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CHAPITRE IX. — MALADIES DE LA CHOROÏDE ET DE LA RETINE

Article 4. — Amauroses ganglionnaires ou abdominales.

C'est avec juste raison que la mutualité des rapports, qui existe entre l'appareil de la vision et les viscères con tenus dans la cavité du ventre, a attiré l'attention des ophtalmologistes. Nous en avons journellement la preuve dans les nausées etdans les vomissements auxquels est susceptible de donner iieulapaqûrj de l'œil dans les opérations de cataracte à l'aiguille, phénomènes attribués à la lésion des nerfs ciliaires. La femme d'un tailleur de Paris, nerveuse et hystérique, ne peut lire trois ou quatre pages de suite sans être prise d'envies de vomir. Les liens anatomiques et physiologiques doivent naturellement engendrer les liens morbides. Aussi est-il aujourd'hui bien constaté que des modifications survenues dans la cavité du ventre peuvent retentir sur le bulbe oculaire et donner lieu à l'affaiblissement, à la perte même de la vue. Les amauroses développées sous leur influence ont été nommées ganglionnaires ou abdominales • les perturbations visuelles de ce genre appartiennent au groupe des amauroses sympathiques de beaucoup d'auteurs.

Bien que les nerfs ganglionnaires de l'abdomen et les ganglions ophtalmiques ou ciliaires soient unis par des connexions anatomiques dont il est superflu de rappeler les dispositions, je crois que les amauroses abdominales des auteurs (amauroses ciliaires d? Andréas) ne sont, pour la plupart au moins, que des amauroses sthéniques, par réaction congestive vers le cerveau et vers l'œil . Le lieu d'origine de ces états pathologiques est chose, toutefois, capitale dans l'espèce; car, la participation de l'encéphale et du globe n'étant alors que secondaire, leur souffrance étant subordonnée à celle des organes abdominaux, ce son t les conditions de ces derniers qu'il faut avoir en vue, pour diriger la médication en conséquence.

Un embarras des organes digestifs était invoqué par Scarpa comme cause prochaine de la plupart des troubles amaurotiques de la vision. Le professeur de Pavie fait observer que certains agents vénéneux, mis en contact avec l'estomac font naître le vertige, l'affaiblissement de la vue, la cécité même. Ce qui démontre, contmue-t-il, le point de départ de ces phénomènes, c'est qu'ils s'évanouissent quand les substances toxiques ne sont plus en rapport avec le ventricule : or 1 expérience a prouvé qu'il peut se développer spontanément dans le tube alimentaire des stimulants capables de réagir sur les globes et de susciter les effets dont il s agit. Fondé sur ces principes, Scarpa préconise contre la plupart des amauroses les évacuants, l'émétique surtout, à doses vomitives et sou vent répétées. Cette médication a presque constamment échoué dans les cas où ,e 1 ai essayée ou vu expérimenter par d'autres. Comme dans deux faits relaie, r de Grfe (P- G™)> ™ hématémèse précéda l'invasion dune cécité aniau.-ot.que cbez un malade de Lawrence et chez an autre cité par M O'Reilh ' Certaines amauroses coïncident avec une hypertrophie, un engorgement des" tubercules au fo.e. « Dans leur état chronique, dit M. le professeur Andral, H

1 Annales d'oculislique, t. XXIX, p. 50.

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peut arriver que les affections du foie, en môme temps pelles ne s'annoncent Le par des symptômes locaux très-peu tranchés, produisent, par leur action svmnâthitiue sur les centres nerveux, une foule de phénomènes morbides dont onaraison de faire des névroses, en ce sens que leur siège est dans le système nerveux mais dont l'affection du foie est le véritable point de départ. » Dans um, observation publiée par le docteur Scherrer, de Baden-Baden, une amauJ rose coïncidait avec une tumeur d'un fort volume, située dans la région de la rate En lisant avec attention le récit de ce fait, on ne tarde pas a se convaincre que la maladie oculaire était congestive, bien que son auteur la quahi.àt d'amaurosc torpide, liée, par voie de sympathie, à l'état pathologique des organes abdominaux1. Quoi qu'il en soit, les désordres du ventre et ceux des yeux se d.ssipèrent par les purgatifs, les fondants et les ventouses scarifiées au front et a la

^Laprésence de calculs dans la vessie a été notée comme cause possible d'a-

maurose.

Observation XLVII. (Communiquée par le docteur Regnoh.)-Une femme de tren le neuf ans, aujourd'hui couchée à l'hôpital Necker (mars 1861), élan attente d un irouble considérable de la vue survenu huit jours après son dernier accouche.nen , qui fut treshbo ieux Sept mois après, des phénomènes dénotant l'existence de calculs urmair s dte" nère la malade à entrer à l'hôpital Necker. La lithotruie ayant te pratiquée P ë docteur Civiale, cette femme fut très-étonnée de l'amélioration qu éprouvèrent L da nen n ses fondons visuelles, dans la soirée du jour de l'opération et après 1 e- 2 d'un grande quantité de débris calculeux. Sous l'iniluence d'une nouvelle expùïou de ceux-ci, la'vision gagna beaucoup encore le lendemain. Une Ornière e, m, Z t on de graviers fut suivie, le quatrième jour, du rétablissement normal de a * Dans une exploration faite le cinquième jour par M. Civiale, ce francien reconnut que la vessie ne contenait plus de calculs.

Les troubles amanrotiques assoeiés h la présence des vers dans le tute digestif, à des lotions des raina et à l'état de grossesse seront étnd.és dans des arUcles spéciaux.

Article 5.— Amauroses trifaciales.

Si les deux premières propriétés, ci-dessus énoncées (p. 352), de la cmnu^me pa re trouventdWd tous les physiologistes, il n'en est pas de mem S "ère attribution, celle qui a trait au concours fourni au ner op q eUla rétine pour le jeu des fonctions visuelles. Le tr.fac.al, d apr > Mu le. , ne rc s d Xx impressions tactiles du bulbe, les impressions visuelles s opéra

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u ont lises sur' ce sujette crois qu'admeUre la seconde, ropne e pr ^> lemment mentionnés, c'est admettre implicitement ^troisième. Con mien J œil, en effet, esf-i. apte à jouir de l'intégrité des perceptions visuelles ^ condition vient jelei du trouble dans ses éléments de nutnt.on ? Ainsi pemC

' Annales d'oculislique, t. V 111. - Gazelle des hôpitaux, année 4846.

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