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LE RAYON AUTOUR DE BELFORT ET LES AUTRES ARRANGEMENTS TERRITORIAUX

Le tracé de la nouvelle frontière entre la France et l’Allemagne avait été indiqué avec une extrême précision dans l'article 1 des préliminaires. Il englobait Belfort et le territoire avoisinant. Mais, à la dernière heure, les Allemands avaient consenti à nous rendre cette place forte à la condition qu'ils pourraient entrer dans Paris. Ils avaient exigé en plus les deux villages de Sainte-Marie-aux-Chênes et Vionville près de Metz, où s'étaient livrés en août 1870 des combats sanglants et qu'ils tenaient à conserver en témoignage de la valeur de leur armée. Au lieu de corriger le contexte de l’article pour le faire cadrer avec ces deux modifications au tracé primitif, on le laissa subsister dans sa rédaction première. On se borna à y ajouter une finale ainsi formulée : « Toutefois, le tracé indiqué a subi les modifications suivantes de l'accord des deux parties contractantes : dans l'ancien département de la Moselle, les villages de Sainte-Marie-aux-Chênes... et de Vionville... seront cédés à T Allemagne. Par contre, la ville et les fortifications de Belfort resteront à la France avec un rayon qui sera déterminé ultérieurement. »

C'était un succès et qui n'était pas payé trop cher. Restait à établir le rayon qui devait nous être laissé autour de

la place et dont la fixation avait été renvoyée à des négociations ultérieures. A Bruxelles, dès le début d'avril, cette question fut l'objet de pourparlers qui dégénérèrent bien vite en controverses acharnées, d'ailleurs sans issue (1). Nos commissaires militaires soutenaient que par le mot « rayon » on avait entendu parler du rayon militaire à tracer autour de la forteresse, c'est-à-dire du corps de place et des forts qui l'environnaient. Or, disaient-ils, ce rayon ne peut être inférieur à la portée du tir de l'artillerie moderne, portée qui atteignait déjà 10 kilomètres à cette époque et qui avait des chances de s'accroître encore par la suite. Aussi demandaient-ils qu'on ne se bornât pas à tracer un cercle à court rayon dont Belfort serait le centre, mais qu'on nous rendît l'arrondissement tout entier limité, géographiquement et administrativement du côté de l'Alsace par la ligne de faîte des bassins du Rhône et du Rhin.

Les commissaires allemands se récrièrent contre cette extension exagérée qu'on voulait donner à l'emprise française autour de la ville. Selon eux, en accordant Belfort et ses fortifications avec un rayon, on n'avait eu en vue que le territoire militaire, au sens le plus étroit du mot. Or, disaient-ils, on ne trouve dans les traités de paix, dans les ouvrages de droit des gens, aucune indication qui permette de définir le rayon d'une place forte. Seules, les prescriptions de la législation française sur les zones des servitudes militaires peuvent donner une idée précise de ce terme technique. Ce rayon calculé en additionnant les trois zones donne un total de 1.711 mètres (2). Mais les représentants de l'Allemagne consentaient à ne pas s'en tenir à une aussi stricte interprétation. Ils accordaient un rayon d'environ 5 kilomètres. C'était là, toutefois, une faveur pour laquelle

(1) Ces débats ont été racontés dans le plus grand détail par Laussedat, La Délimitation de la frontière franco-allemande, pp. 29 et suiv. Voir encore : Valfrey, Histoire du traité de Francfort, t. I, pp. 101-102; Bourgeois, Manuel de politique étrangère, t. III, pp. 745-746.

(2) Dalloz, y® Place de guerre, n° 61 ; « Pandectes françaises », v° Servitudes militaires, n° 21. Bismarck, dans son discours au Reichstag du 12 mai 1871, l'évaluait à 960 mètres.

ils étaient, disaient-ils, en droit de demander une compensation. A plus forte raison, si nous persistions à étendre plus loin nos demandes, les compensations s'imposaient.

