CHAPITRE VII. -- SYSTÈMES DÉFORMABLES
coupée en M, la partie M4M serait en équilibre sous l’action des forces extérieures suivantes : i° la force et le couple agissant sur l’extrémité ; 2° une force T et un couple N agissant sur M ; le couple N a pour moment
Ces forces extérieures appliquées à l’arc M se font équilibre. Donc, T est égal et opposé à T<. En outre, la somme des moments de toutes les forces extérieures, par rapport à un point du plan, doit être nulle. Prenons la somme des moments par rapport à O; nous avons, en appelant ordonnées des points M
et M, ,
TijKi — Tjk — Ni-f- N = O,
d’où, en remplaçant T par T4 et N par sa valeur (i), l’équation
\P po /
Si T< était nul, c’est-à-dire si l’on faisait agir uniquement des couples sur les extrémités de la tige, cette équation donnerait
pour ^ une valeur constante et la figure d’équilibre contraint serait un autre are de eercle.
Laissons ce cas de côté et résolvons par rapport à - en mettant -~
en facteur dans le deuxième membre; nous aurons une équation de la forme
€- désignant la constante positive ^ et b une autre constante. On
peut toujours déplaeer l’axe des æ parallèlement à lui-même de façon à faire disparaître cette dernière constante et à ramener ainsi l’équation de la courbe à la forme
On a ainsi l’équation différentielle de la courbe suivant laquelle se dispose la fibre moyenne. Pour l’intégrer, appelons 8 A. — I.
angle de
la normale en M avec O y {Jîg. 102); si le point mobile se déplace de ds^ la normale tourne de l’angle et l’on a
ds P c"’
d’où, par (3)
différentiation,
ds-
I dy
sin 0,
car ^ est égal à — sin 9 et ^ à cos 9, ds ^ ds
Pour intégrer l’équation (3), multiplions les deux membres
par et intégrons : il vient
^ ) = — (cosO + [a), ds ==
crt'O
± \/2( cos 0 H- [J. )
^ désignant une constante arbitraire. On a alors
c cos 0
dx = ds cosO =:
d’on
v/2(cos0 -4- (J.)
=cf" yii
Jq ± J'I. ( CC
± /u,( COSÜ -t- [Jl)
où il est inutile d’ajouter une constante, car on peut toujours supposer qu’on ait pris pour axe Oy la normale à la courbe perpendiculaire à O^. On a en outre
(6) y=j=c^.^ =±cv/2(cos0-i- [a).
Ces formules (5) et (6) donnent x ety en fonction de 9. Trois cas sontà distinguer, suivant que [a est compris entre — i et -j- i , supérieur à i, ou égal à 1.
Indiquons sommairement la forme de la courbe dans ces trois cas.
La discussion repose sur les remarques suivantes :
Convenons de compter l’arc s de la courbe à partir du point A situé sur Oy {fig. 102), et de prendre comme sens positif de s le sens du mouvement d’un mobile dont l’abscisse d’abord nulle devient positive. Quand on parcourt la courbe dans ce sens, s croît toujours; donc ds est toujours