‹ Traité théorique et pratique des maladies des yeux [electronic resource]Chapitre 445 sur 501 · B. — CATIIKTÉHISME PAR LA VOIE . INFERIEURE · texte numérisé non relu

B. — CATIIKTÉHISME PAR LA VOIE . INFERIEURE

L'introduction des sondes, pleines ou creuses, par l'orifice inférieur du conduit des larmes, était tombée depuis longtemps en désuétude, quand Gensoul (de Lyon) revint à cette idée, pour la réalisation de laquelle il fit subir aux instruments de Laforest des modifications importantes. « Pour sonder le canal nasal, avec des sondes appropriées parfaitement à la forme de ce canal, dit M. Gensoul, j'ai fait fondre du métal fusible de d'Arcet dans la fosse nasale, j'ai brisé les os, et alors j'ai obtenu les sondes avec la forme qui seule permet de les introduire, et cela, avec une facilité telle, que cette opération est beaucoup plus facile que le cathétérisme, dans le cas de paralysie de la vessie. »

Il nous paraît opportun de consacrer quelques détails au procédé opératoire de Gensoul; le travail du docteur Peiffer, ancien interne de ce professeur, à l'Hùtel-Dieu de Lyon, nous fournira, à cet égard, des documents utiles1. Si l'on exécutait ce cathétérisme avec des données incertaines, et surtout sans s'y être exercé beaucoup sur le cadavre, on risquerait fort, non-seulement de manquer l'orifice qu'on a en vue d'atteindre, mais encore de fracturer le cornet inférieur et de causer, dans une manœuvre pénible, d'autres accidents qu'il est aisé de prévoir.

Le cathéter plein de M. Gensoul est en acier; sa longueur totale est de 12 centimètres. On peut le diviser en trois parties : 1" le manche ou la plaque ; 2° la tige, intermédiaire à la plaque et au crochet; 3° le crochet, ou portion naso-lacrymale. C'est dans la direction des courbures de cette dernière partie que gisent les différences qui existent entre la sonde destinée à la narine gauche (PJ. V, fig. i) et celle pour la narine droite (même planche, fig. 2); ces dispositions n'ont pu être qu'imparfaitement rendues par le dessin. Si, après avoir placé le cathéter sur un plan horizontal, les deux faces de la plaque tombant perpendiculairement sur ce plan et le bec de l'instrument regardant en haut, vous voyez que la convexité médiane du crochet est tournée à droite, sa concavité à gauche, et que le bout de la sonde se porte de bas en haut, d'avant en arrière et de droite à gauche, vous avez affaire à un cathéter gauche La convexité de la partie naso-lacrymale est-elle, au contraire, dirigée à gauche et sa concavité à droite, la sonde est faite pour la narine droite.

manuel opératoire. —Le malade doit être assis et tenir la tête élevée i il est presque toujours inutile de le faire tenir par un aide. Lorsqu'il est pusillanime il suffit de lui faire appliquer le dos et l'occiput contre une muraille, pour l'en/ pécher de se retirer brusquement en arrière. Le chirurgien se place devant lui debout ou assis. La manœuvre peut être divisée en cinq temps : dans le pre' mier on engage dans la fosse olfactive la portion crochue du cathéter - dans le second, on effectue la circumduction; dans Je troisième, on procède à la recherche

|l Peiffer (de Lyon), Considérations sur la nature et le traitement des tumeurs et fistules ■ du sac lacrymal ; thèse inaugurale. Paris, 1 830. «»«e«rs et fistules

UVRE H!. MALADIES DES ANNEXES DE l'(EIL.

de l'orifice inférieur du conduit ; dans le quatrième, on sonde ce dernier; dans le cinquième, on retire l'instrument.

Premier temps (narine gauche). La plaque est saisie par ses deux faces, et de la main droite, entre le pouce, d'un côte, et l'index seul ou bien l'index et le médius, de l'autre. On présente le bec de la sonde à la narine, la plaque étant en bas, 'la tige suivant la verticale, l'avant-bras en pronation; on soulève, en même temps, l'extrémité du nez, avec le pouce de la main gauche, alin d'amener à une position plus commode pour l'opérateur les ouvertures antérieures des fosses nasales ; cela fait , et sans modifier la direction du cathéter, on en engage le crochet dans la narine, jusqu'à ce que la tige soit arrêtée par la lèvre supérieure. Le chirurgien exécute alors un mouvement de traction de haut en bas, et s'assure que la portion crochue repose sur le plancher de la cavité où elle se

trouve. . . r

Second temps. On a pour but, ici, de contourner le cornet intérieur, afin que le bec de la sonde vienne répondre à la voûte qui offre l'ouverture dans la-j quelle il est destiné à pénétrer. Pour cela, la main gauche quitte 1 extrémité] du nez • puis, le pouce et l'index de cette main saisissent la tige, près de 1 or.-j fice de la narine ; c'est ce point du cathéter qui deviendra le centre du mouve-É ment de circumduction. La main droite continuera à rester chargée du manche, mais on la placera en supination. Cette circumduction est analogue au tour du maître du cathétérisme de l'urètre. Le demi-cercle qu'on fait parcourir a 1 instrument, pivotant sur lui-même, s'exécute en conduisant la plaque du menton vers le front, c'est-à-dire d'abord de bas en haut et de gauche adroite, puis do bas en haut et de droite à gauche. L'avant-bras, en supination au c— en de ce temps, revient graduellement en pronation. Le premier lieu, et de dedans en dehors, le plancher nasal, ensuite, de bas en haut , la paroi externe du méat inférieur, et arrive enfin sous la voûte du cornet.

^Troisième temps.-On déprime la plaque du cathéter, communiquant a,n, à ce dernier un mouvement de bascule, dont le centre est vers le point de cuver ue de la narine sur lequel s'appuie la tige, et on lui fait exécuter que quesl Wers mouvements de va-et-vient, jusqu'à ce que l'extrémité du crochet so j nt odùTte dans l'embouchure inférieure du canal nasal. On sont qu on > c> ÏÏ^ÏÏTçL la sonde ne peut plus être ramenée en avant, m refoulée ,i arrière

%rme ^,-Pour engager plus pr^n^U^^on ^ encorelemanche,touten le ramenant de droite ^^^eTt^ du corps, qu'il faut même dépasser un peu vers la gauche. De, qu on est ar J an ac o 'peut, par le toucher, et souvent même par la me eonsUuer dcinc. J Z parties molles'du grand angle la présence de l'extrémité du cathé^ Louise temps.-Le retrait de la tige métallique s exécute dfc c ua tej

sens inverse les mouvements indiqués pour son —Uon^ « cipesprésiderontaucathétérismeduconduitnasaldroi,pourlequelonemPlou,a

également la main droite, mais munie de l'autre sonde gJe n'ai que très-exceptionnellement recours au cathetér.me , ^ mollement désapprouvé par Jœger, par Rosas et beaucoup d autres opbthalnio-

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