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ger l'emploi, surtout quand la pustule réside, sur des parties habituellement ilccouvert.es. »
M. Caïfassi parait avoir obtenu de beaux, succès de l'usage de l'encens en larmes réduit en poudre, puis converti en une pâte avec de la salive ou avec un peu d'eau et de l'alcool. Celte pâte est étendue sur un morceau de linge, auquel on donne la forme la plus convenable et qu'on met en rapport avec la partie malade; on aura soin que la substance médicamenteuse dépasse en tous sens, d'un centimètre et demi environ, les limites de l'affection. Cette application est réitérée plusieurs fois à quelques heures de distance. Plusieurs praticiens recommandables, MM. Aran, Desmartis père et Vaillandet ont produit des faits à l'appui de l'eflicacité de cette médication. Employé de bonne heure, dit M. Vaillandet, l'encens est susceptible de faire avorter en quelque sorte le travail de la gangrène ou d'en restreindre les ravages; il possède l'avantage de ne causer aucune douleur; son emploi peut généralement suffire, sans qu'il soi! besoin de recourir aux caustiques potentiels ou au cautère actuel.
Le docteur Jacquinot, ancien chirurgien de la marine impériale, a été à même de vérifier les propriétés anticharbonneuses de la poix de Bourgogne ou poix blanche. On l'applique sur la partie malade, après l'avoir étendue sur un morceau de peau ou de linge. On renouvelle l'emplâtre soir et matin. M. Jacquinot insiste sur la recommandation de n'user que de poix pure et non associéé à de la cire jaune, addition qui a lieu dans quelques officine?.
Le docteur Marati (de Naples) a exclusivement recours aux frictions bydrargyriques largement pratiquées matin et soir. Il fait étaler de -100 à 125 grammes de pommade mercurielle par jour sur toute l'étendue des surfaces tuméfiées, et dit avoir presque constamment réussi à enrayer la marche des accident?, à circonscrire le mal, à favoriser la chute de l'escarre et à obtenir une guérison rapide.
Appliquées en grand nombre sur les parties affectées, les sangsues donneront lieu à une détente et à un dégorgement salutaires. Préconisées contre le charbon par Bayle et le docteur Régnier, elles seront plus particulièrement indiquées quand les paupières seront en proie à une tuméfaction inflammatoire intense.
A Paris, la pustule maligne ne se présente dans les hôpitaux que rarement; nous ne l'observons jamais dans nos dispensaires; elle est infiniment plus commune dans les campagnes. M. Mackenzie ne pense pas qu'elle ait été rencontrée en Angleterre.
Article 6. — Impétigo, eczéma et autres affections cutanées des paupières.
La face externe des voiles palpébraux peut devenir le siège de diverses éruptions non encore décrites et parmi lesquelles l'impétigo et l'eczéma sont sans contredit les plus communes. 11 n'est pas rare de les voir associées à de la blepharite ciliairc et à une inflammation conjonctivale qui, offrant souvent les caractères de la conjonctivite lymphatique ou catarrho-lymphatique des Allemands, contracte parfois l'allure des ophthalmo-blcnnorrhée^.