‹ Traité théorique et pratique des opérations de banque (volume 2)Chapitre 63 sur 328 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

DES ARBITRAGES

Les villes, les États, comme les particuliers, compensent leurs dettes et leurs créances plus volontiers par des écritures que par des paiements effectifs d’espèces; et les banquiers, par lesquels s’opèrent la plupart des compensations entre particuliers, effectuent aussi le plus souvent les compensations de dettes et de créances entre les diverses places de commerce. Les effets qu’ils reçoivent en recouvrement constituent en leurs mains un dépôt dont ils doivent compte à leur commettant, mais par lequel ils deviennent propriétaires, vis-à-vis des tiers, des remises qui leur ont été fàites, lesquelles se confondent dans leur portefeuille avec les effets qu’ils acquièrent par l’escompte ou autrement. Les banquiers disposent de ces remises librement et sans contrôle dans les relations qui s’établissent entre eux.

Si nous reprenons la supposition que le papier sur Paris perd 1 p. °/0 à Lyon, ou que celui sur Lyon gagne 1 p. % à Paris; si en même temps, sur la place de Milan, le papier sur Paris gagne 1 p. °/0, tandis que celui sur Lyon y perd une différence égale,

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