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Ces deux opérations sur le report-différence ne peuvent être faites que par des hommes qui ont réellement en leur possession des capitaux dans le premier cas, des rentes dans le second : elles ne sont point à la portée du grand nombre des spéculateurs et ne constituent pas, à proprement parler, une spéculation, mais un placement temporaire de fonds ou de rentes. Elles conviennent également aux capitalistes et aux banquiers, qui s’y livrent fréquemment. On remarquera que ces opérations tendent incessamment à rapprocher les cours à terme des cours au comptant, les conditions du marché aléatoire des conditions du marché vrai, du marché au comptant.
Le report surprime ne diffère que très-peu de celui-ci. Il consiste à acheter fin courant ou à la prochaine liquidation' une certaine quantité de rentes ou actions par marché ferme et à les revendre à prime pour la même époque, de manière à bénéficier sur la différence des cours fermes et à prime.
Pierre, par exemple, achète 4,500 fr. de rente à fin courant en cours de 104 fr. et il revend au même instant l’inscription ainsi achetée à 105 fr. dont un. Si la prime est levée, Pierre a gagné la différence qui existait entre les deux cours, soit 1,000 fr. ; si la prime est abandonnée, l’inscription lui reste à 103 fr. , c’est-àdire à 1 fr. au-dessous du prix auquel il a acheté. Les opérations de ce genre tendent à empêcher que les cours au comptant, ferme et à prime, ne s'écartent beaucoup l’un de l’autre.
3° Iæ mot report a une autre acception beaucoup plus usitée et