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CHAPITRE IX. - MALADIES DE LA CHOROÏDE ET DE LA RÉTINE

mon «. Cette atrophie provient habituellement de là Iransfqr es libres optiques et de leur névrilemme part cuher, ou d un

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compriment les vaisseaux capillaires ou de l'oblitération ae ceux-o ^ u Les pathologiques. A tous les degrés de l'atropine il existe d s xsu dits à l'intérieur de la gaine fibreuse. La tète du nerf offre aussr des adorations morbides. Elle paraît blanche et comme encroûtée de dépôts calcaires dans la dégénérescence graisseuse des fibres optiques. Comme nous, M. d'Ammon l a vue contracter une teinte verdàtre (p. 666). Il ne s'agissait pas alors, dit-il, de matières grasses; elles ne fondaient pas par l'action de la chaleur, comme cela arrive pour les fibres optiques qui ont subi la transformation graisseuse; toute la masse restait solide.

Ce qui a été appelé hydropîsie du nerf optique consiste dans une collection d un liquide gélatineux ou séreux entre le corps de ce nerf et sa gaîne fibreuse. Un homme de quarante ans, qui mourut d'une fièvre typhoïde à l'HÔtel-Dieu de Paris, était atteint depuis six mois, à gauche, d'une cécité qui s'était progressivement établie sous l'influence de céphalalgies attribuées à l'habitude de porter sur la tête de lourds fardeaux. Le docteur Gallereux, fendant la gaîne du nerf optique, trouva celui-ci réduit en suppuration dans une bonne moitié de son étendue. «Je ne doutai pas, dit-il, dans sa communication à la Société de médecine de Paris, que ce ne fût la cause de la cécité, et que l'amaurose ne dépendait point ici d'une paralysie primitivement formée dans la rétine. » Des adhérences morbides ont été constatées entre le nerf et sa gaîne, mutations provenant sans aucun doute d'un travail phlegmasique chronique. Les nerfs optiques ont encore été trouvés boursouflés ou hypertrophiés.

L'amaurose syphilitique peut provenir de la paralysie du nerl optique par obstacle mécanique. L'amaurose traurnatique a été attribuée, dans quelques circonstances, à la blessure de ce même nerf.

Article 2— Amauroses cérébrales.

Pour que le trouble de la vision, pour que la cécité même aient heu, il n'est pas nécessaire que la texture du cerveau ait subi une modification importante. Il suffit, dans un grand nombre de cas, d'une simple turgescence, d'une plénitude anormale des vaisseaux de ce viscère, lesquels peuvent venir alors comprimer les parties nerveuses qui président à l'acte de la vision, d'où une perturbation dans son mécanisme (amaurose cérébrale congestive). L'hypérémie' est active ou passive, suivant qu'elle s'établit par un afflux insolite du sang vers la tête, ou par un obstacle qui s'oppose à son libre retour de la tête vers le cœur. Les symptômes sont ceux de l'amblyopie ou de l'amaurose sthénique, unis à ceux de la polyémie ou de la congestion cérébrale. Nous rappellerons, comme se groupant dans la première catégorie, la photophobie, les photopsies, une sensation de plénitude au sein des globes, etc.; et dans la seconde, la pesanteur de tète, la

1 Annales d'oculisiique, t. XLV, p. 20.

(170 UVIIE II. — MALADIES l)tt ofotjfe bCULAlHE.

somnolence, les bourdonnements d'oreilles, lës vertiges, l'injection de la face et les bàllcmettls pleins, durs, accdlérds des tubes artériels. Des hypérémies choroïdlëhries et rétiniennes et tihe injection des vaisseaux de la conjonctive et du tissu cellulaire solis-jaCéitt sont souvent associées aux pbénomènes précédemment signalés. Maintes fois j'ai vu un degré plus ou moins élevé de surdité coïncider avec la forme morbide qui noUs occupe1. Parmi les troubles visuels qui s'établissent par congestion active, nous citerons les amauroses que sont susceptibles d'engendrer la pléthore, la suppression naturelle ou accidentelle des menstrues, belle de ftltx bémorrhoïdaux, d'hémorrhagies nasales, l'omission d'une saignée périodique, la répercussion de maladies cutanées, la brusque disparition d'une transpiration fortuite ou habituelle, les émotions morales, Hypertrophie du ventricule gauche du cœur, une chaleur ou une insolation trop intense, le froid trop vif. Le docteur Grisolle fait observer que les sujets qui succombent, après avoir été exposés à une température de 30 à 40° centigrade ou à un froid de 8 à 15°, offrent surtout, comme désordre cadavérique, une forte injection de la pulpe cérébrale. L'auteur ajoute que le froid exerce peut-être une influence plus marquée sur la circulation cérébrale que la température contraire : des relevés statistiques faits à Paris, à Turin, eh Hollande, ont démontré que les congestions encéphaliques avaient leur maximum de fréquence en hiver. Wbtil mentionnerons encore les congestions déterminées par l'opium, par l'abus des boissons alcooliques. Dans la catégorie ayant trait à la stase passive du sang à la tête se rangent les amauroses par lésions des cavités droites du cœur, par la présence de goitres ou d'autres tumeurs du cou, qui compriment les veines jugulaires, etc. Le docteur Ghillié dit avoir connu un juge qui ne pouvait serrer son bonnet de nuit trop fortement sans éprouver le lendemain Un obscurcissement de la vue.

Parfois des épistaxis et d'autres évacuations sanguines, survenues spontanément, amendent d'une manière notable des amauroses par congestion cérébrooculaire (p. 107). Lawrence cite l'exemple d'une fille de quinze ans, non encore réglée, et qui fut frappée d'amaurose sous l'influence d'une polyémie cérébrale. Deux ou trois saignées et des purgâtibrts actives n'avaient apporté pendant deux mois aucune amélioration aux yeux, quand les menstrues parurent. La malade, dès lors, fut rapidement guérie.

L'amaurose peut survenir dans une attaque d'hémorvhagie cérébrale (amaurose cérébrale apoplectique), tantôt aux deux yeux, ce qui n'a lieu que dans les épanebements très-graves et très-étendus, tantôt à Un seul œil, ce qui est le cas le plus commun. Chez les hydropiques, chez les gens affliges d'ascite oiid'anasarque, une cécité rapidement établie, avec accidents cérébraux variables (somnolence, délire, résolution des membres, etc.), dénote avec quelque probabilité une apoplexie séreuse.

L'existence de tubercules encéphaliques est susceptible encore de donner lieu à l'amaurose {aWiaïiroie cérébrale tuberculeuse). Dans une observation

* Un bon nombre de causes propres à donner lieu à famaiirose pëuvènt également engendrer la surdité. C'est donc très-judicieusement que le docteur Triquet appelle celle-ci une aviaurone de l'oreille.

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