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MALADIES DES ORGANES EXCRETEURS DES LARMES

Article 1. — Cathétérisme. — Injections. — Dacryocystotomie.

§ 1. — Cathétérisme des points et des conduits lacrymaux.

Les instruments dont on se sert pour l'exécution du cathétérisme des points et des conduits lacrymaux sont le stylet d'Anel (Pl. V, fig. 7), et celui de Méjan (Pl. V, fig. 8). Ces cathéters sont d'argent, très-flexibles, et leur grosseur, qui n'excède guère celle d'une soie de sanglier, est à peu près égale dans toute l'étendue de la tige : ils offrent, dans la partie destinée à s'engager la première, une très-petite olive. La seule différence qui existe entre eux et qui n'a aucune valeur, quant au cathétérisme, c'est que, dans l'instrument d'Anel, l'extrémité opposée au renflement olivaire est munie d'un anneau, sans importance aucune, et que même beaucoup de fabricants suppriment, tandis que le stylet de Méjan est percé d'un chas, qni en fait une véritable aiguille; nous verrons que le procédé de Méjan commandait cette modification du stylet d'Anel. On trouve chez les fabricants d'instruments de chirurgie des cathéters en acier, qui, plus solides, plus résistants que les stylets d'argent, sont susceptibles de faciliter, dans quelques cas, les manœuvres de ce genre.

On doit se souvenir que les conduits lacrymaux se dirigent d'abord verticalement, et se portent ensuite de dehors en dedans vers le sac (page 24). La sonde aura donc à subir un changement de direction en harmonie avec cette disposition anatomique, et sans lequel on froisserait les parties, sans arriver à la cavité qu on a en vue d'atteindre.

S'agit-il d'explorer le conduit inférieur, le malade s'assied en face d'une fenêtre bien éclairée. Placé vis-à-vis de lui, le chirurgien renverse légèrement en dehors la paupière inférieure, avec la main droite, s'il agit à l'œil droit, avec la main gauche, s'il manœuvre à l'œil gauche, et rend ainsi plus apparent le tubercule lacrymal. Tenant le stylet de l'autre main, entre l'index et le pouce, on en présente l'olive au point lacrymal, et on l'y enfonce directement de haut en bas^ Apres un court trajet dans le sens indiqué, on incline la sonde de. haut en bas, pour lui imprimer une direction transversale, et on lui fait parcourir, de dehors en dedans, lentement et sans efforts, toute la continuité du conduit

k lum,ere ?e ceIui-ci est la^, le stylet chemine jusqu'à la paroi interne du sac, pomt ou il » arrête et où le chirurgien rencontre une résistance : quand au contraire le petit tube est frappé d'atrésie, le cathéter aboutit, dans le conduit a un obstacle qu, s'oppose à sa progression ultérieure. Pour dégager la sonde on exécute, en sens inverse, les mouvements que l'on a pratiqués nour inu-oduire. La manœuvre doit être dirigée avec toute la douceur qu eSe la dé hcatesse des parties sur lesquelles on agit : une léffère trartinr, 1, / lii en dehors «,,r i« i -, 11 , uc Action, exercée de dedans

dehors sur le voue, étend le canal, suavant sa longueur, et facilite le glisse.

LiVKE m. — MALADIES DES ANNEXES DE l'oUI..

ment de la tige. H faut aussi communiquer à cette dernière quelques mouvements de rotation sur son axe. Si le chirurgien n'est pas ambidextre, il n'y a aucun inconvénient à ce qu'il sonde le conduit inférieur droit avec la main droite. Il se place alors derrière le malade, dont il 'fixe la tête contre sa poitrine.

Le cathétérisme du conduit supérieur repose sur les même principes. La tête ayant été légèrement renversée en arrière, l'opérateur incline en dehors le bord libre de la paupière supérieure, avec Le pouce gauche pour le côté gauche, aveci le pouce droit pour le côté droit; de l'autre main, il introduit, de bas en haut, le bouton du stylet jusqu'à l'angle du petit canal ; puis il élève un peu la main et fait glisser l'instrument, de haut en bas et de dehors en dedans, jusque dans la cavité du réservoir. On peut également, quand on agit à l'œil droit, se tenir debout derrière le malade.

§ 2.— Cathétérisme du canal nasal.

L'exploration de ce conduit peut s'effectuer par une fistule du sac ou par la narine ; de là deux modes de cathétérisme, l'un par la voie supérieure, l'autre F par la voie inférieure.

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