CHAPITRE IX. — MAI. A MRS DÉ LA CHOROÏDE ET DE LA RETINE
iuaitement. — l,i médication des troubles visuels qui appartiennent à cette Êatégorie rentre toul naturellement dans celle des maladies présumées qui leur donnent lieu.
Ce n'est guère que dans quelques amauroses d'origine cérébrale que je prescris les exutoires puissants à la nuque, comme le cautère et le séton; ils m'ont rendu, dans certains cas de ce genre, des services signalés. Une dame me racontait qu'une petite fille de sa famille devint aveugle, à six mois et demi, par suite de convulsions et d'hydrocéphalie. La lumière ne pouvait être distinguée des ténèbres. Demours, consulté, ordonna, entre autres moyens, l'application d'un pon à la nuque, et annonça que l'enfant recouvrerait peut-être la vue après la seconde dentition. Elle était également paralysée des deux jambes. Or,»à sept ans et demi, la \ision commença à revenir; elle se reconstitua à un tel degré que l'enfant pouvait enfiler une aiguille. Les jambes guérirent aussi, au point que son père ne la suivait que difficilement dans ses courses. La tête , naguère volumineuse et vacillante, reprit un volume normal. Le sens du toucher, qui s'était beaucoup exercé pendant la cécité, continua à rester exquis. A seize ans et demi, la jeune fille mourut d'une angine.
Chez les très-jeunes sujets surtout, atteints d'amaurose hydrocéphalique, les frictions surlecuir chevelu avec l'onguent napolitain stibié (p. 110) me paraissent d autant plus indiquées que l'absence de parois osseuses dans des régions du crâne assez étendues met l'expédient dérivatif et résolutif presque en contact avec le cerveau. Des pustules nombreuses surgissent à la tête sous l'influence de cette pommade, dont il faut longtemps réitérer l'application.
Observation XLVI.— Octavie Levaut, âgée de sept mois, de la commune de Suresne près Pans, aveugle quand elle fut amenée à mon dispensaire, le 18 février 1 851 , commença.t, le 10 mars suivant, à sourire aux caresses et aux agaceries de sa mère, ce qui ne m était jama.s arrivé avant le traitement. Explorant avec attention les conditions visuelles, le docteur Visinier, présent à la consultation, constata que les yeux suivaient quelques corps brillants qu'on leur montrait. La tête était couverte de points en suppuration et de croûtes. .Nous conseillâmes de continuer avec persévérance l'emploi des menons. « A 1 époque où mon enfant succomba, à l'âge de treize mois et demi, me dit la mère, en novembre 1 852, elle voyait bien , et portait ses regards vers tous les objets du cote desquels on sollicitait son attention. »
Le sublimé corrosif, sur l'efficacité duquel nous avons insisté dans le traitement des affections amaurotiques, peut encore être fructueusement employé chez les jeunes sujets. Il résulte de quelques observations de plusieurs praticiens les docteurs Yveisse et Rau entre autres S que des enfants considérés comme dus, et chez lesquels existaient tous les symptômes dénotant un épanchement
* Un enfant de deux ans et dix mois, atteint de méningite aiguë (cécité nnnillp* Ail. ^ et .sensibles a la lumière), fut traité par M. YYeisse a l'Jde , gI'a ^ " d un vé icatoire à la nuque et d'une solution de sublimé à l'intérieur Xt l ' e cesel, de deux en deux heures). La guérison ne tarda S toÏÏTT" -;ours ^centigrammesde bichlorure de mercure<
g-„ UVilE II. MALADIES DU GLOBK OCULAIRE.
dans les cavités «lu cerveau, lurent guéris rapidement par une solution de bide mercure. On plut formuler 5 centigrammes de ce sel pour!25 grammes d'eau distillée, à prendre par cuillerées à calé. Le calomel à doses cessantes a été très-préconisé contre la méningite tuberculeuse par le docteur Rilliet (de Genève) ». L'ioduredc potassium peut être administré même chez les enfants au berceau. La dose moyenne de ce sel est, à cet âge, de 25 centigramme, par jour; on peut aller à 40 ou 50 centigrammes. A une période plus avancée de la vie, à dix ans, par exemple, je prescris souvent de prendre deux fois par jour 25 centigrammes d'iodure de potassium dans une mfusion aromatique ; puis j'augmente la dose de 25 centigrammes toutes les semaines, jusqu a un gramme et demi, 2 grammes même, dans les vingt-quatre heures.
Article 3.— Amauroses spinales ou rachialgiques.
Des phénomènes amaurotiques viennent-ils s'ajouter aux symptômes de la mvélite, du ramollissement de la moelle épinière, d'une altération quelconque de celle-ci ou de ses annexes, il y a lieu d'admettre une corrélation possible, par 'intermédiaire du cerveau et du nerf optique, entre les désordres racbialgiques et les troubles fonctionnels de l'œil. Lapression sur la continuité du rachis peut, dansdescas, fournir des indices utiles, en provoquant une sensation douloureuse "tantôt est locale, tantôt se fait sentir au loin. Dans certaine, circonstance o une inflammation sourde régnait dans quelque partie de la moelle, on es parvenu à en déterminer le siège par l'expédient de Copeland qui a propose de p omeTer sur le trajet de la colonne vertébrale une éponge imbibée d eau bomlnTe parfois alors une douleur, ou tout au moins une impression désagréable, la région compromise quand elle exista, déjà ou .sur, auand elle n'existait pas encore. Un fer chaud tend au même but. On a même onTeill comme moyen d'exploration, de fane cheminer sur le trajet du rach. l7 corps très-froids Les protubérances osseuses de la cavité vertébrale sont des corps tics I o 1 ^ d YmiecUoïi 8ypb,li-
^ridtStion. , a-t-il déviation, carie des vertèbres, on
1:ÏÏ^^e de l'intervention de la moelle épin,ere J £ n des Phénomènes amaurotiques. Nous avons connu des suje. 1 ni de" ns bien caractérisées de cet organe, et qui jouissaient d'ail eu. , exce el vue. Les amauroses occasionnées par la débauche, parj h perte exagérée des liquides de l'économie, et qu'on a conj masturbation, pai la peneexd0ci i dans notre pens*
dérées comme des amauroses f ^^^n Se que les p* un point d'origine aussi borne. On ne sur la moelle épinière;
parations saturnines exercent une nfluence ^dc ^ * ^ le
mais cette influence ne se borne pas a la moelle ™L» système nerveux ganglionnaire et sur tous les centres nerveux.
- Société médicale m hôptUM de Paris (séance du \ 4 septembre ^ 853). fl