LIBELLÉ
aoLl Doit.
Aveir.
JOOBt.
KOHI
Doîr
A^OlT.
Janvier Mars Avril ho Mai Juin JuiUel
1er
fS S6
Solde ancien.
N/ r/ valeur k ce Jour.
N/ r/ v/ h ce lour.
N/ T/ v/ k ce Jour .
i/ r/ à recouvrer.
N/ r/ valeur k ce Jour.
S/ r/ b recouvrer.
InlérèU.
Soldecréd.auSl Juil.
S,Sr7S
Le 15 mars, A débite B d'une remise de fr. 1,800. En réalité, A, est demeuré débiteur de B pour fr. 3,000, du 1" janvier au 15 mars, et il lui doit l'intérêt de cette somme, balance effective du compte courant pendant tout ce temps. Au 1 5 mars donc, on compte les jours, au nombre de 74, qui se sont écoulés depuis le l'*" janvier, et on inscrit le chiffre 74 à la colonne destinée à le recevoir. Puis, pour calculer le montant de l'intérêt dû à B, on multiplie la somme, qui est 3,000 par 74, et on obtient pour produit le nombre 222,000. Deux colonnes sont destinées sur le livre à recevoir l'indication des intérêts qui ont couru, au profit des ayants-compte : on peut calculer sur-le-champ ces intérêts au taux convenu, et les ins-
LIVBI VI, CHAPITRE 11. 514
crire dans la colonne du crédit, ou se contenter d'y inscrire le premier élément du calcul de ces intérêts , le nombre^ divisé par iOO, par le retranchement de deux chiffres à droite. On inscrit donc à la colonne destinée à recevoir les nombres du crédit, le chiffre de 2,230.
Au 18 mars, la balance du compte n'est plus de fr. 3,000, puisqueBa été débité de fr. 1,800. La balance est defr. 1,200, encore en sa faveur, qui portent intérêt de ce jour à celui où le compte est modifié par l'entrée d'un nouvel article : on ne peut qu'alors relever le nombre de jours pendant lesquels l'intérêt a couru, et inscrire le nombre.
Le 8 avril, Â débite B d'une remise de fr. 3,500. Du 15 mars à ce jour, 24 jours se sont écoulés pendant lesquels l'intérêt est dû à B, sur une somme de fr. 1,200. On relève le nombrey qui est 288, et on l'inscrit au-dessous du précédent, dans la même colonne. Puis on fait la balance des capitaux, qui est de fr. 2,300, en faveur de A, et on inscrit cette somme au débit de B contre lequel elle porte intérêt.
Le 25 avril, nouvelle remise de fr. 2,470.50, au débit de B. L'intérêt de la balance de fr. 2,300 a couru contre lui pendant 17 jours : on relève le nombre ^ qui est 391, et on l'inscrit dans la colonne du débit. On fait à nouveau la balance, et elle se trouve de fr. 4,770.60 en faveur de A.
Le 15 mai, B fait une remise d'effets à recouvrer, de l'importance de fr. 5,750.80. Du 25 avril à ce jour, la balance de fr. 4,770.50 avait porté intérêt contre lui pendant 20 jours. On relève donc le nombre 954, que l'on inscrit à son débit. Puis on inscrit la nouveUe balance qui est defr. 980.30 à son crédit.
Le 17 juin, remise de 1,800 au débit de B. Jusqu'à ce jour, la balance de fr. 980.30 avait porté intérêt eu sa faveur durant 33 jours : on relève le nombre 323, et on l'inscrit à son crédit; puis on trouve une nouvelle balance de fr. 519.70 en faveur de A. Elle porte intérêt jusqu'au 25 juillet, pendant 38 jours, ce qui donne le nombre 197, que l'on inscrit au débit du compte.
Le 25 juillet, B ayant fait une remise de fr. 2,880, la balance du compte est de fr. 2,360.30, en sa faveur, et si on règle le compte au 31 juillet, elle a porté intérêt pendaqt
ejouTs, qui donnent le nombre de i41, que Ton inscrit au crédit de fi.
En cet état, le règlement du compte est e:strêp[iement simple : si l'intérêt court au même taux au profit des deux ayants-compte, on fait la somme des nombres du crédit et celle des nombres du débit; on les balance et on obtient 1,440, en faveur du crédit. On divise cette somme par le diviseur fixe^ correspondant au taux d'intérêt convenu, et on porte cet intérêt au crédit du compte. Si, comme nous le supposons, le taux de l'intérêt est différent, on feât Taddition des nombres du débit et on trouve 1,842, qui, divisés par 72, diviseur coirespondant au taux de S Vot donne fr. 21.41. On additionne les nombres du crédit et on trouve 2,972, qui, divisés par 60, diviseur correspondant au taux dô 6 Vo, donnent fr. 49.53. On peut, ou balancer les intérêts et inscrire la différence seulement au crédit, ou porter les deux sommes. Tune au débit, Tautre au crédit, et balancer le compte dans la forme ordinaire.
Dans les maisons oîi Ton se sert des livres appelés comptes faits ^ barèmes j etc., on cherche immédiatement Tintérét de chaque balance et on Tinscrit directement, sans s'occuper du nombre. On fait de même dans les maisons où les employés ayant Thabitude de calculer très-rapidement l'intérêt de toute somme pendant un nombre de jours donnés et à un taui donné, par la méthode des parties aliquotes, ne prennent jamais la peine de chercher le nombre. Alors, quand on règle le compte, on balance d'abord les intérêts et on porte le solde, selon le cas, au crédit ou au débit, puis on balance les capitaux comme à l'ordinaire. Voici la forme que prendrait, en ce cas, le compte qui nous a déjà servi d'exemple :
B. et C*, banquiers à Z. Leur compte d 5 et 6 "/o, au Si Juillei.
SOMMCS.
LIBKLL*
des opérations.
Jours.
IRTttf.TS. 1