SOLDE
Août
Son Bj eieompté ce jour ou «/ 6/ compote dei effêU tuiv. W 5M0 «' . » «" .etc
Par caisse •,*.....
eo
Septembre
En cas de réescompte des effets ou de remise en recouvrement, on peut ajouter une colonne indiquant cette espèce de sorties. Mais dès qu'on remet du papier à long terme, on n'a plus aucun moyen commode de constater qu'on est libre des risques de l'endossement.
Cette comptabilité, suivie à jour et même à l'heure dans les grandes maisons, tient le banquier au courant, sur simple inspection, de l'état réel de ses affaires avec l'ayant-compte, parce qu'elle met constamment le solde en évidence et indique d'un coup d'oeil le montant des engagements escomptés ou passés en crédit au compte courant et non encore échus.
Mais ce livre n'appartient point à la comptabilité proprement dite ; c'est plutôt un livre de renseignements. On peut en dire autant du Livre des Risques, où on inscrit, effet par effet, le montant des endossements consentis par la maison.
UVU T, CHAPITRE lU. 470
On peut ranger dans la môme catégorie le Livre d'Échéances qui n'est qu'un livre d'ordre. Tous les jours de l'année, dimanches et fêtes exceptés, y sont inscrits en tête des pages, à des intervalles plus ou moins éloignés, suivant l'importance présumée des échéances. On donnera, par exemple, plus de pages aux 5, 10, 15, 20, 25 et fins de mois qu'aux jours ordi* naires, plus de pages à tel mois qu'à tel autre. £n somme, ce livre est une sorte d'agenda réglé par trois colonnes de francs et centimes à droite de la page. On y inscrit d'abord, le jour même de l'entrée, le numéro de l'effet, le nom du cédant, du souscripteur ou de l'accepteur, et le montant de la somme y exprimée. Puis, au jour de l'échéance, si l'effet est payé, on en rapporte le montant dans la seconde colonne; et s'il n'est pas payé, dans la troisième. L'effet impayé est retourné le jour même du protêt ou de la présentation, s'il est sans frais, au cédant qui en doit rembourser le montant ou reprendre l'effet et en donner récépissé, s'il a un compte créditeur. Dans le premier cas, il n'y a pas lieu de passer de nouvelles écritures ailleurs que sur le livret de service de caisse ; dans le second, l'effet et les frais, s'il y en a, sont passés au débit du compte du cédant. Si l'effet reste à la banque, il passe sur un livre spécial d'effets en souffrance ou au remboursement.
Le livre d'effets à payer est un journal sur lequel on inscrit, à la date de leur échéance, les billets souscrits par la maison le jour même de leur création, les lettres acceptées le jour de l'acceptation. On n'est pas dans l'usage d'y inscrire les avis de correspondants qui, en effet, n'engagent pas la maison d'une manière formelle. Ils sont inscrits sommairement par sommes, avec les effets à payer proprement dits, sur un livre d'échéances réglé comme le livre d'échéances actives.
Par une exception remarquable, le livre d'effets à payer est tenu presque toujours à l'inverse des autres; le crédit est inscrit è gauche et le débit à droite, parce que ce livre est effectivement la reproduction de ceux des porteurs d'engagements de la maison dont le crédit constitue le débit de la maison et réciproquement.
Enfin l'on sépare ordinairement le compte profits et pertes en frais généraux de commerce et agios actifs ou passifs.
changes et commissions. De là deux livres spéciaux, sur le premier desquels sont portés les appointements des employés, les réparations ou le loyer, les frais de bureau, d'entretien du mobilier, etc. Sur le second viennent se placer les escomptes, commissions et changes perçus ou payés par la maison. D n*y aurait aucune irrégularité à considérer les effets à recevoir comme une marchandise et à se dispenser de passer jour par jour écriture des escomptes et agios. Si Ton suivait ce système, on insérerait, lors de Tinventaire, le montant des effets existants au crédit du compte et Ton balancerait par profits et pertes. Cette balance donnerait le montant des intérêts et agios, comme le solde du compte marchaodises présente dans le commerce la somme perçue pour différence de prix ; mais il vaut mieux, selon l'usage, relever jour par jour les intérêts et agios.
On comprend qu'il est facile de subdiviser en un très-grand nombre de livres, selon les matières et les besoins du service, tous les livres que nous avons énumérés. Le journal d'effets à recevoir peut être scindé, par exemple, par la distinction des effets sur place et des effets sur le dehors ou l'étranger, des effets sur nantissement de marchandises ou sur dépôt de titres, soit de rentes, d'actions ou autres valeurs.
