LIVRE III. CHAPITRE II
temps, de manière à procurer, au besoin, des rentrées promptes et assurées.
En dehors de ces escomptes et dans le cercle ordinaire de ses affaires, le changeur n’achète ni ne vend du crédit ; toutes ses opérations sont au comptant. S’il accepte des dépôts, c'est dans les mêmes conditions que tout autre marchand. S’il trouve et prend à crédit une partie ou la totalité des monnaies qui lui sont nécessaires en magasin, il se met dans le cas du marchand dont le capital serait insuffisant et qui y suppléerait, soit par une commandite directe, soit par l’emploi d’un crédit équivalent. Cette situation est en dehors des conditions spéciales du commerce du changeur.
Toutefois le changeur aurait sur le négociant ordinaire cet avantage, qu’une marchandise réalisable à tout instant et à un prix peu variable lui permettrait de remplir ses engagements sans courir de grandes chances de perte. C’est pourquoi sans doute le changeur accepte facilement des dépôts.