MOYENS CHIRURGICAUX
Pour les opérations des yeux , comme pour celles qu'on exécute sur d'autres parties du corps, il peut y avoir un temps de nécessité et un temps d'élection. Elles ne doivent pas être différées toutes les fois que le salut de l'organe est menacé, et, à plus forte raison, quand chaque jour amène l'aggravation d'un mal qui met l'existence du sujet en péril, comme une affection cancéreuse qui milite pour l'extirpation dubulbe. Dans d'autres circonstances, il convient souvent d'attendre que le malade ait été soumis à un traitement interne qui rende le succès plus probable, que certaines lésions concomitantes de l'œil ou de ses annexes aient été palliées ou guéries, qu'une maladie régnante, et surtout une épidémie ophlhaH mique ait cessé d'exercer ses ravages. L'âge peut encore avoir une influence sur l'époque d'exécution de l'opération. 11 est, par exemple, permis d'attaquer une
i Archives générales de médecine, octobre I8ii9. — Ihdlelin de thérapeutique, t. LA lï> p. 47.'').