‹ Traité théorique et pratique des maladies des yeux [electronic resource]Chapitre 50 sur 501 · CHAPITRE [. — ÛtAfeNOSTIC. . . f · texte numérisé non relu

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posée par un dentiste, enleva le mal comme par enchantement. 11 résulte de l'expérience du docteur Tcirlinck, qui a relaté quelques faits de ce genre, que les dents de la mà&hôiré supérieure ne sont pas seules dans des rapports pathologiques avec l'œil. Résumant les conséquences cliniques qui découlent des documents consignés dans son remarquahle travail, M. Teirlinck établit 1 : 1» que les lésions du système dentaire sont susceptibles de réagir sur l'appareil de la vision et d'y faire naître des affections d'une nature trèsvariée, tantôt par continuité de tissus, tantôt par l'intermédiaire du système nerveux; 2° que les altérations que l'appareil de la vision peut subir, consécutivement à une lésion des dents, sont ou des altérations organiques ou des altérations fonctionnelles.

Plusieurs conjonctivites, toutes fort graves, sont susceptibles de se transmettre par voie de contagion. Un lien commun les unit : l'élément granuleux, dont la connaissance est l'un des points les plus importants de la pathologie ophlhalmique.

Quelques affections, du ressort de l'oculistique, procèdent par paroxysmes réguliers et cèdent aux antipériodiques. Telles sont des amauroses, et surtout des névralgies de la cinquième paire, autour desquelles il est rationnel de grouper la plupart des ophthalmies intermittentes des auteurs.

Par une singulière aberration de la nature, le flux menstruel peut prendre périodiquement la voie des yeux, comme il peut avoir lieu par les narines, les oreilles, les gencives, les poumons, les téguments et d'autres parties de l'économie. On a vu l'hémorrhagie s'effectuer par la conjonctive, par les voies lacrymales, par la caroncule, phénomène tellement exceptionnel, d'ailleurs , que des oculistes ne l'ont jamais rencontré dans une longue pratique. Le professeur Kuhl (de Leipzig) a donné des soins à une dame âgée de dix-neuf ans, bien portante, et qui, malgré une menstruation régulière, était sujette tous les mois, à un écoulement sanguin par la caroncule droite. Le flux durait quelques jours, rebelle aux révulsifs, aux fomentations aluminèttses et à tous les moyens qui furent employés pour le combattre.

MALADIES SIMULEES. DES AFFECTIONS DES YEUX CONSIDEREES AU POINT DE VUE DE L'EXONÉRATION DU SERVICE MILITAIRE.

Quelques individus accusent des lésions dont ils ne sont pas atteints, dans >>n but de lucre. Qui ne connaît les ruses mises en œuvre par certains mentants pour exciter la commisération publique? Un enfant de f.lascow cité par M. Mackenac, et dont les traits portaient l'aspect du chagrin et de la mi-

1 Annales d'ocuUsliqtie, t. XIX, h. 207

sèrc, présentait des excoriations profondes qui sillonnaient ses joues. Elles n étaient pas l'effet des larmes, mais provenaient de l'application volontaire de l'acide sulfurique. L'auteur de celle cruauté était la femme qui gardait l'enfant. Au rapport du même praticien, M. Marshall découvrit une fois dans son hôpital un malade qui, admis pour une oplithalmic, avait arlistenicnt appliqué sur la cornée de l'œil droit un petit morceau de mousseline noire. Cet homme avait récemment perdu la vue à gauche, probablement par suile d'une inflammation ai tificielle.

C'est surtout le désir de se dispenser du service militaire qui a souvent porté les jeune gens à simuler cl à contracter même certaines affections des yeux. I>our séjourner plus longtemps à l'hôpital ou y rentrer quand il avait été contraint d'en sortir, un soldat donnait lieu à des exaspérations continuelles d'une vieille oplithalmic, en introduisant de la chaux vive entre ses paupières. M. Merchie signale la coïncidence bizarre d'une oplithalmic gonôrrhéique déclarée subitement! à la fois chez une dizaine de remplaçants. Ici, les preuves d'inoculation manquaient, mais les présomptions étaient assez fondées pour engager les médecins militaires à se tenir en garde contre les causes auxquelles les sujets atteints d'ophthalmies attribuent leur affection. Un homme, indigne de porter le nom de médecin, paraît avoir fait fortune en produisant, au point de vue de la conscription, des taies artificielles avec le nitrate d'argent et la teinture de cantarides. Quelques sujets ont procédé volontairement à la destruction d'un de leurs yeux. La règle adoptée de libérer les borgnes de tout service militaire, dit le docteur Fallot, est devenue la source des plus graves abus, et plus d'un individu s'est détruit un œil de propos délibéré, pour se soustraire au service. On y mettrait un terme en les employant soit dans les trains, soit dans les compagnies sédentaires, soit dans toute autre position militaire.

La mydriase artificielle, sollicitée avec des solutions hclladonées, est un expédient devenu classique en matière de fraude pour la libération du service. On cite même des jeunes gens qui, redoutant d'être mis eu charlre-privée, après avoir dilaté leurs pupilles, conservaient dans leur rectum une petite fiole contenant la solution, pour être à même de perpétuer la dilatation acquise.

M. Champouillon, professeur au Val-dc-Gràcc, faisait observer, il y a quelques années, à sa clinique, que quand les paysans veulent s'assurer qu'un cheval n'est point aveugle, ils agitent la main devant les yeux de l'animal; les paupières, si la vue est bonne, se rapprochent chaque fois que le geste est réitéré. Les conscrits, qui feignent d'être amauroliques, s'attendent habituellement à une tell épreuve, et se mettent en garde pour ne point se trahir dans celte manœuvre. Dans les cas où l'expérience échoue, et quand la cécité invoquée n'atteint qu'u œil, M. Champouillon a souvent eu recours avec succès au stratagème suivant il fait couvrir l'œil sain, pose la main gauche sur la région précordiale du sujet puis, prenant de la main droite un bistouri, il feint de vouloir le plonger dan l'organe malade. L'individu peut avoir assez d'empire sur lui-même pour ne pa reculer ni fermer les paupières; mais son cœur palpitc-t-il avec violence, il y de grandes présomptions de fourberie. Si les affections amaurotiques oui fro quemment embarrassé' les experts, au point de vue de l'exonération du servie

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