De pareils marchandages pouvaient peut-être surprendre nos commissaires militaires, peu au fait de ces procédés qui sont le pain quotidien des négociations. Mais, avec une diplomatie aussi réaliste que la diplomatie prussienne, il fallait s’attendre à n’obtenir un avantage, si minime fût-il, qu’en le payant au plus juste prix. Or, ce prix elle le fixait. C’était l’abandon pour nous d’une région située à l’ouest de Thionville et que les préliminaires avaient laissée à la France. Nos représentants refusaient d’adhérer à cette combinaison pour deux raisons. D’une part, la cession demandée restreignait, encore plus que ne l’avaient fait les préliminaires, nos points de contact avec le Luxembourg et rendait toute communication impraticable entre la France et ce pays que l’Allemagne essayait d’attirer dans son cercle d’influence. En second lieu, nous renoncions par là à des districts très, riches en minerai de fer, exploités par des établissements métallurgiques très importants.

Ces considérations faisaient hésiter nos agents. Ils espéraient toujours pouvoir élargir le rayon autour de Belfort, sans être obligés d’acheter cet avantage. Mais ils se heurtaient à des adversaires qui ne voulaient céder d’un côté que pour regagner de l’autre. Les choses demeurèrent donc en l’état durant tout le reste d’avril. Au début de mai, lorsque les négociations furent transportées à Francfort, on n’avait pas fait un pas vers une solution définitive.

' A Francfort, la discussion reprit, aussi ardente des deux côtés. Mais là le temps pressait. Aussi fut-elle de courte durée (1). Les Allemands renouvelèrent et précisèrent leur offre d’échange. Ils proposèrent de nous laisser autour de, Belfort un territoire assez étendu, comprenant les cantons de Belfort, Delle, Giromagny, ainsi qu’une partie du canton

(1) Laussedat, op. cit., pp. 40 et suiv., la raconte clans le plus grand détail. Voir également Valfrey, Histoire du traité de Francfort, t. I, pp. 102-103.

de Fontaine. Mais ils maintenaient leur demande de compensation du côté de Thionville. Le principe avait été posé par avance pour toutes les négociations concernant Belfort. En effet, la finale de l'article 1 des préliminaires liait expressément la rétrocession de Belfort et de son rayon à un avantage territorial minime, concédé par nous : l'abandon à l'Allemagne des villages de Sainte-Marie-aux-Chênes et de Vionville (1). Il y avait là un artifice de rédaotion dont la portée avait sans doute échappé à nos négociateurs, mais dont la diplomatie allemande pouvait argumenter pour toute demande ultérieure d'augmentation du territoire belfortain. Il paraissait donc impossible d'obtenir plus que les alentours militaires de la place, si on ne se résignait pas à acheter un élargissement par des concessions territoriales.

C'est à quoi se résolurent nos plénipotentiaires, Jules Favre et Pouyer-Quertier. Ils bataillèrent l'un et l'autre de façon à obtenir le plus possible à l'entour de Belfort et à céder le moins à l'ouest de Thionville. Leur persistance fut couronnée de succès. L'Allemagne consentit, tout en maintenant ses offres au sud, à réduire la largeur de la bande de terrain qu’elle ,nous demandait en échange dans l'ancien département de la Moselle. Elle nous laissait ainsi certains villages industriels, entre autres Villerupt, où il y avait des établissements métallurgiques importants, dont Pouyer- Quertier était l'un des principaux actionnaires (2). Enfin, sur les instances pressantes de nos commissaires militaires, nous obtînmes, à la dernière minute, un agrandissement supplémentaire du territoire alsacien à l'est de Belfort (3).

(1) « Toutefois, le tracé indiqué a subi les modifications suivantes les villages de... seront cédés à l’Allemagne. Par contre, la ville et les fortifications de Belfort resteront à' la France. » (Art. 1 in -fine des préliminaires.)

