‹ Traité théorique et pratique des maladies des yeux [electronic resource]Chapitre 287 sur 501 · CHAPITRE IX. — MALADIES DE LA CHOROÏDE ET DE LA RETINE · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX. — MALADIES DE LA CHOROÏDE ET DE LA RETINE

facile dès lors. Si les objets étaient distingués simples quand le sujet les fixait avec les deux yeux, et sans que l'un d'eux fût armé d'un verre, c'est que la puissance visuelle du globe normal anéantissait et absorbait pour ainsi dire la faible perception de l'œil afl'ecté. Venait-on à accroître celle-ci par un appareil ayant la faculté de remédier au double désavantage de la corectopie et de la soustraction de la lentille, l'image était sentie trop vivement pour qu'elle pût être effacée parla capacité visuelle de l'œil gauche; une diplopiese produisait à cause du manque de parallélisme des axes optiques.

Rien n'est rare, dans le cortège symptomatique de l'amaurose, comme la diplopie uni-oculaire, qui consiste à voir un objet double, quand l'un des yeux est soustrait à la lumière. On a même nié la possibilité de cette variété diplopique, considérée comme émanation d'une lésion rétinienne. Tel est le sentiment du docteur Szokalski, qui n'attribue cette anomalie qu'à un dérangement de l'appareil réfringent, dérangement en vertu duquel les rayons lumineux forment sur la rétine deux foyers dictincts, au lieu de converger en un seul foyer. C'est ainsi qu'on a constaté la vue double monoculaire, dans quelques cas de luxation de la lentille, dans ceux d'érosions transparentes de la cornée, dans le staphylôme pellucide de cette membrane, circonstances dans lesquelles les objets peuvent même être aperçus triples, quadruples, etc. D'autres auteurs ont cru devoir admettre une diplopie monoculaire purement rétinienne, c'est-à-dire, étant le résultat d'une condition inhérente à la membrane sensitive. Il reste à savoir s'il nous est toujours donné d'apprécier exactement les modifications susceptibles de se manifester dans les différentes pièces réfringentes du bulbe. S'il s'agissait surtout d'une diplopie de ce genre, associée à une amaurose d'origine traumatique, il y aurait de grandes probabilités, dans notre pensée, pour que ce cas rentrât dans la théorie formulée par M. Szokalski.

Bien que la question qui nous occupe soit encore loin d'être résolue définitivement, l'existence d'une diplopie uni-oculaire rétinienne me semble démontrée par des faits que j'ai relatés dans mon Traité de V Amaurose K M. Decondé invoque le soulèvement d'une portion de la membrane sensitive, sous l'influence d'une congestion, d'une tumeur, d'un désordre quelconque, soulèvement agissant dans le sens de l'intersection qui sépare un miroir à deux facettes.

Métamorphopsie. — Ce phénomène, que Sauvages appelle berlue de métamorphose, consiste dans le changement apparent de la configuration des objets. J'ai vu des gens pour lesquels les individus qu'ils rencontraient dans les rues paraissaient bossus ou penchés dans un sens ou dans un autre; j'en ai connu pour qui une assiette ronde semblait ovale, les lignes droites avaieat l'air d'être inclinées, brisées ou ondulées (page 77). Le renversement apparent des objets est chose plus rare.

Méropie ou vision partielle. - L'observation clinique démontre que l'amaurose peut être bornée à une portion de l'organe visuel. L'hémiopic ou hémiopsie (vkus dtmidiatus, amaurosis dimidiata) dérive d'une anesthésie répondant au nez a la tempe, au front ou à la joue ; le t*y. interruptus de ce même désordre mor-

' Ch. Deval, Inr. cil., p. r,7.

uvnrc ht — maladies nu globe oculaire.

bide existant vers le centre rétinien, le visus circumseriplus de la diminution d'étendue de ta vision excéntriquê. Là myôdésûpsie ne sèmble-trelle pas souvefii dénoter des paralysies, disséminées ç.à et là, dans la membrane sensitive de l'œil ?

La rétine est-elle frappée d'inertie du côté du nez, un objel obliquement otrerlll'œilducôtédclaleinpe(piilui correspond n'est point aperçu il ne l'est pas situé du cèle du nez, si la rétine est atteinte de paralysie en dehors. Dans l'amaurose centrale, un corps placé vis-à-vis du globe n'est pas distingué dans la portion qui correspond au centre de la cornée.

Dans quelques cas, l'altération est localisée franchement dans une région seule de la membrane sensitive, le reste percevant les images avec la plus grande netteté. Dans d'autres, la paralysie existe à des degrés inégaux, de telle sorte qu'un corps n'est pas vu, présenté à l'œil dans un sens, tandis quil est vu, mais d'une manière plus ou moins confuse, s'il est offert dans une autre position à l'organe.

La lésion, quel que soit son type, est susceptible d'attaquer un œil ou les deux veux Parfois les deux moitiés internes ou les deux moitiés externes des rétines sont simultanément en vaines, phénomène qui a servi d'argument à l'appui de l'admission d'une semi-décussation des nerfs optiques; on a observe des cas ou la moitié interne de l'une et la moitié externe de l'autre étaient insensibles ou devenaient moins sensibles à la lumière. Dans d'autres, une paralysie, totale au . début chérit imparfaitement et se convertit en une amaurose partielle. Dans quelques-uns, une paralysie partielle a fini par dégénérer en une paralysie

Dans Famaurose. centrale, j'ai remarqué que les malades voyaient mieux a un demi-iour qu'à une lumière éclatante, la pupillese dilatant dans le premier cas eUémasquant des régions saines de la rétine. J'ai observé cette particularité irdl des amauroses à allure torpide. Quand la maladie est un, >a,ra, il en résulte parfois du strabisme, le strabisme optique de M. J. Guénn. « Qu yZ visuel ou optique, dit-il, soit fermé dans l'un de ses points au passage de la

"l'œil modifié; ne pouvant plus recevoir l'image de l'objet dansla position ou l'œil normal le perçoit, en cherchera une qui permettra a la hume e ïZ2 directement. » îe puis citer des rechutes de strabisme survenues a a suite de la ténotomie, et qui n'ont été constituées que par les besoin de la v,

on caie primitive de il déviation, d'où le principe, avant de procéder a une des'enquérir, avec l'ophthalmoscope, des contons du fond

prison de l—e partielle s'établit d'une manière

surgit! dans certains cas, et s'évanouit avec rapidité. ^^^fj

obscure devient graduellement moins noire, passe au g*. ««^^f^

offre enfin une teinte nébuleuse qui, analogue à une ^J*^*^.

paraître. J'ai vu des amauroses partielles se perpétuer sans

d'autres parvenaient à un degré d'amendement auquel ^^^L

tiveinent! J'en ai observé dans lesquelles toute ^amélioration obtenue con

dans la diminution de la portion obscure, non en intensité, ma,, en ! tendue.

Page 1