CHAPITRE I. — MALADIES D!î l'ohBITE
le bord de l'orbite. Tous les symptômes se calment dès lors; le globe reprend sa position , et la guérison finit par être complète. Une telle issue n'est pas constante.- L'œil peut se perdre par la suppuration de ses membranes et l'écoulement de ses humeurs; parfois les désordres pblegmasiques ont eu pour suites l!amaurosc, le strabisme par adhérences; on a vu la mort survenir par une • propagation de l'inflammation au cerveau ou le passage du pus dans la cavité crânienne.
La forme dont il est ici question est rare. Une remarque digne d'intérêt a été airise, en ce qui concerne son diagnostic, par le docteur Rambaud, ancien in- Terne de M. Pélrequin. Sous l'influence du contact permanent de l'air et du mouvement phlegmasique, le chémosis séreux, qui englobe la cornée, est susceptible de se convertir en un chémosis phlegmoneux, de telle sorte qu'on peut être porté à croire qu'il s'agit, dans l'espèce, d'une ophthalmie purulente. De plus, si l'exophthalmie est légère, il est souvent fort difficile de la reconnaître, par suite de la présence de ce chémosis, qu'il soit d'ailleurs séreux ou inflammatoire, la tuméfaction qui en résulte dérobant à l'observateur la saillie de
organe.
Le phlegmon aigu de l'orbite peut reconnaître pour causes toutes les influences capables de donner lieu aux ophthalmies. Il parut être produit par l'insolation chez l'un de mes malades. Chez un autre, âgé de quatre ans, il fut attribué à ce qu'on lui avait plongé la tête dans l'eau froide, pendant qu'il était en sueur. L'abcès s'ouvrit, sous la paupière supérieure, sept jours après l'invasion du mal; le pus qui s'écoula fut copieux; l'enfant sortit immédiatement après de l'accablement dans lequel il était plongé et recouvra l'appétit et le sommeil. Maintes fois, dans les érysipèles de la face, des collections purulentes se forment dans le tissu cellulo-adipeux de l'orbite. Nous citerons encore les contusions, les glessures par les armes à feu, par l'explosion des mines, et l'introduction des corps étrangers dans la fosse orMtaire. Chez un enfant d'un mois, cité par le docteur Rocbé, un abcès de cette cavité, avec exophthalmie, eut pour source un pédicelle d'avoine long de deux centimètres et demi; le jeune sujet couchait habituellement sur un oreiller et sur une paillasse remplis de balles d'avoine. Chez un autre malade, le docteur Teirlinck rapporta l'accident à l'avulsion d'une dent molaire de la mâchoire supérieure, l'irritation déterminée par cette opération s'étant propagée de l'alvéole au tissu cellulo-graisseux de l'orbite. Dans quelques circonstances, enfin, il y a ophthalmite (p. 300), soit qu« l'inflammation ail débuté par l'œil, soit qu'elle ait pour point de départ le tissu cellulo-adipeux de la cavité orbitairc.
2° Formes subaigud et chronique.^- Cette variété morbide, qu'on rencontre notamment chez les jeunes sujets strumeux et cachectiques, n'atteint qu'une portion du tissu cellulaire de l'orbite et peut, lût ou tard, se compliquer d'ostéite et de carie. Quand l'inflammation siège «profondément, il arrive presque constamment qu'on ne la reconnaît que quand une collection purulente s'est éta bhe et fait saillie en dehors. Le mal est-il antérieurement placé, on constate dans un point de lune ou de l'autre paupière, un gonflement souvent ma! circonscrit, a peu près indolore. Après être resté plus ou moins longtemps sln •
gj£ UYRK ni. MALADIES DES ANNEXES UE I.'œiI..
tionnaire et avoir fréquemment offert les caractères d'une induration de nature . froide La tumeur s'échauffe, devient douloureuse, pulsative, et l'abcès qui en résulte (abcès froid ou scrofuleux) se vide au dôhow, laissant souvent aprèB lui
de-, cicatrices difformes.
traitement. — L'cxtrusion du globe dépend-elle d'une inflammation aiguë du tissu cellulaire de l'orbite, il faut se bâter d'avoir recours aux émissions sanguines copieuses, aux mercuriaux, aux purgatifs, etc. Lorsque, la résolu l, on du phlegmon n'ayant pu être obtenue, l'on reconnaît que la suppural.on est établie, on doit lui fournir une issue, avec l'instrument tranchant, à l'endroit du grand pli conjonctival qui fait le plus de saillie. La paroi externe de l'une des paupières offre-t-elle une fluctuation qui dénote que la collecl.on tend plutôt à s'évacuer parce point, c'est là, et vers l'arc orbitaire correspondant, qu on doit exécuter la perforation, en suivant la direction des fibres de 1 orb.cukire. L abcès ,idé, on maintient, durant quelques jours, une petite pièce de linge fin ou une mèche de charpie dans l'orifice de la plaie, à moins que celle-ci ne s ouvre au Srand pli de la conjonctive, cas dans lequel une tente, placée a demeure en « le voile et le bulbe, ne pourrait être supportée. 11 est bien entendu que s, les accidents dépendent de la présence d'un corps étranger, la première indication sera d'en effectuer l'extraction. .
' La forme à allure sourde et chronique réclame l'intervention des opiqu* résolutifs (onguent napolitain associé au camphre ou au chlorhydrate d ammonaque;p mmades iodées avec extrait de ciguë; pommades a l'oxyde no„ -de S on prescrira un traitement général en harmonie avec les condit.ons su e La tumeur est-elle devenue le siège d'un uavai. suppurât, 1. ,,n d nne
su au pus à la faveur d'une large incision qui pénètre jusqu'au tond du lover . moAme Le traitement consécutif consistera dans l'emploi de topique, e,n T solliciter le dégorgement des parties ; on s'efforcera plus tar de condui. * cicatrisation à bonne fin, et si le travail est languissant on 1 acl.v.ra p a r la ■ Sre d'iode, le vin aromatique, et, au besoin , par l'apphcation des caus-
tiques.
Article 2 - Hypérémie et infiltration du tissu celmlo-adipeuz de l'orbite. - De la cachexie dite exophtalmique (maladie de Basedow).
Sous l'influence d'une polyémie cérébro-oculaire, j^p»
>• • a„ f,mH Parfois ces hvdropisies consécutives attaquent îa œ« 1 impression du noid. 1 auois lls iijui v lA-a, lpcauelleî
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au moins, des convalescents. Un a vu, au Mim h r
tous en étaient frappés.
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