‹ Traité théorique et pratique des maladies des yeux [electronic resource]Chapitre 290 sur 501 · I.1VHK II. MAI.ADIliS DU 0L0I1E 0CULAUIK · texte numérisé non relu

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recherchent, tournent le dos aux fenêtres* et garantissent leurs globes à l'aide de visières, de conserves -colorées ou avec la main. Us présentent, sous ce rapport, mais pour des molifs qui diffèrent, de l'analogie avec les cataractes, lesquels voient plus distinctement, quand un jour modéré permet à la pupille de se dilater. Le mal a-t-il envahi les deux yeux, les paupières sont à demi-éeartées et souvent clignotantes, conditions qui ne régnent que d'un côté, si l'amaurose est uni-oculaire. Dans la forme torpide, au contraire, la rétine perçoit d'autant mieux le lluide lumineux qu'elle en est plus saturée. C'est pour cette raison que le malade montre du penchant pour cet agent.

Les excitants de tout genre, vins généreux, remèdes stimulants, exaspèrent les symptômes de l'amaurose sthénique, et amendent ceux de l'amaurose asthénique. « Je vous voyais mieux à la dernière consultation, me disait le menuisier Champagne ; mais je dois ajouter que j'étais en rihote. » Nous avons connu beaucoup de gens amaurotiques par congestion, et chez lesquels la vue subissait un grand trouble quand ils baissaient fortement la tète. D'autres étaient incommodés par le moindre bruit; chez tous, les yeux s'injectaient rapidement et se fatiguaient par un travail assidu , surtout aux lumières artificielles. Leç influences débilitantes, défaut d'aliments, évacuations copieuses, augmentent l'affaiblissement des perceptions visuelles dans l'amaurose torpide. Maintes fois nous les avons observées se détériorant d'une manière notable, pendant et quelque temps après l'époque du flux menstruel.

Dans l'amaurose sthénique, la vue est généralement meilleure le soir que dans la matinée et durant le jour, la lumière, moins vive dans le premier cas, incommodant moins les yeux. Le contraire a lieu dans l'amaurose asthénique.

Dans la première, le sujet accuse communément des douleurs sourdes au front, à la tête; il se plaint de bourdonnements d'oreilles, de vertiges. La congestion oculaire donne parfois lieu à un éblouissement instantané , par l'efEÎ duquel le malade ne distingue plus la couleur des objets, et peut à peine en reconnaître les formes, état qui dure plus ou moins, ordinairement plusieurs minutes. Ces caractères manquent dans la seconde.

Dans l'une comme dans l'autre, les désordres fonctionnels peuvent varier, depuis le simple trouble des perceptions jusqu'à la cécité. Mais, dans l'amaurose sthénique, le malade est tourmenté par l'apparition de corps brillants ou incandescents, qui, surgissant même dans l'obscurité de la nuit, semblent sortir des yeux comme d'un caillou frappé par le fer. Dans cette forme, d'ailleurs, le malade est susceptible également d'apercevoir des corps noirs de toute sorte, qui s'associent fréquemment aux bluettes. L'amaurose asthénique exclut généralement la myodésopsie étincelante, le sujet distinguant plutôt des taches d'une coloration plus ou moins foncée.

Les données qui précèdent ne serviront au praticien (pic comme documents généraux destinés à l'éclairer sur la nature du mal qui se présente à son observation. I /habitude clinique, secondée par le secours de l'ophthalmoseope. pourra seule achever de préciser la lésion à laquelle il aura allaire.

I.a pupille est souvent contractée dans l'amaurose hyperslhénique: fréquemment même on remarque que la chambre antérieure est rélrécie par la turges-

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