‹ Traité de mécanique rationnelleChapitre 257 sur 377 · CHAPITRE XI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XI

MOUVEMENT DES PLANETES

dant du cercle homograpliique. On aura

aireMFA = — aireM'FA ;

Fangle MF^A = (v a été précédemment appelé anomalie vraie;

Fangle M'OA est V anomalie excentrique a. En efïet, le secteur M'FA a pour aire

i\F F A = M' OA — ^ M' O F =: F of'-u — \a‘^e siii u,

c’est-à-dire

MFA == — (a — e sin a) ;

Faire de ce secteur est proportionnelle au temps employé à la décrire. Si donc on désigne par — t) ce temps et par T la durée de la révolution, on devra avoir

aireMFA izab

M' F A = — (u — e sin w ),

donc

ab

el, en remplaçant MFA par sa valeur,

— (u — e sin a) 2 ^

Tzab

OU

en posant « = nous arrivons à l’équation de Kepler U — e sin u = n{t — t ).

Pour avoir la signification géométrique de l’anomalie moyenne n[t — t), imaginons un mobile partant de A en même temps que la planète, et décrivant le cercle homographique d’un mouvement uniforme, de façon à arriver au point A' en même temps que la planète. A l’instant ce mobile sera en JVF ; l’angle ^ — M'^OA sera l’anomalie excentrique ; on a, en effet,

Cet angle Ç est moindre que quand sinw est positif {fig. i49)‘ Quant à l’expression de r en fonction de w, elle résulte de ce que le rapport des distances d’un point d’une ellipse au foyer F et à la directrice correspondante DD^ est égal à e. On a donc

r = eMK = e(ÔD— ÜH) = — = a(i — ecosz^),

car la distance OD de la directrice au centre est — •

239. Développements analytiques. — Pour calculer la position de la planète à l’instant t, il faut d’abord calculer l’anomalie excentrique u à l’aide de l’équation de Kepler

on a ensuite les autres coordonnées qui ont toutes été exprimées en fonction de u. Quel que soit l’arc l’équation (i) de Képler admet une racine que nous désignerons par u. En effet, Ç est compris entre deux multiples entiers de 'Tl

/ttt < Ç < (^ -h 1)77.

Dans cp(w) = u — e sin u — faisons u — /:tü ; nous trouvons

tandis que

cp[(/:-f-i)7r] = (Â:-hi)7r — Ç>o.

Il y a donc toujours une raeine réelle entre (k-+- Qtt et Att. De plus, cette racine est unique, car la dérivée g {u) = i — e co^u est toujours positive, puisque e est compris entre o et i.

1° Approximations successives. — Voici comment on peut calculer par approximations successives cette racine réelle unique.

Page 1