CHAPITRE I. — MALADIES DE i/oilBlTE. SÎo
Quelques tumeurs Taisant corps avec les os orbitaires et de consistance fongueuse, charnue, lardace'e, etc., ont été trouvées munies d'éléments libroplastiques, de médullocelles, de myéloplàiés, de vaisseaux, etc. C'est à ces tumeurs mal définies qu'on a imposé la désignation générique d'ostéo-sarcomes dè l'orbite.
traitement. — Il est digne de remarqué que l'ostéite est généralement rebelle au traitement antiphlogistique. Une médication spéciale, dirigée contre la diainèse qui lui a donné lieu, et les hydrargyriques, fournissent le plus de chances de réussite. Un bon nombre de praticiens sont d'avis que, dans les suppurations osseuses, surtout celles de la face, le mercure, qui a pu convenir jusque-là, cesse babituellement d'être avantageux et peut même aggraver la maladie, notamment lorsqu'il engendre la salivation. Ce n'est pas, dit le docteur Ricord, qu'il faille toujours y renoncer dans cette circonstance; mais, ici plus qu'ailleurs, on doit en surveiller minutieusement l'emploi. Dans un cas d'exophthalmos, qualifié de syphilitique, j'ai vu ce praticien prescrire de prendre chaque jour trois verres d'une décoction de quassia amara, avec addition dans chaque verre d'une cuillerée à bouche d'un mélange de 500 grammes de sirop de gentiane et de 30 grammes d'iodure de potassium, Il conseilla en outre d'appliquer successivement des vésicatoires au front, à la tempe et derrière l'oreille, du côté affecté, et de les panser avec une pommade composée de parties égales d'onguent mercunel double et de pommade épispastique. Tyrrell se loue beaucoup aussi des vésicatoires volants autour de l'orbite et des frictions avec la pommade iodée. Les jeunes sujets lymphatiques seront plus particulièrement soumis à l'administration du proto-iodure de fer.
Dès qu'une tumeur, appéciable à l'extérieur, fera soupçonner une carie de l 'orbite, on se bâtera d'y plonger la lancette ou le bistouri et de vérifier avec le. stylet les conditions du fond de la plaie. Il y aura lieu de débrider largement et profondément; l'incision suivra la direction des fibres de l'orbiculaire. Plus on s'éloignera, dans son exécution, du bord libre de la paupière, et plus l'on aura de chances d'éviter l'ectropion ou de rendre celui-ci moins préjudiciable à l'organe visuel. On fera coucher le malade sur le côté, pour faciliter l'écoulement du pus; on introduira journellement entre les lèvres de la plaie une petite mèche de charpie, qui tiendra l'ouverture béante jusqu'à la guérison delà surface osseuse. Le travail est-il languissant, on l'activera et on sollicitera la rapide exfohation de l'os, en imbibant les mèches de laudanum de Sydenham, de teinture de myrrhe ou d'iode, d'un mélange de baume opodeldoch et d'huile de hn. On peut encore, si la guérison se fait trop attendre, toucher superficiellement l'os malade avec un crayon de nitrate d'argent introduit dans le foyer. Le« injections d'une solution de sulfate de cuivre ont invoqué quelques succès.
Un fragment d'os nécrosé peut-il être séparé des parties limitrophes ce'dont on s assure à l'aide d'un stylet boutonné qu'on introduit dans la lisliilè il faut en délivrer l'économie par le décidément de l'orifice fistules, par des incisions méthodiques faites à la peau, par des mouvements qu'on imprifne souvent au séquestre, par des injections, partons les expédient*, en un mot, que l'artnous indique.
L'extirpation des exosloscs éburnées ou autres, qui se trahissent à l'extérieur par des signes appréciables à nos sens, est bien certainement le point le plus épineux de la thérapeutique chirurgicale des affections osseuses de l'orbite. Nous pourrions citer à cet égard quelques faits fournis par les annales de l'art: celui de Schott, qui, dans une exoslosc qui occupait les cinq sixièmes de la capacité orbitaire, creusa, pour ainsi dire, avec la gouge et le maillet, une orbite nouvelle; celui de M. Maisonneuvc, qui, dans une opération qui dura plus d'une demi-heure, employa successivement la scie à molette de M. Charriera, celle de M. Martin, les pinces de Liston, qui se brisèrent deux fois sous les efforts réunjj du chirurgien et des aides, un ciseau à froid, violemment percuté par un mafl let »j une observation enfin de M. Stephenson, qui mit en œuvre la scie de llev, des leviers, de fortes tenailles \ Malgré les succès annoncés par les auteurs de ces tentatives hardies, il ne faut en déduire des corollaires pratiques qu'avec réserve. Très-probablement, neuf fois sur dix, la nature ne secondera pas autant de bonheur les efforts de l'homme de l'ai l .
INFLAMMATIONS PHLEGMONEUSES, ŒDÈME ET EMPHYSÈME DE LA CAVITÉ ORBITAIRE.
Article 1.— Phlegmon et abcès de l'orbite.
Le phlegmon orbitaire se présente tantôt à l'état aigu, tantôt à l'état subaigu
ou chronique. ,. ,>
caractères ANAïOMiQUES et PHYSiOLOGiQUES.- 1° Forme atguë.-U 1 b. lieu oe songer à une inflammation phlegmoneuse aiguë de l'orbite quand le malade éprouve, dans les profondeurs de cette cavité et dans la tète, des douleurs sourdes, pulsatives et un sentiment de tension et de plénitude dernère le globe La fièvre, l'abattement sont d'ordinaire associés à ces symptômes. Les élancements douloureux peuvent devenir assez violents pour se pn^^J partie correspondante de la face et priver le malade du sommeil, ous* p| Lstacle placé derrière lui, l'œil quitte peu à peu sa position. est directe ou oblique. Les paupières sont rouges, œdemaUees; 1 on^ve oculaire est enflammée et boursouflée. Les mouvements des voilcs ^hraux et ceux du globe sont gênés; parfois l'œil est comme fixe Le nul de pUuut souvent de photopsie; la vue se trouble; elle est rarement aboi La h oj Sie aboutit S, la résolution ou à la suppuration. Quand le dern n d , A J minaison s'établit, une tumeur fluctuante apparaît le plus cornu m nu le repli rétro-tarsien ; elle s'ouvre et livre passage a un pus jaune e W p a, L cuation s'effectue, dans quelques circonstances, au dehors des paup.oies, <e*
•Consulte,, pour les détails de cette observation .VU*** médicale, année ,853, p. 378, etle BulleÇn de Uurapeulique. t. XLV, p. I t~l ■ * Gazelle véhicule, année 4 8 5 , p. SSÎ.