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A. CATHÉTÉRISME PAR LA VOIE SUPERIEURE

On le pratique aveedes sondes très-flexibles de baleine ou d'argent, terminé, comme les stylets d'Anel et de Méjan, par un renflement olivaire. On doit en avoir de différentes grosseurs. Le malade étant assis, le chirurgien saisit le cathéter entre l'index et le pouce, et l'mtroduit horizontalement, a travers le trajet fistuleux. Dès que le bouton a atteint la paroi nasale du sac on donne à l'instrument une direction verticale, en conduisant vers le front le bout opposé à l'olive, et l'on cherche, imprimant à la tige quelques mouvements légers de rotation sur son axe, à en engager l'extrémité dans l'orifice supérieur du canal nasal, pour la pousser ensuite, peu à peu et sans violence, jusque dans la narine. La résistance que rencontre l'opérateur, le chatouillement et la sensation d'un corps étranger que le patient éprouve dans a fosse olfactive, indiquent que la sonde a gagné le plancher de cette cavité. Si 1 on fait entrer un stylet par l'ouverture nasale antérieure, les deux instruments s entrechoquent, épreuve confirmative presque toujours superflue.

Le canal est-il fermé, la sonde s'arrête en chemin, et une injection, faite dans le sac, reflue tout entière par la fistule. On ne doit pas su prononcer trop vite pour une atrésie du conduit nasal, quand le stylet, même le plus fin, n a pu le franchir. Quelques oculistes conseillent de laisser à demeure la sonde de haleine, que l'on fixe aux lèvres de l'orifice fistuleux par quelques brins de charpie et un fragment semi-lunaire de taffetas gommé, et contre le front, avec une bandelette agglutinative et une bande. Le lendemain, on pousse une m,ecuon à côté du cathéter, après l'avoir débarrassé des liens qui le maintenaient ^ place, et il arrive quelquefois qu'on parvient à le refouler dans la narine.

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