‹ Traité théorique et pratique des opérations de banque (volume 2)Chapitre 14 sur 328 · I.F.S CAPITAIX · texte numérisé non relu

I.F.S CAPITAIX

observer que le mouveiueut de leur caisse ue représente qu’une portion minime de leurs affaires, et que leur encaisse est la moindre et la plus stérile partie de leur actif.

Cependant il suffit de considérer un seul instant l’ensemble des richesses qui existent, pour voir que l’or et l’argent monnayés n’en forment qu'une fraction minime et presque imperceptible. Cette fraction a son emploi déterminé comme instrument des échanges, comme type des évaluations, et aussi comme moyen de remplir des engagements imprévus, comme réserve; mais elle ne tire de ces emplois aucune propriété qui fasse exception aux lois générales de la production. Au reste, tous les progrès du commerce tendent à diminuer le prix des services productifs de la monnaie, à réduire, dans les échanges, l’emploi de cet intermédiaire. Déjà les compensations de créances qu'opère chaque jour le plus petit commerçant, le banquier le plus restreint dans, ses opérations, dépassent de beaucoup la somme des paiements effectifs : la simple transmission d’une lettre de change ou d’un billet à ordre opère le plus souvent plusieurs échanges contre un seul paiement, et le billet de banque remplace presque entièrement la monnaie.

Pour bien comprendre comment les sommes de valeurs, sous forme de monnaie ou évaluées en monnaie, ont pris le nom de capitaux, comme si elles étaient les capitaux par excellence et préférablement à tous les autres, il est nécessaire d’analyser avec attention les éléments qui constituent le contrat de crédit.

2* édition,

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