(2) Clément-Simon, La Comtesse de Valon, Paris, 1909, in-8, p. 272, raconte la scène où Pouyer-Quertier obtint comme une faveur personnelle cette concession.

(3) Grâce à ces arrangements, la frontière était reportée à l’est d’une ligne de communes, allant du nord au sud, commençant par Rougemont au pied des derniers contreforts du ballon d’Alsace et se prolongeant jusqu’après Suarce, pour rejoindre la frontière suisse.

Nous obtînmes surtout que la route allant de Giromagny à Remiremont et passant au ballon d'Alsace restât à la France sur tout son parcours, ce qui nous assurait une voie de communication toujours libre entré la vallée de la haute Moselle et la vallée de la Saône, ainsi que des positions stratégiques dominantes sans lesquelles la valeur de Belfort comme place forte eût été singulièrement diminuée. Ces améliorations importantes ne furent obtenues que le jour même de la signature du traité, le 10 mai, après que l'instrument officiel avait été rédigé. Aussi prirent-elles place dans les articles additionnels (art. 3).

L'échange proposé supposait la rétrocession à l'Allemagne de territoires que les préliminaires avaient laissés français. Nos représentants à Francfort ne se reconnaissaient pas le droit de disposer à eux seuls d'une partie du sol national. Il fallait réserver le droit souverain de l'Assemblée. On décida de lui laisser la faculté d'opter entre deux partis. Ou bien la France se contenterait du rayon réduit autour de Belfort, et ce rayon serait précisément celui que les Allemands avaient jugé eux-mêmes suffisant pour la protection de la place, lorsqu'ils avaient décidé de la garder. Dans ce cas, la distance de Belfort à la ligne frontière nouvelle serait exactement celle qui, sur la carte annexée à l'instrument des préliminaires, séparait la ville demeurée allemande de la frontière telle que l'Allemagne l'avait primitivement tracée. Le rayon concédé était, dans cette hypothèse, de 7 à 8 kilomètres (1). Ou bien la France céderait les territoires du côté de Thionville et alors le rayon de Belfort serait élargi dans la mesure où cela avait été convenu avec nos plénipotentiaires.

La question posée dans ces termes à l'Assemblée nationale donna lieu à une discussion approfondie où furent mises en parallèle toutes les raisons d'ordre militaire, économique, politique qu'on pouvait invoquer pour ou contre le projet

(1) C'est le chiffre donné par tous ceux qui ont pris la parole dans la discussion du projet d'échange à l'Assemblée nationale.

d'échange proposé par l'Allemagne. Attaqué très vivement par certains, il fut défendu surtout par Thiers. Avec sa clarté habituelle, il démontra les avantages, stratégiques surtout, du grand périmètre autour de Belfort; comme quoi, avec la ligne des crêtes du ballon d'Alsace, nous restions maîtres de la route qui relie la vallée de la Moselle à celle de la Saône et du Rhône; comment, enfin, nous pouvions de la sorte faire de Belfort une des plus fortes places de guerre de l’Europe, tandis qu'avec un court rayon, elle serait une place comme une autre et n’aurait plus la valeur qu'elle méritait d'avoir. L'argument tiré de ce qu'on restreignait notre frontière de contact avec le Luxembourg pouvait être écarté. L'important était de rester limitrophes de ce pays, afin de pouvoir invoquer notre droit de voisinage, au cas où la situation internationale de cet État neutre viendrait à être contestée. Sans doute les terrains qü'on nous demandait à l’ouest de Thionville étaient abondants en minerais de fer; mais il nous restait encore ailleurs assez de richesses minérales du même genre pour alimenter l'industrie nationale. D'ailleurs, avec l'échange projeté, nous obtenions une partie des vallées qui approchent Mulhouse, ce qui permettrait à l'industrie alsacienne de se transplanter de l'autre côté de la nouvelle frontière et de demeurer française.

