LEGENDE
+ + h. Frontière définitive entre la France et. J Alsace-Lorraine d après le traité de Francfort
, Frontière entre la France et
l ! Alsace -L or raine d après les préliminaires.
ooooo Frontière actuelle entre la France et le Luxembourg.
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8.481.000 tonnes, sur lesquelles les bassins lorrains de Nancy, Briey et Longwy ont produit 7.399.000 tonnes. Ces districts ont fourni à eux seuls 2.295.000 tonnes de fonte, plus des deux tiers de la production totale de la France. Le département du Nord, qui vient ensuite, n’a donné
que 314.000 tonnes. Même supériorité du département de Meurthe-et-Moselle pour la production des fers et aciers fondus en lingots, puisque à lui seul il a fourni 1.212.417 tonnes et la France entière 2.436.322 tonnes (1).
Les circonstances, plus que les hommes, nous ont donc puissamment servis. Dans le Haut-Rhin, nous avons reconquis une bonne partie de l'arrondissement de Belfort, assuré la défense de cette ville, gardé la route qui descend vers la France méridionale. A l’autre extrémité de la nouvelle frontirée, nous n’avons cédé que ce qu’il fallait, conservant un domaine minier dont l’importance économique ne pouvait être soupçonnée alors et qui va croissant de jour en jour. Qu’on vienne à y découvrir, comme on l’espère, des gisements de charbon, prolongeant le bassin houiller de la Sarre, sa richesse s’augmentera encore. Dès à présent, les faits ont donné tort aux adversaires du projet d’échange : pour une fois, dans ses négociations avec l’Allemagne, la France a fait la bonne affaire.
La détermination du rayon autour de Belfort avait donné lieu à des difficultés que l’imprécision de l’article 1 des préliminaires avait rendues inévitables. On eût pu s’entendre plus aisément et plus vite à propos d’une autre question territoriale qui avait surgi au cours des premières opérations de délimitation de la nouvelle frontière. Ici, en effet, il s’agissait de très peu de chose, du territoire de trois communes vosgiennes que les Allemands voulaient englober dans les territoires annexés et que nos commissaires militaires avaient de bonnes raisons pour réclamer. Ce fut seulement la convention douanière de Berlin, du 12 octobre 1871, qui mit
(1) Voir les chiffres pour les périodes décennales de 1866 à 1900 dans : Georges Villain, Le Fer, la Houille et la Métallurgie à la fin du dix-neuvième siècle, pp. 41-42, et, pour l'année 1906, la Statistique de V industrie minérale en France et en Algérie pour 1906, Paris, 1907, in-4, pp. 23, 24, 72, 75.