ATTRACTION ET POTENTIEL
Les coefficients A,, A2, ... dépendent de la direction dans laquelle
P s’éloigne indéfiniment. Alors V tend vers zéro comme ^ quand R augmente indéfiniment, c’est-à-dire lim VR = M.
Si le point O est au centre de gravité G, alors Ai = o, et
VR — M est, pour R très grand, de l’ordre de
2° Les dérivées premières sont finies et continues dans
r ôx
tout l’espace. A l’infini elles sont nulles, de l’ordre de — •
3° Les dérivées secondes et en particulier
sont
dx 2 ’• dy% 9 dz% 1
partout finies; mais elles sont discontinues. Chaque fois que P passe par une surface de discontinuité Si de la densité p, les dérivées secondes subissent également une discontinuité ( fig . 5). Il
Fig. 5.
en est ainsi en particulier quand P traverse la surface S du corps attirant. On a, en effet, à l’intérieur
(9) AV = — 4*p,
p étant la densité au point æ, y, z, et à l’extérieur AV m o.
Si donc p est discontinue, l’une au moins des dérivées secondes l’est aussi.
Ces propriétés sont fondamentales et caractéristiques. Si une fonction les possède, c’est un potentiel.
7. Théorème de Gauss. — Soient une masse attirante de potentiel V, et S une surface fermée quelconque; cherchons l’intégrale du second membre de la formule de Green, écrite sous
APPELt, — IV.
l8 FIGURES D'ÉQUILIBRE D'UNE MASSE LIQUIDE EN ROTATION.
la forme (4)
U AV d-
dU dV àx àx
dU dW ày ày
àV à\ dz dz
Faisons U = i et appliquons-la au volume T limité par la sur-
Fig. 6.
face S ( fig. 6) ; on ;
f AV do = f g- do, JT J* dn
et puisque dans tout l’espace AV == — on a
M' étant la quantité de masse attirante contenue à l’intérieur de S.
De ce résultat, on peut déduire que le potentiel ne peut avoir, en dehors des masses attirantes , ni maximum ni minimum.
En un point P0 par exemple, extérieur à M, il ne peut pas y avoir de minimum. En effet, s’il y avait minimum, le potentiel augmenterait quand on s’éloignerait de P0 dans une direction quelconque. Entourons P0 d’une petite sphère ayant son centre en P0 et appliquons à cette sphère, de rayon assez petit pour qu’elle ne contienne pas de masses attirantes, le théorème de Gauss; on a
ds = o,
rfV dV dn dr 1
r étant la distance du point M de la petite sphère à P0. On peut prendre r assez petit pour qu’en tous les points de la sphère
^ soit positif, si le potentiel augmente par hypothèse à partir