En réduisant les livres auxiliaires à leur expression la plus simple, on trouve quatre journaux, correspondant aux quatre grands comptes généraux : Caisse, Effets à Recevoir ou Portefeuille, Effets à Payer et Profits et Pertes. Ces livres sont plus ou moins divisés, selon que la maison passe un nombre d'articles plus ou moins considérables; mais ces subdivisions ne changent point le caractère de ces livres et n'altèrent en rien l'exactitude de la comptabilité.
Le livre d'entrée des effets ou des numéros, celui de sortie, les deux livres d'échéances actives ou passives, le livre des risques ne sont que des livres d'ordre ou de renseignements généraux. Le livre d'entrée se subdivise, pour la facilité du travail, par ordre alphabétique. Ainsi on inscrit sur un même volume lés effets sur lesquels le nom du cédant commence par les lettres de A à K, et dans un autre, les effets où le nom du cédant commence par les lettres de L à Z; et, s'il le faut, rien n'est plus facile que de subdiviser encore ces deux volumes.
Les mains-couraDtes des quatre grands comptes peuvent être divisées en deux volumes : sur le premier sont inscrites les opérations des lundis, mercredis et vendredis ; l'autre reçoit les opérations des mardis, jeudis et samedis. Par ce moyen, on a l'avantage de pouvoir relever, à la comptabilité générale, les opérations de la veille^ sans embarrasser les employés qui tiennent les mains-courantes et qui travaillent sur un des deux volumes, lorsque la comptabilité relève les écritures de lautre et réciproquement.
Journal. — Ce livre est réglé, comme dans le commerce^ par une ou deux colonnes simples à gauche de la feuille sur lesquelles on inscrit en regard de chaque article le numéro de la feuille de la main-courante à laquelle il se rapporte et le folio du livre des comptes courants ; le premier de ces chiffres est inscrit au moment où on fait le journal ; le second, lorsqu'on le relève au livre des comptes courants. A droite de la page sont deux colonnes de caisse. Dans la première on inscrit en détail les sommes entrées ou sorties, et on reporte le total en un seul article par jour, à la seconde. Dans les grandes maisons, on inscrit au journal successivement les articles du crédit et ceux du débit que Ton totalise, de manière à voir, jour par jour, si les sommes sont égales, ce qui donne lieu à une vérification quotidienne.
Les articles inscrits sur le journal sont destinés à une double classification; au livre des comptes courants, ils sont détaillés quant aux personnes; au Grand-Livre ils sont résumés dans leurs résultats sous le chef des comptes généraux. Dans Tinscription des articles on peut donc négliger les détails qui ne se rapportent pas directement aux personnes et porter en résumé et par groupes tout ce qui se rapporte à la comptabilité intérieure sur laquelle les mains-courantes fournissent toujours, au besoin, tous les renseignements désirables. Ainsi pour rinscription des effets d'un bordereau, il sufflt d'indiquer le nom du cédant, l'échéance et le lieu de payement, c'est-à-dire la base des calculs relatifs au change ou à l'escompte. Encore peut-on se passer de ces détails si, comme plusieurs maisons bien tenues, on a une main-courante pour les bordereaux, sur laquelle sont établis les changes, commis-
siens, etc., et si on a le soin de remettre chaque fois sur le livret de Tayant-compte, ou sur une feuille volante qu'on lui remet, le résultat détaillé de la négociation. En ce cas, il suffit d'inscrire le nom et la somme, comme s'il s'agissait d'un article de caisse.
Il est évident que le Journal d'une maison importante ne peut pas être tenu par un seul comptable, à moins qu'on ne le réduise au résumé très-succinct des opérations de chaque jour. On divise ce livre, selon les besoins, en quatre journaux correspondant aux quatre grands comptes, ou en un plus grand nombre s'il le faut. Une fois la division admise, elle n'a plus de limites fixes. Sur chacun de ces démembrements du Journal, on classe les articles des mains-courantes en autant de chefs qu'il y a de comptes au Grand-Livre, c'est-à-dire ea concordance avec la subdivision déjà introduite dans la comptabilité. Quelques maisons même n'ont point d'autre journal que les mains-courantes, sur lesquelles les articles sont indiqués et classés sommairement sur une feuille volante, au fur et à mesure des inscriptions, par l'employé même qui tient la main-courante. Lorsqu'il s'agit ensuite de relever ces premières écritures, soit au livre des Comptes courants, soit au Grand-Livre, on collationne et on pointe la feuille de classement avec la main-courante. On recherche la cause des discordances, s'il y en a ; on s'assure qu'aucun article n'a été omis, puis on passe écriture.
Les journaux ou mains-courantes sont toujours tenus en deux volumes, afin de rendre le travail plus facile et de permettre à tous les commis de travailler en même temps.
Livre des Comptes courants. — C'est un grand-livre sur lequel chaque ayant-compte a une tête séparée sous laquelle on relève, d'après le journal, soit à son crédit, soit à son débit, chaque article entré ou sorti pour son compte.
