‹ Traité théorique et pratique des maladies des yeux [electronic resource]Chapitre 77 sur 501 · CHAPITRE 11. — TltUÏRMENT · texte numérisé non relu

CHAPITRE 11. — TltUÏRMENT

Observation IV. — J'ai clé consulté, en 1844, par un maître de pension dont la fille, âgée de dix ans , élail affectée d'une ophthalmie intense à l'œil droit , avec sécrétion muqueuse abondante, phlyclènes garnissant le cercle scléro-kératique, photopliobie et larmoiement. Je conseillai les dérivatifs, les mercuriaux, un traitement, en un mot, en harmonie avec la gravité des symptômes. Celle prescription, faite le 6 juin . amena une améliora'.ion sensible. Le 10, une recrudescence se manifeste; le blépharospasme est au plus haut degré qu'il peut atteindre. La malade se plaint d'une chaleur brûlante, de douleurs vives et lancinâmes dans l'organe. Nouvelle prescription, composée des mêmes éléments, mais plus énergique. Or, rien de tout cela ne fut exécuté , et cependant la jeune fille se trouva, au bout de vingt-quatre heures, soulagée comme par miracle. Les avis d'une commère, chose si fréquente dans la pratique, l'avaient emporté sur ceux do l'homme de l'art. Depuis trois heures de l'après-midi jusqu'à six heures du lendemain malin, des cataplasmes de cerfeuil avaient été constamment maintenus sur les paupières de l'œil phlogosé, l'herbe cuite pendant dix minutes ou un quart d'heure étant placée à nu sur ces voiles; de plus, l'organe avait été soumis à de nombreuses lotions avec une décoction concentrée de cerfeuil. Je dus consentir à ce qu'on persistât dans la même médication, à laquelle j'associai quelques éléments thérapeutiques; mais j'appris, peu de temps après, qu'on se borna, comme ci-devant , à l'emploi de la plante salutaire, qui, par ses heureux effets, avait captivé la confiance de la famille. Le cerfeuil, en résumé, fil seul les frais de celle cure rapide.

Ce fait contenait un enseignement dont je résolus de profiter, et j'ai consigné, au tome XIII des Annales d'oculistique , les résultats satisfaisants que m'a fournis le cerfeuil. Le docteur Dubois rapporte 1 qu'il eut Foccasion de s'en louer, à Nice, chez un enfant atteint, par suite d'une ophthalmie des nouveau-nés, d'une tuméfaction considérable des paupières. Plusieurs moyens avaient été stérilement mis en œuvre ; le blépharospasme et l'énorme bousouflement des voiles palpébraux s'opposaient à ce qu'on pût attaquer le mal comme il devait l'être. « Nous serions encore à douter, dit-il, de l'agent thérapeutique capable d'obtenir une résolution tant désidons, si le docteur Faucher de Corvey ne nous eût fait parvenir l'observation publiée par le docteur Deval. En ayant eu connaissance, le soir, nous nous décidons à l'emploi du cerfeuil. Après avoir fait bouillir cette plante pendant dix minutes (sommités des tiges), nous la laissons refroidir, et nous l'appliquons , à nu, sur les paupières. Cette application est renouvelée d'heure en heure. Sur les onze heures du soir, les paupières sont affaissées, comme par enchantement, et conservent cependant encore une couleur violacée. La purulence a diminué beaucoup. Nous persévérons , toute la nuit , et, le lendemain , nous pouvons examiner parfaitement les globes oculaires. » Nous ne suivrons pas l'auteur dans les détails ultérieurs de sa médication, qui fut couronnée d'un plein succès, bien que la cornée eût déjà commencé à s'ulcérer dans sa région antérieure.

1 Dubois, Considérations sur la thérapeutique de l'ophthalmie des nouveau-nés et sur unnouveau traitement par le cerfeuil et le nitrate d'argent. Montpellier, 1846.

■ 1. — CONSIPKIUTIONS GKNKIULES.

Article 6.- Vaporisations-Sachets. -Insolation de l'œil.

J'ai vu des conjonctivites subaiguës ou cl,roniques„diminuer notablement nar expositon des yeux à la vapeur de liquides médicamenteux lrès-2uds

■ camomille. Lun de mes malades, atteint depuis lonclemi,. d une double kératite ponctuée, avec synéchie postérieure , recouvra WlS

KS 6 d'lnC POnimadC ' r de -rcu,.; fleuré d

hre, dont , dan pnve avant l'emploi de cette médication. Chez un autre af

mença a s établir des qu'il se soumit à des douches de vapeurs dirigées vers les paupières fermées. Les fumigations avec une infusion de feuille The doue se sont montrées efficaces dans la pratique du professeur Uugie . Ce ntt eu gênera que dans les inflammations atoniques que nous avons re cou s à cé genre de bains gazeux ; ils favorisent la résolution des phlegmasies 2 lu ci an dans e travail morbide qui languit un mouvement saluLe. On' év tera de e soumettre aux fumigations dans une chambre froide, et de s'exposer, amies avoir pratiquées, à l'influence d'un courant d'air P

Le docteur Bouchet, médecin de l'Hôtel-Dieu de Lyon, a proposé contre le, ophthalnues dites scrofuleuses , les fumigations iodées'. 11^,^ 4 qudqu fragmen s d'iode sur une capsule métallique suffisamment chauffé , et au-dessu de laquelle on place une espèce d'entonnoir terminé par une embouchure s u

S à P t^ ïrrhCe°Cnh[reeSt amSi ---^-silongtemps,qu'on« desne, a l action de la vapeur entièrement recueillie. Ce moyen ne parait avoir ele expérimente que par son auteur.

En 1858 nous avons appelé l'attention de nos confrères sur les succès mie nous avaient fournis contre l'héméralopie, les vapeurs azotées, traitement qui seia plus tard 1 objet de quelques détails. Parfois encore, les fumigations ont été invoquées avec fruit dans d'autres formes d'amaurose et dans certaines paralysies de la troisième paire et d'autres nerfs de l'œil. On emploie plus particulièrement, dans ces cas, en présence d'une débilité locale, sans apparence aucune de congestion, des liquides alcooliques de toutes sortes , desdthera.de. huiles essentielles, qu'on peut mélanger, dans des proportions variables, et que on additionne souvent d'ammoniaque. Le malade en verse une certaine quantité dans la paume de la main, pour frictions sur le front et les tempes si les deux yeux sont affectés, sur le front et la tempe, du côté compromis, si un seul organe est envahi ; puis, les yeux ou l'œil sont exposés à la vapeur du remède , Je creux de la main étant approché des paupières. C'est à celte môme catégorie qu appartiennent les collyres gazeux , mélanges solides ou le plus souvent liquides, qui fournissent des vapeurs excitantes auxquelles l'œil est soumis Le collyre de Leayson, dans lequel il y a un dégagement dc vapeurs ammoniacales, par les réactions chimiques, résulte d'un mélange, dans un flacon bouché à

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