‹ Traité théorique et pratique des maladies des yeux [electronic resource]Chapitre 76 sur 501 · CHAPITRE ». — nUlTEMENT · texte numérisé non relu

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nous avons constaté dos améliorations notable^ sous l'influence de ce traitement , Irès-vanté dans les cas de ce genre païFricke.

Dans d'autres circonstances, avons-nous djt, les poudres, sont mises en rapport avec des régions voisines de l'organe visuel. C'est ainsi que, dans des paralysies et dans quelques névralgies, on saupoudre de strychnine, de siil l'aie ou de chlorhydrate de morphine; des vésicatoires établis au front, aux tempes, derrière les oreilles. Dans des opbthalmies internes associées à des douleurs dans le trajet de la cinquième paire, nous avons vu des oculistes allemands recommander un mélange pulvérulent de 30 centigrammes d'opium et de 50 centigrammes de sucre, ou un autre composé d'opium et de calomel , poudre dont le malade doit charger la pulpe du doigt enduit de salive, pour onctions au-dessus du sourcil, du côté affecté. Nous accordons une bien plus grande confiance aux pommades qui séjournent sur le tissu cutané d'une manière plus fixe et plus favorable à l'absorption. Certaines poudres sternutatoires se sont montrées fort efficaces dans notre pratique, contre des affections paralytiques de l'appareil visuel. Nous en dirons autant de poudres mercurielles ou autres que Ton introduit au sein des cavités olfactives dans quelques maladies lacrymales, quand ces dernières notamment sont associées à une inflammation chronique de la membrane pituitaire.

Article 5.— Cataplasmes. — Emploi du cerfeuil dans le traitement

des ophthalmies.

Les cataplasmes sont plus particulièrement applicables à des lésions localisées dans les annexes de l'œil. Doués de propriétés qui varient suivant la nature des substances qu'on fait entrer dans leur composition, ils agissent encore d'une manière différente, selon la température dont ils sont pourvus. Les cataplasmes chauds seront notamment conseillés quand il s'agira de faciliter la suppuration de la peau et du tissu cellulaire sous-jacent; on usera des cataplasmes froids pour faire avorter une inflammation à ses débuts. Ces épithèmes seront renouvelés fréquemment, les cataplasmes chauds surtout, qui perdent avec facilité leur chaleur, principalement en hiver.

Nous conseillons journellement contre les phlegmasies furonculaires ou phlegmoneuses des paupières, après l'ouverture des abcès du sac, etc., les cataplasmes préparés avec la fécule de pomme de terre, la poudre de racine de guimauve, la farine de riz, celle de graine de lin, très-salutaire par l'huile douce qu elle contient. C'est surtout pour le besoin de l'ophlhalmologie qu'il faut veillera ce que celte substance soitfraîcheet debonne qual.lé, et non impure acide etrance Les cataplasmes préparés avec une décoction concentrée de graine de

Kl't °Z XTVe' f >m ama'game avC° unc ^ûté Usante de on, offie ni de la légèreté, sont doux à la peau et conservent longtemps la chaleur. Enltahe, nous avons vu plus particulièrement conseiller £ «total de miles de mauve, en Allemagne, ceux de mie de pain et de lait V ra s de apphcation de la pâte de Canquoin, dans les tumeurs et les *tu e , maies, les cataplasmes émollients froids, que nous arrosons quelquefois d^ eu

''lvlui I. — CONSENTIONS OIÎNKKAI.KS.

(l'extrait de Saturne, sont très-propres à prévenir et à modérer les accidents in flammatoircs.

Peu de lésions ayant pour siège le globe oculaire, militent pour l'application de ce genre de topiques. Quelques ophlhalmies érélhistiques, avec sentiment de tension et de chaleur, trouvent dans l'emploi des cataplasmes froids un amendement notable. Les cataplasmes émollients sont très-nuisibles dans les ophthalmo-blennorrhées aiguës, comme Desgenettes s'en est plusieurs fois convaincu dans l'ophthalmie d'Égypte; ils augmentent la laxité et la tuméfaction de la conjonctive, et sont susceptibles de favoriser la rupture de la cornée et la perte de l'œil. Mais quand cet organe a été mis hors de service par un phlegmon, à la suite d'une opération malheureuse de cataracte, par exemple , l'application des cataplasmes est avantageuse, comme avant ou après Pouverture spontanée ou artificielle des abcès; ils hâtent la tonte purulente de l'œil et contribuent à enrayer les douleurs atroces que provoque l'étranglement intra-oculaire.

Les cataplasmes laudanisés tièdes et ceux préparés avec un mélange de farine de graine de lin, de poudre de feuilles de ciguë et de poudre de feuilles de jusquiame, nous ont été fort utiles pour calmer les souffrances qu'engendre l'iritis. Ils doivent avoir un petit volume, afin de ne pas fatiguer l'œil par leur poids ; on les appliquera au moment des paroxysmes. Aux feuilles de ciguë et de jusquiame, le P. Debreyne associe celles de laurier-cerise. Rognetta prescrit de faire dissoudre quelques grammes de sel de nitre dans 30 ou 40 grammes d'eau, et d'arroser de ce liquide des cataplasmes de mie de pain et de lait : ils sont trèspropres, d'après lui, à apaiser les douleurs qui accompagnent certaines ophthalmies, et la phlogose décline parleur action hyposthénisante.

La famille des ombellifères, à laquelle appartient la ciguë, nous fournit une autre plante qui jouit, comme elle, de vertus résolutives et calmantes : c'est le cerfeuil, scandix cerefolium de Linnée. Tourmenté par une inflammation chronique des paupières et des globes, Sauvages, professeur à la Faculté de médecine de Montpellier, sollicita, en 1762, les avis de Demours , qui lui indiqua, entre autres moyens, d'appliquer, tous les soirs, sur les yeux, en se mettant au lit. un cataplasme de cerfeuil cuit dans son jus, entre deux plats, sur les cendres chaudes. «Vous le mettrez chaud, à nu, poursuivait Demours, avec une compresse par-dessus, et le lendemain matin, vous les baignerez dans de l'eau de Balaruc. » Plus loin, l'auteur ajoute : «Le célèbre professeur suivit tous ces conseils, et se félicita particulièrement de l'usage du cerfeuil. » Après avoir relaté une observation de guérison que valut au docteur Chabrely l'application de cette ombcllifèrc, Florent Cunier disait : «Le cerfeuil est vulgairement employé, dans plusieurs parties de laBelgiquc, en cataplasmes et fomentations, dans les panaris et les ophthalmies. Nous avons vu ce moyen réussir entre les mains d'un curé, dans un cas de photophobic scrofuleuse dont il avait été impossible de triompher. Une vieille femme d'Assche, près Bruxelles, guérit l'ophthalmie des nouveau-nés par les instillations de suc de persil. En 1835, plusieurs soldats curent recours àelle, et ce moyen faisait avorter le mal qui, chez leurs camarades, passait à la purulence et nécessitait leur envoi à l'hôpital. De pareils faits ne doivent pas être perdus pour la science. »

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