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CHAPITRE X. — GÉNÉRALITÉS. MOUVEMENT RECTILIGNE. Siy

d’où, en intégrant,

S = iG(^ — ^o);

autrement dit : U aire S est proportionnelle au temps employé à la décrire. On dit alors que le théorème des aires s’applique à la projection du mouvement sur le plan a^Oy.

L.a constante des aires. G, qui entre dans la formule précédente, est le rapport du double de l’aire balayée par le vecteur OP au temps employé à la décrire; elle est déterminée par les conditions initiales : elle est égale à la valeur que prend

au début du mouvement, c’est-à-dire au moment de la vitesse initiale par rapport à O^.

Inversement, si le théorème des aires s’applique à la projection du mouvement sur un plan u^Oy autour du point O, la force est

dans un même plan avec Os, car l’équation donne, par différentiation,

Exemple. — Forces centrales. — Supposons que la résultante F des forces appliquées au point soit centrale, c’est-à-dire que sa direction passe constamment par un point fixe O. Si l’on prend ce point pour origine, le moment de F par rapport à chacun des trois axes coordonnés est nul et le théorème des aires s’applique à la projection du mouvement sur chacun des trois plans coordonnés. La trajectoire est dans un plan passant par le centre des forces. On a, en effet, les trois équations

dt

dx

~di

dz dy

dx dz ^

dt dt

Multipliant par x.,y et ajoutant, on trouve

kx -f- By H- = O,

équation d’un plan passant par le point O. Ce plan est déterminé par la vitesse initiale et le point O.

204. Interprétation géométrique des deux théorèmes précédents. — Menons par l’origine O un vecteur OR égal et parallèle à la résultante des forces appliquées au point et un vecteur OR' égal et parallèle à la quantité de mouvement du point. Le point R' a pour coordonnées

dx dt '

^ dt

dz

~di'

Les équations du mouvement exprimant le théorème de la projection de la quantité de mouvement sur chaque axe s’écrivent

dt ’ dt ’ dt ’

équations qui signifient que la vitesse V' du point géométrique R' est à chaque instant égale et parallèle à R (voir fig. 127).

Soient, de même, OG le moment de la résultante des forces appliquées au point M par rapport au point O et OG' le moment de la quantité de mouvement par rapport au même point. Les coordonnées X, p, v du point G' sont

( dz

dy\

— ^ ) dt )

dz\

( dt '

~''dt)'

( dy

dx\

\ dt

-y-dt)

et les projections de OG,

L = 7Z-zY,

M = 2X — :rZ, N = :rY— jX.

Nous venons d’établir l’équation ^ = N; on trouverait de même

équations qui expriment que le point G' possède, à chaque instant, une vitesse V" égale et parallèle à OG; ce qui confirme l’analogie entre les deux théorèmes précédents.

Par exemple, si la résultante des forces agissant sur le mobile passe par le point fixe O, les quantités X, p, v sont constantes, le segment OG' est fixe pendant toute la durée du mouvement. Nous avons vu que la trajectoire est alors plane; elle est dans un plan perpendiculaire à ce segment OG.

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205. Théorème des forces vives. — Reprenons les équations du mouvement

(Px

’ dV^ ’ df^ ’

et ajoulons-les membre à membre après avoir multiplié la première par dx^ la deuxième par dy^ la troisième par dz \ il vient

m{^dx^'^dy^'^d^ = y.dx-^Xdy^%dz\

en remarquant que le carré de la vitesse est

/dzY

\Tt) +1

\dtj

on peut écrire cette équation

<i) d^ = y.dx-^\ dy -\-Zdz.

On appelle force vive, Le produit de la masse par le carré de la vitesse mv- : l’équation ci-dessus s’énonce alors de la façon suivante :

La différentielle de la demi- force vive, pendant V intervalle de temps dt, est égale au travail élémentaire de la résultante des forces agissant sur le mobile pendant le même intervalle.

Le second membre de l’équation

X dx -h Y dy -\-Tz dz

est, en effet, le travail élémentaire de la force X, Y, Z correspondant au déplacement réel dx., dy., dz que subit le mobile pendant le temps dt\ on peut, comme nous l’avons vu (n® 77), remplacer le travail de la résultante X, Y, Z des forces appliquées au point par la somme des travaux des composantes.

L’équation (i) résulte aussi immédiatement de la première des équations intrinsèques du mouvement

ds

Multipliant par ds et remplaçant ^ par on a

d = ds^

équation dont le deuxième membre est le travail élémentaire de F correspondant au déplacement ds.

Si l’on intègre l’équation (i) depuis l’instant jusqu’à on a, en appelant p’o la vitesse à l’instant

(2) Xdx^Y dy ~{-Zdz;

d’où ce théorème :

La variation de la demi-force vive du point, pendant un intervalle de temps quelconque, est égale au travail total des forces appliquées au point pendant le même intervalle .

Au point de vue de l’évaluation du travail total, il faut distinguer trois cas, comme nous l’avons montré dans le Chapitre IV :

I® Dans le cas le plus général où X, Y, Z dépendent de .r, y, z,

^7 ^7 t, il faut, pour évaluer le travail total, connaître les

expressions de x, y, z en fonction de t, c’est-à-dire le mouvement.

2® Dans le cas où X, Y, Z dépendent de x, y, z seulement, il suffit, pour évaluer le travail total, de connaître la trajectoire du mobile entre la position Mo qu’il occupe à l’instant et la position M qu’il occupe à l’instant t.

3° Enfin, si la résultante X, Y, Z ne dépend que de la position du mobile et dérive d’une fonction de forces U (^, y, zf

X dx -\-Y dy Z dz ■=. d\] {x^ y, z),

on peut évaluer le travail total en connaissant uniquement les deux positions Mo et M. Dans ce cas, le théorème des forces vives fournit une intégrale première : on a, en effet, en intégrant le deuxième membre de l’équation (2),

— — = z) — U{xo,yo, -5o)

ou

mp2= 2[U(ir, y,z) + h],

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