CHAPITRE X. — GÉNÉRALITÉS. MOUVEMENT CURVILIGNE. 36g
Premier cas particulier. — Le champ électrique est nul, le champ magnétique provient d’un seul pôle magnétique placé à l’origine O. — Dans ces conditions, le champ magnétique X, Y, Z dérive d’une fonction
de la forme U = - où r est la distance \/ x'^ Les équations du
mouvement sont alors, en posant
, ds dt = — , Uo
ds'^
ds^
muo
'" = -TF
dz
dx
ds
dy
z"ÜL\
ds /
ds ^ ds
ds ds
Tout d’abord, il est évident que la trajectoire G est une ligne g^éodésique du cône ayant pour sommet O et pour directrice G ; car, la vitesse étant constante, la force F est dirigée suivant la normale principale à G, et, d’autre part, la force F en m est perpendiculaire à la génératrice O m et à la vitesse U, c’est-à-dire normale au cône considéré. Mais on peut montrer que ce cône est de révolution par une analyse due à M. Darboux (Note VII, à la Mécanique de Despeyrous, i®' volume, Hermann, 1884 ). Les équations (2) donnent, si l’on fait la combinaison conduisant au théorème des moments par rapport à Oz,
On a donc en intégrant
On a de même
ix[x
ds
FJ
FM
dz
ds
dx
ds
^ ds j
.3 dr
r^ ds
dx
ds
dy '
ds ^
dz
ds
d /z ds \ r
A, B, G désignant ses constantes. Si l’on multiplie ces équations par z, x y respectivement et si on les ajoute, on a
r -H Aa? -h B y
équation d’un cône qui porte la trajectoire. Ce cône est de révolution autour d’un axe perpendiculaire au plan P ayant pour équation
Aa- 4- Bjk 4- = o,
car l’équation (3) montre que le cône est le lieu des points tels que le rapport de leurs distances au point O et au plan P passant par O est constant.
En résumé, la trajectoire est une ligne géodésique d’un cône de révolution de sommet 0- Ce résultat, signalé par M. Poincaré, explique complètement le beau phénomène de la succion des rayons cathodiques vers un pôle magnétique, découvert par M . Birkeland en 1895 {Archives des Sciences physiques et naturelles, 1898, t. VI, p. 2o5).
Deuxième cas particulier. — Champ électrique et champ magnétique constants. — L’intégration est facile, quand les deux champs sont constants; alors P, Q, R, X, Y, Z sont constants. Prenons les axes de telle façon que Oz soit parallèle à la force X, Y, Z du champ magnétique et que le plan zOx contienne la force P, Q, R du champ électrique.
Alors X, Y et Q sont nuis et les équations générales ( i ) deviennent
d^-x dy
m — — — ô P — £ Z — — dC dt
dp
eZ
dx
dt
où les coefficients sont constants. Nous prendrons pour origine la position
initiale du mobile, à l’instant t = o. En désignant par p, r et co les con-
ePsR eZ .... . , .
stantes — j — ? y une première intégration donne immédiatement
mmm
dz
—T — rt dt
a, b, c étant des constantes d’intégration égales aux projections de la vitesse initiale sur les axes. Puis, l’élimination de, y conduit à l’équation linéaire
dp \ 0)
dans laquelle on peut prendre comme inconnue x — — — ^ et qui donne