‹ Traité théorique et pratique des opérations de banqueChapitre 215 sur 268 · LIVRE Y, CHAPITRE III · texte numérisé non relu

LIVRE Y, CHAPITRE III

des entrées et des sorties de caisse. En effet, s'il n'existe d'erreur ni dans les écritures, ni dans la caisse, la somme du solde de la veille et des entrées du jour est nécessairement égale à celle du solde du jour et des sorties, et le total des espèces en caisse est exactement égal à la somme qui ressort en solde des livres.

On vérifie toutes les écritures de la main-courante de caisse en établissant cette balance.

La plupart des maisons passent les virements par mandats à vue et sur place par entrée et sortie de caisse ; mais ces mandats sont rares dans les maisons particulières, et l'usage de ce moyen d'économiser la monnaie ne s'est pas encore répandu. En général, les négociants éprouvent une répugnance regrettable à se séparer de leur caisse et à remettre au banquier le soin de la tenir.

Effets. — Les effets peuvent être divisés en deux classes : V ceux qui, entrés par l'escompte ou par une remise en compte courant, appartiennent à la banque ; 3* ceux qui sont remis à l'encaissement. Eu France, on ne les distingue guère dans la comptabilité, par suite des anciennes habitudes en matière de comptes courants et du peu d'importance des effets remis autrement que par des ayants-compte.

Livre d'entrée. — Aussi le plus souvent, quelle que soit la provenance des effets, on les inscrit sur un seul et même livre d'entrée. Ce livre est tenu par ordre chronologique. On le règle sur les deux pages dans le sens vertical et horizontal, de manière à couper la ligne en dix sections et à^tracer une case par chaque section. Là on inscrit successivement et par case : l"" un numéro d'ordre que l'on transcrit en même temps sur l'effet; ^ une description sommaire mais complète de l'effet.

A la différence des autres livres, celui-ci porte une inscription indicative en tête de chaque colonne, soit à cause du grand nombre des colonnes qu'il contient, soit parce qu'il est ordinairement tenu par les commis débutants.

Ce livre, que Ton appelle quelquefois « livre des numéros, » contient, à l'extrémité de la ligne droite, deux colonnes destinées à l'indication de la sortie et de la personne à laquelle l'effet a été négocié, s'il y a lieu. Ce n'est pas tout : on tient

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encore un livre où chaque sortie d'effets est pointée avec les deux dernières colonnes du livre d'entrée.

Dans plusieurs maisons on tient un journal d'eftets à rece* voir où on inscrit chaque effet, soit à l'entrée, soit à la sortie. La balance donne le chiffre des effets en portefeuille. On en extrait, pour les renseignements, une sorte de grand-livre qui a son importance. Sur ce livre on ouvre une tête à chaque ayant-compte; on le crédite du montant de l'effet par lui fourni, et on indique le domicile du débiteur, l'échéance et la somme. Ou mieux encore : au lieu de diviser la page par moitié en doit et avoir ^ on la règle par une colonne de dates è gauche, un espace blanc, et à l'extrémité droite, trois colonnes de francs et centimes; sur la première sont inscrites les entrées en crédit, sur la seconde les sorties en débit, et sur La troisième les différences dans la forme indiquée au modèle ^ ci-joint :

M. Claude^ négodarU.

DATES

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