Le seul point que ne toucha pas le chef de l'État avait été abordé par d’autres orateurs. Consentir l'échange, c'était renoncer à des pays que les préliminaires avaient laissés à la France, c'était trafiquer de la nationalité des habitants de la Moselle qui avaient pu croire qu'ils échappaient à l’annexion. Mais on pouvait répondre que ces populations n'avaient pas de droit acquis à garder leur qualité de Français, puisque la convention des préliminaires n'avait pas un caractère définitif. On disait surtout que, si de ce côté nous perdions 7.000 habitants, nous en reconquérions 27.000 de l'autre (1), et que, puisqu'il fallait se résigner, quelle que fût

(1) Chiffres donnés par Valfrey, op. cit.. f I. p. 104, et Favre, op. cit.,

t. III, p. 372.

la solution adoptée, à sacrifier nos nationaux, autant valait en sauver le plus grand nombre.

A une très forte majorité, l'Assemblée opta pour la combinaison défendue par le gouvernement. Ce vote du 18 mai 1871 modifiait le traité de Francfort, du moins dans sa rédaction. La faculté d'option qu'on y laissait à la France n'avait plus sa raison d'être, dès l'instant où la France avait choisi l'une des deux solutions proposées. Mais un instrument diplomatique de cette importance ne peut pas être récrit avec des modifications à son texte, même si elles sont prévues d'avance. L'échange des ratifications qui eut lieu le 20 mai 1871 fournit l'occasion de mentionner les transformations sur lesquelles les deux pays étaient tombés d'accord. Le procès-verbal constate que les stipulations d'échange dont il est question dans l'article 1 du traité et dans le troisième article additionnel feront partie intégrante du traité de paix et que la délimitation de frontière aura lieu en conséquence (1).

Les avantages que nous pouvions retirer de la solution adoptée n'avaient pas paru à tous suffisamment décisifs. Ainsi s'expliquaient l'hésitation, l'opposition de certains, en fort petit nombre d'ailleurs. Les généraux, membres de l'Assemblée, étaient partagés sur l'importance du rôle stratégique de Belfort (2). L'abandon d'une partie de notre domaine minier passait pour une perte difficilement réparable. En vain Thiers avait-il vanté la qualité des fers produits dans d'autres régions de la France, en vain avait-il soutenu, pour avoir gain de cause, que le développement de l'industrie du fer dans l'est de la France était excessif, qu'il ne durerait pas et que c'était la surproduction des dernières . années qui avait poussé l'Allemagne à demander sa part des territoires miniers de cette région. On avait de justes

(1) VlLLEFORT, t. I, p. 77.

(2) Les généraux Chanzy et Ghareton opinaient en faveur du rayon restreint; les généraux Ducrot et Chabaud-Latour étaient pour le rayon étendu. On produisit à la tribune l'opinion écrite de Denfert-Rochereau qui concluait dans ce dernier sens.

raisons de croire que les appréciations de l'orateur ne fussent erronées. La persistance des négociateurs allemands, qui, depuis l'ouverture des conférences de Bruxelles, n'avaient cessé de réclamer un agrandissement de ce côté, l'adjonction à la commission technique de délimitation d'un ingénieur des mines allemand, Hauchecorne, qui avait visité autrefois les forges lorraines et paraissait connaître à fond les ressources métallurgiques du pays, tout décelait l'intérêt essentiel qu'attachaient nos voisins à acquérir une partie notable de notre richesse minière (1). On pouvait craindre qu'en cédant de ce côté pour nous arrondir au sud, nous n'eussions fait un marché de dupes. Toutefois, l'élargissement inespéré du rayon autour de Belfort compensait la perte de la bande de terrain cédée du côté de la Moselle. En ce qui concerne le chiffre de la population et l'étendue du territoire, le gain était incontestable (2). Mais les événements devaient l'accentuer encore et, tout en donnant un démenti aux prévisions pessimistes de Thiers sur le sort de l'industrie métallurgique dans l'Est, allaient déjouer les calculs d'une diplomatie qui ne négligeait aucune occasion de profit.

