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CHAPITRE III. — ELLIPSOÏDES DE MACLAURIN ET DE JACOBI

Sur la surface p = o, et comme la pression est essentiellement positive à l’intérieur, elle croît quand on s’éloigne de la surface,

vers l’intérieur, c’est-à-dire qu’en tous ses points est positif. L’équation d’équilibre

dp = p d\J, ù U =/V -+- ~ O2 H- y2),

donne

dp dU '

drii ‘ drii ’

est donc positif en tous les points de la surface. Par conséquent, est négatif en tous les points de la surface, puisque U

est continu ainsi que ses dérivées premières. Appliquons alors le théorème de Green au volume total et à la fonction U, on a

Xau ch =/ £ d° ou (2“2— 4îc/p)frfx =1 £

Le second membre est négatif; il faut donc 2w2 — 4^/p<C0>

dU . ... , dU

autrement en certains points serait, positil, par conséquent

serait négatif et l’équilibre y serait impossible. Pour le rendre possible, il faudrait aj outer à l’extérieur une certaine pression.

Cette limite de Poincaré a été abaissée par Crudeli(1), qui a réussi à démontrer, en supposant que la surface libre soit convexe , que l’on doit avoir

18. Ellipsoïdes de Maclaurin. — Nous allons étudier maintenant les diverses formes d’équilibre; dans l’ordre historique, la première forme indiquée par Maclaurin est l’ellipsoïde de révolution. On l’appelle souvent l’ellipsoïde de Maclaurin.

Le potentiel de l’ellipsoïde de révolution pour l’intérieur, celui (*)

(*) Rendi Conti Acad, dei Lincei, 1910, p. 666.

qui nous intéresse ici, est

V = TZabcp r (l ~~ — r~ — J /--y ,

J0 \ a2-b X b--hX c-H-X/^/ç^x)

Si l'ellipsoïde est de révolution a = b, on aura

V = ~a2cp

Jq \ a~ -h X c-- h X / (a2+ X) X

L’intégrale elliptique se réduit alors à des intégrales élémentaires. Les composantes de l’attraction sont

X=/^=— Vx, Y=/^=— Vy, Z=/^-=— Rz.

J dx ’ '7 <?y • ^ cte

Les coefficients P et R ayant les valeurs

P = it. a- cf ? f — ,

dX

R = 2 tz a- cf ç> J'

L’équation d’équilibre relatif par rapport aux axes G#, G y entraînés dans le mouvement de rotation est

(~ — — P (a? dx -f- y dy) — Hz dz -f- oï2(x dx -f- y dy).

La force qui agit sur l’élément de masse-unité est, en effet,

— Px -h o)-x, — P y -f- io2y, — R s.

En intégrant, on a

f *-i[(p-^)(^+ri)+ y2]+c.

On obtient ainsi la pression à l’intérieur de l’ellipsoïde et à la surface, et les surfaces d’égale pression ont pour équation p — const., c’est-à-dire

(P — to2) (#24-y2) -T- R s2 = G.

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