UVRE IV. CHAPITRE
nombres pour les Trois-Royaumes on trouvait 277 banques de circulation et 1 354 bureaux d’émission.
Pendant les cinq années qui avaient précédé l’acte de 1844, la circulation des banques provinciales d’Angleterre tendait à se réduire à de justes limites, sous l’empire des mêmes causes qui ont réduitcelle des banques d'Ecosse. En 1839, cette circulation s’élevait à 11,715,527 en 1843, elle n’était plus que de 7,667,916 1. Les banques dont le capital était trop faible disparaissaient, et les échanges de billets de banque à banque, devenus plus fréquents, éliminaient de la circulation le papier parasite. L’acte de 1844 devait précipiter le mouvement ; aussi au 30 décembre 1848, la circulation des banques particulières s’élevait à 3,492,340 /., et celle des banques par actions à 2,529,498 /., en tout 6,021,838 1. On peut supposer toutefois que lors même que cet acte n’aurait pas existé, la circulation des banques de comté n’aurait guère moins diminué. Ces banques échangent leurs billets-monnaie par correspondance ou par l’intermédiaire de leurs agents sur la place de Londres; les différences se règlent en papier à vue sur Londres. — Le capital moyen des banques par actions excède 100,000 la plus puissante d’entre elles a 750,000 l. de capital; celui de la moindre s’élève à 21,800 L
§ 3. — Banques d'Irlande.
L’Irlande a sa banque privilégiée, établie en 1783, au capital de 600,000 /., à l’instar de la Banque d’Angleterre, et favorisée comme celle-ci par les lois de 1844 et 1845 ; il existe aussi dans le même pays des banques par actions dont quelques-unes ont leur chef-lieu à Londres et leurs succursales seulement en Irlande.
La banque d’Irlande a vingt-trois succursales; son bilan présentait au 12 février 1848 les chiffres suivants :
Nil.
Billets de 5 l. el plus.
— au dessous de 5 I.
comptes courants :
de l’État. 1,336,6001 — privés. . 2,160,500)
Effets publics.
Poitefeuiile.
Espèces. .
Snir.
On recoriPAit bien vite à ces chiffres la banque d’Etat qui fait
à peu près autant d’affaires avec le gouvernement qu’avec le public, et qui, malgré son crédit incontesté, conserve un encaisse important.
Le tableau suivant de la circulation moyenne des banques d'Irlande pendant les quatre semaines expirées le 19 mare 1853 peut donner une idée de leur constitution.