Il n'était pas difficile de prévoir que Belfort nous restant, avec un périmètre aussi étendu, les défenses en seraient augmentées, de façon à constituer une place d'armes formidable reliée, grâce à la possession de la vallée de Giromagny et de la route de faîte du ballon d'Alsace, au système des forts de la haute Moselle. Ces travaux, qu'on signalait déjà en 1871 comme nécessaires pour donner à la forteresse

(1) Laussedat, qui a été en rapports de service avec Hauchecorne, mentionne Timportanee de sa présence dans la commission de délimitation, op. cit. p. 31. Il ignorait que, dès le début de la guerre, Hauchecorne avait été chargé d’un rapport sur la richesse et l’exploitation minières dans les pays situés entre Rhin et Meuse. La copie de ce rapport du 18 août 1870, communiquée par le commissaire civil en Alsace au gouverneur général de la Lorraine, est restée dans les bureaux de la préfecture à Nancy après le départ des Allemands. Elle a été versée aux archives de Meurthe-et-Moselle, où elle figure : série R, carton Affaires allemandes, 1870-1873, liasse Contributions allemandes 1870-

(2) Voir le détail des chiffres donnés par Laussedat, op. cit., Pièces justificatives, n° 12.

toute sa valeur défensive et offensive, ont été exécutés (1). Mais ce qu’on ne pouvait prévoir, c’était le développement considérable qu’allait prendre l’industrie métallurgique dans les parties de la Lorraine qui nous avaient été laissées, dans le bassin de Briey et dans celui de Nancy. On avait cru que les Allemands avaient manœuvré de façon à se faire attribuer dans la Moselle les territoires où le minerai était le meilleur, où la fonte, par conséquent, était de qualité supérieure. Les autres gisements du bassin lorrain passaient pour fournir un minerai de fer inférieur. Il contenait, en effet, du phosphore en excès et, dans la transformation de la fonte en fer, il était impossible de la débarrasser de cette impureté. Ces minerais, quoique très abondants, ne permettaient donc de livrer que des fontes phosphorées, réputées mauvaises.

Mais l’emploi d’un procédé d’affinage nouveau pratiqué sur place a permis aux maîtres de forges de délivrer leurs fontes de l’excès de phosphore. On a pu ainsi avoir des fers pouvant lutter comme qualité avec ceux des meilleures régions. Gomme, d’autre part, l’acier s’est substitué au fer dans la fabrication des rails ou poutres pour toutes les constructions, même pour les maisons, les usines ont vu s’accroître leur production en acier et celle-ci était facilitée par la déphosphoration préalable des fers. Bien plus, comme il est nécessaire, paraît-il, que l’acier contienne pourtant une certaine proportion de phosphore, l’emploi des fontes phosphorées assurait qu’après l’affinage il en subsisterait toujours un peu et il valait mieux qu’il y fût à l’état naturel et non rajouté après coup par un procédé industriel (2). Ainsi s’explique l’essor prodigieux de l’industrie minière

(1) Discours du général Ducrot dans Villefort, t. II, pp. 132-135, et, pour la reconstitution des défenses de Belfort, Villefort, t. IV, pp. 407-408.

(2) Ces détails sont tirés de : Georges Villain, Le Fer, la Houille et la Métallurgie à la fin du dix-neuvième siècle, Paris, 1901, in-8; Fr. Villain, Les Minerais de fer du département de Meurthe-et-Moselle, Paris, 1902, in-8; Fr. Villain, Le Gisement de fer oolithique de la Lorraine, Paris, 1902, in-8. Voir aussi un article de Marcel Labordère, La Métallurgie française dans le monde, dans la « Revue de Paris » du 1er juin 1909, p. 514.

et de la fabrication correspondante dans le seul département de Meurthe-et-Moselle. Il résulte de la statistique officielle de l'industrie minérale qu’en 1906 la production totale de minerai de fer pour toute la France a été de

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