ECTROPION PAU DESTRUCTION TRAUMATIQUE OU ULCEREUSE DE LA COMMISSURE
palpébrale EXTERNE. —Si l'ectropion reconnaissait pour cause la division traumatiquede la commissure externe, il faudrait effectuer la coaptation des lèvre? de la plaie à l'aide d'un ou de deux points de suture fortifiés, au besoin, par des bandelettes emplastiques. L'opération, à laquelle Walthera donné le nom de tarsoraphie, serait utilement applicable aux déviations palpébrales liées à la corrosion de cette même commissure par un ulcère profond. Le fait suivant, extrait de sa pratique, indique le mode d'après lequel on l'exécute.
Observation XCVIIl. — Un jeune homme, dont la difformité avait pour origine une blessure, avec perte de substance, à la région temporale gauche, se présenta à Walther dans l'état suivant. La commissure externe est fortement tiraillée vers la cicatrice; elle a perdu sa forme angulaire et offre celle d'un demi-cercle. Les deux paupières sont extroversées vers le petit angle; la conjonctive est lumétiée et douloureuse. L'ectropion double disparaît quand les deux voiles sont ramenés l'un vers l'autre avec les doigts. Les cils les plus rapprochés de la commissure malade ayant été arrachés, Walther saisit avec une pince le bord libre inférieur, au point où il commençait à se renverser, puis fit avec un bistouri étroit une incision qui, s'élendant de bas en haut jusqu'à la tempe, intéressa toute l'épaisseur de la paupière, le tarse y compris, dans son tiers externe. Ceia fait, une semblable section fut effectuée de haut en bas aux dépens de la portion correspondante du voile supérieur, section qui gagna l'extrémité temporale de la précédente- Le résultat de l'ablation du lambeau limité par les deux incisions fut, comme dans le procédé d'Adams, une déperdition de substance en forme de V, dont l'ouverture regardait le globe. L'écoulempnt de sang arrêté, l'on rapprocha les lèvres de la plaie, et on les maintint en contact par deux points de suture, qui traversèrent les fibrocarlilages, et par des bandelettes. Les fils furent retirés le cinquième jour, et le sujet ne tarda pas à jouir des bienfaits d'une opération aussi ingénieusement combinée qu'habilement conduite.
procédés divers.— La description de trois expédients applicables à certaines formes d'extroversion palpébrale me paraît demander encore quelques détails.
Deuxième procédé de Dieffenbaoh (paupière inférieure.).— Muni d'un bistouri à lame étroite, le chirurgien pratique sur la peau, un peu au-dessus de l'arc inférieur de l'orbite et parallèlement à cet arc, une incision qui occupe les deux tiers à peu près de la paupière, à son milieu. Le lambeau semi-lunaire qui en résulte ayant été légèrement disséqué, on continue à faire pénétrer l'instrument, le long du bord orbitaire du tarse, jusqu'à ce que sa pointe ait perforé la conjonctive et apparu entre le voile et le bulbe; la dilatation de l'ouverture cofl-