau, par Henry Day, par Majei de Bonn et par un bon nombre d'autres observateurs 1 . Mais il y a lieu de penseï que ce qui a été pris pour un cristallin nouveau n'était autre chose que 1 ancien imparfaitement extrait.

» Des opérés de cataracte se trouvent après quelques mois dans la nécessité de changer de lunettes pour en adopter de plus faibles. Ils sont étourd.s après \ verres qui jusque-là leur avaient été d'un puissant secours, et prêtèrent se l'œil nu , bien que leur vue soit confuse. Ce-fait , qui est relativement une excep , paraît, d'après M. Desmarres, devoir être rapporté a la reproduction du cnstaii .

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