CHAPITRE II. — MALADIES DES SOURCILS ET DES PAUPIERES. 8t
Jxi figure 1, planche VI, 3e partie de l'ouvrage d'Amrnon, qui les représente, est élucidée par l'annotation suivante : « On voit ici, aux deux yeux, sur les côtés du nez, au-dessus du point lacrymal supérieur, une tache quadrangulaire. de couleur jaune. C'est un namis congénital, ou mieux une coloration anormale et innée de la peau (blepharo-dyschroea) . De telles productions sont un peu élevées au-dessus delà surface du tissu cutané; elles ont une teinte tantôt claire et tantôt foncée. La position symétrique des taches représentées dans cette ligure est remarquahle. Elles ne sont pas toujours congénitales. M. d'Amrnon en a rencontré de pareilles qui étaient survenues plus tard, dans le courant de la vie. »
traitement. Il n'est soumis à aucune règle fixe. M. Mackenzie prescrit les fomentations avec du vinaigre et de l'eau chaude; il ajoute qu'on a retiré des avantages de l'application du nitrate d'argent. M. Sichel déconseille, au contraire, la cautérisation et même l'excision de ces tumeurs, qui tendent à repulluler ^ d'après lui, autour des cicatrices, d'où un aspect non moins désagréable et une gêne beaucoup plus sensible.
Article 8.— Affections cancéreuses et pseudo-cancéreuses des paupières.
caractères anatomiques et physiologiques. — De toutes les parties de la face, les paupières sont peut-être celles que les dégénérescences malignes envahissent le plus souvent. L'observation démontre que le voile inférieur en est plus fréquemment attaqué que le voile supérieur. Elles peuvent atteindre la commissure interne ou externe. Elles sont fort rares chez les enfants, plus prédisposés, par contre, au fongus médullaire de la rétine. Ce n'est guère qu'après l'âge de 40 ou 45 ans que j'ai rencontré les lésions qui nous occupent. Il faut se -arder de les confondre avec des indurations de nature bénigne, telles que certains tylosis, qui peuvent se dissiper par un traitement topique approprié, au besoin secondé par une médication générale. Dans un bon nombre de cas, le diagnostic différentiel est épineux et jette le praticien dans l'incertitude eu égard à la véritable nature du mal qu'il s'agit de combattre. Cardez-vous de prendre pour des dénudations malignes des ulcères syphilitiques (p. 845), en général tacitement curables par une médication spécifique.
Bien que le squirre, le cancer proprement dit, et l'épithélioma présentent des caractères communs, qui, pratiquement, permettent de les ranger dans la même famille, les observations micrographiques ont démontré les différences capitales qui existent entre ces altérations. 11 y a, dans l'une, invasion par des produi s nouveaux par des éléments héléromorphes ; les éléments de l'autre existent deja dans 1 économie; ils sont homœomorphes. Le squirre cl rire aux voiles palpéhraux ; on y rencontre presque constamment l'épithélioma (pseudo-squirre, cancroïde, carcine tuberculeuse d'Alibert cancer , 1 ï
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p es du bord libre de la paupière, une ou plusieurs élevures ou pet t I û ne de la couleur dl la peau et suivant les mouvements nu'en h,i i J V1 '
ygy L1V|lli III.— MALADIES DBS ANNKXKS l)K 1. ŒIL.
16. malade la prend pour une verrue et n'y attacheaucune importance. Le diagnostic tendu acquérir quelque certitude, quand les tubercules grossissent, Dénient de leur mobilité, par suite de la propagation de leurs racines aux tissus plus profonds, et se couvrent de quelques veinules dilatées et de vancosites bleuâtres. Parfois des années s'écoulent avant que l'affection gagne en étendue ou en profondeur. La période d'ulcération est susceptible de succéder a celle d'induration, à une époque plus ou moins éloignée de l'origine du mal 11 est digne de remarque qu'il n'est pas besoin que la masse hypertrophiée soit volumineuse pour passer à cette dégénérescence; des excroissances trcs-petites en deviennent quelquefois le siège. Toute cause d'excitation peut en susciter 1 >nvasion. On doit placer en première ligne l'application inconsidérée de topiques acres et irriLts, et particulièrement de corrosifs la ma propre te et les écorchures que les sujets déterminent eux-mêmes avec leurs doigts. .On a su des femmes chez lesquelles la maladie demeurait stationnai» jusqu a la cessation des menstrues, époque à laquelle elle passait au second degré.
Tmarchedesulce^ Us peuvent rester longtemps indolores et ne pas contraindre le malade de eaoncei à ses occupations; dans quelques cas même, Us se cicatrisent dans ïes p "t es plus ou Lins étendues, ce qui donne lieu à un espoir trompeur de .uér son On en voit qui font des progrès dans quelques sens, tandis mi ls S dads d'autres. 11 est facile de prévoir les dévastations qui peuvent en èti^ i n élit la suite dans les tissus limitrophes, dans le globe et dans la ^tffiL M. Mackenzie fait observer que le pronostic est un peu moins i f dans l'épithélioma que dans les variétés vraiment cancéreuses, dont
^bernent dU I H ^te, toutefois, que la prem.ere
l'intervention du bis oun f Le vag question, la cldmrgie ni
auteurs démontre pére.npto.remenl que su. u U q ^ point encore dit son dernier mot. Dans le ^J^l^^^J expédients, on aura égard aux chances plus ou .noms cei lames ,1 une
, AnttaUs é$bulUHqw, L XXXII, p. SfiâH t. XXXV, p,