‹ Traité théorique et pratique des maladies des yeux [electronic resource]Chapitre 58 sur 501 · CHAPITRE II. — TRAITEMENT · texte numérisé non relu

CHAPITRE II. — TRAITEMENT

raifort , etc. Le levain, associé à la farine de Un, a clé proposé pour les enfants et pour les sujets doués d'une peau délicate. Plusieurs de mes malades atteints d'ophfhalmies ont été soulagés par l'application de cataplasmes sinapisés derrière les oreilles ou à la nuque.

L'hémospasio a été introduite dans la pratique ophthalmologique belge par le docteur Stiévenart (de Mons) l. Tous ses opérés, à la moindre tendance de réaction, sont chaussés de la botte-ventouse Junot, application qu'on réitère deux ou trois fois par jour, et même davantage, souvent jusqu'à la syncope. M. Warlomont recommande l'introduction de l'appareil Junot dans tous les établissements consacrés aux affections oculaires. Son emploi, dit-il, est des plus simples: le premier infirmier venu peut en être chargé; il constitue une précieuse ressource, non-seulement à la suite des opérations de cataracte ou d'autres tentatives chinirgicales , niais encore dans tous les cas où l'on a besoin d'une révulsion puissante, comme dans les amauroses congestives.

Article 3- — Évacuants.

La fluxion révulsive , engendrée vers la muqueuse gastro-intestinale par les substances purgatives, est mise à contribution par tous les oculistes, dans un grand nombre de lésions ophthalmiques. Le travail, que les intestins exécutent sur le sang qui afflue dans le vaste réseau capillaire qui les parcourt, diminue la masse de ce fluide, imprime une détente générale au système sanguin, effets byposthénisanls qui nc peuvent que soulager l'organe visuel frappé de congestion ou de pblogose. La continuité de la muqueuse qui le tapisse avec celle qui revêt Je tube digestif doit encore être invoquée dans l'explication des résultats salutaires qui dérivent pour l'œil de l'emploi des purgatifs.

Au-dessous d'un an , dans Pophthalmie des nouveau-nés, par exemple, nous prescrivons souvent cinq ou six cuillerées à café, chaque jour, de sirop de cbicorée composé , ou d'un mélange départies égales de ce sirop et d'huile d'amandes douces. A deux ou trois ans, on peut donner 50 centigrammes de poudre de '-nue de jalap dans un peu de panade sucrée, ou 40 ou 50 centigrammes de cette poudre associés à -10 ou 15 centigrammes de mercure doux dans une cuillerée a bouche de sirop de gomme. Dix centigrammes de calomel unis à 30 centigrammes de scammonée purgent doucement les sujets de cinq ou six ans. 4 sept ans, ces doses pourront être un peu plus fortes. Parfois, à huit ou dix ans, nous conseillons 30 grammes de manne et JOjou 15 grammes de sulfate de magnésie fondus dans un verre d'une infusion de fleurs de pêcher. On trompera quelques enfants qui se révoltent contre l'emploi des remèdes en leur administrant une lasse de cafe préparée avec 8 grammes de café ordinaire et une infusion de -':,mm05 J6 fcUlUr de séaé un verre d'eau. On fait infuser ces feuilles a vaisseau clos pendant une nuit; on coupe la boisson avec un tiers de hit On P. u« consedle, dans .e môme but, une compote d'une

1 Annules d'oculisliquc, l. XXXIV, p. 13,

HH [iIVRE* I. — consiukiiaïions (iKNKHAU'.S.

dans jaquella on l'ait cuire pendant lu dernière demi-heure 8 grammes de toi I i -

cilles de séné enfermés dans un siclu-l de gros linge.

Chez les adultes, les pulsations destinées ù solliciter en peu de temps une abondante sécrétion de mucosités sont notamment indiquées quand il s'agit de juguler avec rapidité un travail congestifou inflammatoire de date récente. Nous prescrivons l'eau de Sedlitzj celle de Pullna, la limonade cilro-magriéirienne , un mélange de A grammes de crème de tartre, 2 grammes de sulfate de potasse et de 2 à \ grammes de poudre de racine de jalap, à prendre dans un verte d'eau (formule de Swédiaur), 30 ou 40 grammes de sulfate de magnésie additionnés de 25 milligrammes de tartre slibié dans une pinte de bouillon aux herbes, la scammonée à la dose de 50 ou 75 centigrammes dans du lait sucré ou émulsionnéc dans un demi-looch blanc. Les conditions d'irritabilité de l'estomac pourraient militer pour l'administration de lavements purgatifs.

Dans les cas chroniques (conjonctivite granuleuse, hydropisie sous-rétinienne, variétés amaurotiqu.es de toutes sortes, etc.), une action lente et continue étant plutôt nécessaire, la dérivation sera souvent réitérée, et rendue, par contre, moins énergique. L'aloès, uni à la gomme-gulte (pilules d'Andcrson), à la scammonée, à la rhubarbe, au calomel, nous rend, sous forme pilulaire, des services journaliers dans cette circonstance. Nous conseillons le soufre sublimé avec quantité suffisante de sirop de fleurs de pêcher pour obtenir une masse en consistance d'électuaire , dont on prend d'une à trois cuillerées à café par jour. La manne, les feuilles de séné et la pulpe de tamarin seront prescrites à la dose de 15 grammes de chacune de ces substances, que l'on fera infuser pendant six ou sept heures dans un litre d'eau; on prendra le matin un verre de cette boisson , que l'on édulcorera avec deux cuillerées à café de miel. Le phosphate de soude est un purgatif doux; je le donne souvent dans de la limonade, d'après le conseil d'Orfila. Trop longtemps continuée, la crème de tartre est susceptible de causer delà gastrite et de l'inappétence. La magnésie calcinée, qui fonctionne comme purgatif léger, tout en saturant les acides de l'estomac, conviendra durant la grossesse. La médecine de magnésie sera surtout prescrite aux dames. On la composera (formule de M. Gobley) avec 8 grammes de magnésie calcinée , 30 grammes de sirop de fleurs d'oranger et 90 grammes d'eau. La graine de moutarde blanche , qui précipite les matières fécales , comme corps étranger, et contribue h favoriser lacontractilité de l'intestin par son huile volatile, a vaincu des constipations opiniâtres. On en donne d'une à trois cuillerées à bouche par jour. Une seule cuillerée, délayée dans un peu d'eau et ingérée dans l'estomac avant le dîner, a parfois suffi.

Utiles dans quelques cas où des affections oculaires seraient compliquées d'embarras gastrique, les émétiques tourneraient, dans d'autres circonstances, leur activité contre les malades eux-mêmes et joindraient aux lésions existantes un élément de perturbation grave. Les polyémies cérébro-oculaires ne peuvent que s'exaspérer par les ell'orls qui précèdent et accompagnent les vomissements. 0 a vu des onyx, des bypopyons se constituer peu d'heures après les secousses eau sécs par l'émétiquc. La cornée est-elle le siège d'une ulcération profonde, elle . perforera facilement sous leur influence. L'œil est susceptible de se vider, s'il

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