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CHAPITRE IX. — MALADIES DE LA CHOROÏDE ET DE LA RETINE

Observation LVI. — Chassai], âgé d'une cinquantaine d'années, d'un teint brun, d'une petite Staline, avait coutume de priser depuis vingt-cinq ans, quand il renonça au tabac à cause des économies qu'il fut contraint de s'imposer. Il fut quelque temps après assailli par des maux de tête; sa vue se troubla; des mouches , des étincelles apparurent; les yeux devinrent sensibles à l'éclat du jour; l'argent, l'acier poli les éblouissaient. Ces accidents portèrent son médecin à lui conseiller l'application de quinze sangsues au fondement et des purgatifs.

Constatant, le 24 juin 1 8S0, que les phénomènes congestifs étaient loin d'être éteints, je prescrivis l'aloôs, la crème de tartre, les moyens, en un mot, destinés à remédier à la polyémie cérébro-oculaire. Depuis quelques jours d'ailleurs le malade avait repris l'usage de la poudre, à la cessation de laquelle il attribuait son affection.

Son état, bien que plus satisfaisant à la consultation du 6 juillet, laissait toutefois beaucoup à désirer. Chassan paraissait délivré des accidents congestifs, mais sa vue restait obtuse; il apercevait fréquemment, disait-il, des ombres qui passaient devant ses yeux; une figure blanche, regardée de côté, lui semblait appartenir a. un mulâtre. Je mis en œuvre quelques-uns des éléments de la médication des amauroses torpides (teinture d'arnica, baumedeFioravenli, ammoniaque, etc.). Le 22 octobre suivant, jem'assurai, devant plusieurs confrères, que Chassan distinguait des petits caractères d'impression, tandis qu'auparavant il n'aurait pu reconnaître l'heure à sa montre; les mouches, les scotomes élincelants, l'altération de la coloration des objets avaient disparu. 11 annonça que sa vue était presque aussi satisfaisante qu'avant la maladie qui l'avait conduit près de nous. Il pouvait lire alors plusieurs heures dans la journée sans fatigue l.

Destiné à dégorger la matrice et à la ramener aux conditions dont elle jouissais avant la parturition, l'écoulement des lochies peut, par sa suppression brusque, engendrer des accidents fort graves, tels qu'une péritonite, un mouvement congestif vers l'encéphale, etc. Qui ne sait que la suspension de Faction organique qui préside à la constitution du flux lochial est susceptible de surgir par des influences variables : l'application des astringents sur les organes génitaux, l'impression du froid sur ces derniers ou sur les membres inférieurs, une affection morale vive et instantanée, etc.?

Il ne m'a jamais été donné d'observer des affections amaurotiques émanant de la cause que nous venons de signaler, cause invoquée d'ailleurs par Andreœ et plusieurs autres auteurs. Demours dit avoir vu plusieurs fois l'amaurose se produire après l'accouchement par l'arrêt des lochies, et guérir le plus habituellement par leur retour. Le docteur Hechler écrivait à M. Otto Rœhrig, qui nous a communiqué ce fait, qu'il eut l'occasion, étant à Varsovie, de donner des soins à madame Kr..., chez qui la vue se troubla, puis s'éteignit tout à fait, à la suite de la suppression de ce flux. Les fonctions visuelles ne se reconstituèrent qu'au bout de deux mois, sous l'empire de moyens médicaux et hygiéniques appropriés.

Admis par Andreœ, par Walther, par Wcller et par quelques autres beulistes le trouble de la vision, par suite de la suppression subite de la sécrétion laiteuse' n'a cté constaté qu'un petit nombre de fois. Rarement, dit Demours, l'amaurose

i La guérison de cet homme s'est maintenue, d'après ce qu'il m'a dit lui-même il v a quelques mo.s, à l'occasion «l'une conjonctivite pour laquelle.,, lui ai donné des soin '.

sufteit parce que le lait a cessé de couler par les mamelles, soit à l'occasion du Bernée* soit par une suppression pathologique de cette sécrétion. Béer, qui a décrit" colle forme, lui attribue, comme phénomènes symptomatologiques, ceux ' oo l'amaurose par pléthore céréhro- oculaire : mal de tète violent, aversion pour h lumière, photopsic, détérioration delà vue qui peut aboutir à la cécité, contraction des pupilles, injection des vaisseaux de la conjonctive ; les sems, naguère o-onflés par le lait, sont vides, flasques, pendants, exempts de douleur. 11 a vu, dans de telles circonstances, des malades rester aveugles, bien que la secreuon du ait eût été reconstituée au bout d'un laps de temps fort court et avec toute l'abondance désirée. Les topiques, appliqués sur les seins, occas.onnerent chez l'une d'elles des accidents inflammatoires et des abcès, pendant la durée desquels la faiblesse de la vue parut s'amender légèrement.

tu utfment - Les moyens indiqués dans l'observation LM, les poudres sternutatoires (p. 623) et les expédients signalés à l'article 3 de cette section vontmis en œuvre dans les cas où Von serait fondé à attribuer les desordres u ls à la cessation de la sécrétion olfactive. Pour rappeler le flux lochial n relira les vapeurs simples ou aromatiques dirigées vers les organes sexuels, s " tplasmesdiauds sur ces mêmes parties, les pédiluves irritants Desor- ^eaux recommande, dans le même but, l'application des sangsues a la région Tn rue et supérieur; des cuisses ou à l'intérieur des grandes lèvres ce le d iTouses ou des vésieatoires aux cuisses et la saignée du pied. Sagit-il d m oZr a sécrétion du lait qui a tari, on conseille les cataplasmes sur les P Tn, lication sur ceux-ci de sachets remplis de plantes aromatiques, sèches, * au^oudrées de camphre (Beer), des frictions douces et fre- 1 ce, oi-anesavec des flanelles chaudes et imprégnées de la vapeur rS^de l^ Le sein sera donné a l'enfant ou a un ..une chien, ou l'on usera de moyens de succion artificiels.

Article 7. — Amaurose chlorotique.

, , lrm,W <pe la chlorose apporte daus toutes ou Fautes tatataj

.près la guérison de l'affection générale. attachent à cette dernière

' AlMourd'l,ui, d'ailleurs, toutes es ^Jj^^^-^ ont été parlailement élucidées pai 1 ana jse c i>™fl V ressio|> ..inique! Uappelons que, fraîchement extrait de 1 en e 1 d, l'air atmosphérique, le sang se dmseen deux ^ m ([ui fournit de la fibrine et des globules dont le principe contient 7 pour 100 ,1e fer. Or, suivant MM. Andral e» Gavant.,

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