Dans plusieurs maisons, le livre des comptes courants, au lieu d'être réglé par débit et crédit séparés, selon la méthode ordinaire, n'a que deux colonnes à gauche, l'une de dates pour les articles du crédit et du débit, l'autre pour l'inscription du folio du journal d'après lequel l'article est rapporté, et, à droite, une colonne d'échéances, une colonne indiquant le
LlTBl V, GHâPITBK III. 483
nombre des jours pendant lesquels l'intérêt a couru, puis deux colonnes de caisse destinées à recevoir les sommes qui expriment Tintérét produit, soit au crédit, soit au débit'. Le compte ainsi tenu présente cet avantage^ qu'à tout instant il offre à Tœil et à l'esprit un résultat net, clair et qui permet d'arrêter et de régler à volonté et sur-le-champ. — Dans les comptes courants sans intérêt réciproque, les trois premières colonnes à droite suffisent : elles présentent la balance des capitaux.
La plupart des banquiers relèvent la balance quotidienne de chaque compte courant sur un carnet que Ton appelle « Livre de situation, lo La balance générale des comptes généraux se trouve au Grand-Livre.
Là, comme dans le commerce de marchandises, tout vient se résumer en totaux. Mais à la différence du Grand-Livre de commerce, il est utile que celui du banquier soit tenu par jour et au courant. En général, chaque livre auxiliaire a un compte ouvert au Grand-Livre, et comme chacun de ces livres ne fournit qu'une somme par jour, un total, les écritures du Grand-Livre ne sont jamais excessives.
Il y a des banquiers qui n'ont point de Grand-Livre et qui se contentent d'un livre de soldes qui leur présente jour par jour le mouvement de chacun des comptes généraux ou personnels qu'il leur plaît d'y inscrire; il y en a qui n'ont pas de journal proprement dit ou qui n'y portent le relevé des mains courantes que par totaux et par jour, comme au Grand-Livre, et qui, au moyen de signes de repère, relèvent directement, comme nous l'avons déjà dit, sur les mains^ourantes le livre des comptes courants iil y en a, surtout en Angleterre, qui ont supprimé le livre des numéros. En outre, chaque chef de comptabilité a sa méthode et ses arrangements particuliers, comme chaque comptable a sa manière de calculer, de telle sorte qu'en dehors des principes fondamentaux de la comptabilité*, il est impossible d*indiquer une règle générale.
Toutefois on peut dire que si le luxe de comptabilité est dis^
* Voir atisfli les modèles ei^près» Ht. IV, ehap; m.
> Voir pour Texposé de ees principes mon Traité des entrepHies MutltieUet, commeràiaUt êtagricokt, \n.U, cbap. ti.
pendieux, s'il a ses inconvénients, les lacunes en ont de bien plus grands et de bien plus coûteux encore. L'absence du Grand-Livre, par exemple, qui est le contrôle général de la comptabilité, ne permet point au banquier de suivre le mouvement d'ensemble de ses opérations et de chaque subdivision de ses affaires en particulier. Dans plusieurs maisons bien tenues, le Grand-Livre est relevé chaque semaine sur un carnet que Ton appelle Livre de soldes ou Semainier général, réglé sur quatre colonnes de caisse à droite, débit, crédit, soldes débiteurs et soldes créditeurs.
Au fond, la comptabilité du banquier diffère fort peu ou même ne diffère point de la comptabilité commerciale ordinaire. Son compte de capital, ses inventaires semestriels ou annuels ne diffèrent point non plus de ceux du commerce, et ils sont faciles, parce que l'inventaire des livres et de la caisse est fait, en quelque sorte, chaque jour; il n'est besoin de faire qu'un inventaire des portefeuilles et de solder les comptes. Il est vrai que dans les maisons importantes la vérification matérielle des portefeuilles est une grosse affaire. Quant aux écritures d'inventaires, elles ne présentent aucun caractère particulier.
Les banques par actions ont une comptabilité semblable à celle qui existe dans toutes les grandes sociétés dans lesquelles des livres spéciaux, tenus au besoin par des employés particuliers, constatent les versements, les transferts, les distributions de dividendes.
Les banques de circulation ont un livre spécial pour l'enregistrement des billets qu'elles émettent; il indique la date de l'émission, le numéro du billet inscrit à la souche et la somme La caisse est débitée par ce livre du montant des billets émis, et créditée de ceux qui rentrent et sont destinés à la destruction. Ceux-ci viennent au débit du compte « billets » dont la balance indique exactement le montant de la circulation. Ce livre spécial n'est qu'une subdivision du compte Effets à payer, et il est soumis aux mêmes règles que ce compte.
Les comptes de correspondants étrangers doivent contenir une double colonne de caisse, parce que les opérations qui y sont constatées sont presque toujours exprimées en deux sor-