CHAPITRE IX. MALADIES DE LA CHOROÏDE ET DE LA RETINE. (iJ.'J
sa vision. La détermination du manque de perception centrale (visus inter- ' ruptus), et du défaut de cette même faculté sur l'une ou l'autre partie latérale du champ visuel (visus dimidialus) pourra encore être pratiquée avec ces appareils.
Amauroses sthénique et asthénique. De Vamaurose nerveuse. — Une classiiicasion importante des affections amaurotiques consiste à les diviser en sthéniques, hypéréiniques ou congestives, et en asthéniques, adynamiques ou torpides. Au point de vue du traitement surtout, cette distinction est capitale. Nous ne saurions assez insister sur une erreur si répandue, qu'une amaurose est une paralysie, dont les stimulants seuls peuvent triompher. S'il est des cas où ils sont impérieusement indiqués, il en est d'autres où ils sont éminemment nuisibles. L'une des causes principales des insuccès réside dans l'inobservation de ces principes.
Il y a, dans l'amaurose par sthénie, congestion franche ou sourde, vers le cerveau ou vers l'œil, fluxion active ou concentration sanguine passive vers l'organe affecté, plénitude vasculaire qui, en engendrant une compression mécanique sur l'élément nerveux chargé de l'acte de la vision, doit nécessairement troubler cette fonction. Dans beaucoup de cas, en outre, une phlegmasie de la membrane sensitive ou des tissus limitrophes crée des matériaux morbides qui contribuent à contrarier l'impression que produit le contact de la lumière. L'amaurose par asthénie, au contraire, est caractérisée par un état de faiblesse, d'inertie, de langueur de l'appareil sensitif spécial de l'œil, état associé à toute absence appréciable de polyémie cérébro-oculaire.
L'amaurose asthénique peut succéder à l'amaurose congestive, après que celle-ci a duré pendant un laps de temps généralement long. La forme paralytique s'établit dans d'autres cas, d'emblée, et, d'ordinaire alors, sous l'empire d'influences qui n'agissent pas sur l'œil seul, mais sévissent, par défaut de stimulus, sur le corps tout entier. Nous signalerons la décrépitude, l'état chloroanémique de la constitution, l'action prolongée du mercure, l'épuisement par des pertes des liquides de l'économie, par des diarrhées colliquatives, par une maladie de longue durée, parla misère et l'abstinence, etc.
Une amaurose qui s'est longtemps perpétuée peut se transformer, c'est-à-dire aboutir à des désordres de tout genre : c'est ce qu-'on a appelé amaurose organique. Parfois encore celle-ci est primitive, quelques amauroses congénitales, par exemple, soit que la cause prochaine de la cécité réside dans l'œil, soit que son point de départ existe dans le nerf optique ou dans l'encéphale.
L'aspect extérieur du sujet nous met quelquefois, à priori, sur la voie de l'espèce à laquelle nous avons affaire. Est-il puissant et robuste, offre-t-il ui teint coloré, les divers attributs du tempérament sanguin, il y a probabilité pou une amaurose hypersthénique. L'individu est-il blême, étiolé, cachectique 01 Pourra plutôt songer à la forme asthénique, bien que ce caractère seul ne suffin jamais pour l'établissement définitif du diagnostic.
Dans l'amaurose congestive, les malades fuient 1a lumière, qui stimule nnr trop leur rétine déjà irritée. Il en est qui sont pris de vertiges ouand \h te.np.cnt des corps très-brillants, et conservent la S^oXl^ ^ avoir ionne les yeux. Comme leur vue est meilleure à un Tic