‹ Traité de mécanique rationnelleChapitre 343 sur 377 · CHAPITRE XVI. — ÉQUATIONS CANONIQUES · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVI. — ÉQUATIONS CANONIQUES

C’est ce que nous avons vérifié (n"®261, 265, 283) en supposant les expressions de z en <7^, Indépendantes du

temps. On a ainsi une intégrale première des équations canoniques qu’on peut déduire par un calcul direct de ces équations.

Pour le vérifier, nous supposerons encore que les expressions de y, Z en fonction de <7^, ^27 <]‘i ne contiennent pas dans

ce cas, T ne contient pas t, U non plus, ni H, qui est égal à T — U.

Si alors, dans la fonction H, les paramètres q^ , q^^ q^ et sont supposés remplacés parles expressions qu’ils doivent prendre en fonction du temps en vertu des équations (6), on a, d’après le théorème des fonctions de fonctions,

dM. éH dqx éH dq<^ c)H dq^ éH dpx dp^ éH dp^ ^

dt dqi dt dq^ dt dq^ dt dp^ dt dp^ dt dp^ dt ’

or, d’après les équations canoniques, on a

dB dpy dH àU

^q^J dt dpy dt dqy^ o*/?v àp^ dq^

et il reste

^=0 ou B = h ou T — U = /o dt

Si les expressions de x^ y, z en ^27 Çz dépendaient du temps, H ne serait plus égal à T — U et l’on n’aurait plus l’intégrale H = h : H contiendrait explicitement le temps, et la dérivée

totale ^7 prise en regardant ^27 ^37 P\, P21 fz comme fonctions de aurait un terme de plus, la dérivée partielle de H par rapport à la lettre t figurant explicitement dans H,

~dt’

la réduction qui précède donnerait alors

dB (jH dt dt

296. Exemple. Force centrale fonction de la distance. — Mettons, par exemple, sous forme canonique les équations du mouvement d’un point dans un plan sous l’action d’une force centrale fonction de la distance. Prenons le centre des forces pour origine et un système de coordonnées polaires r et 6, jouant le rôle des paramètres q^ et q<^. La demi-force vive

est, en supposant la masse du point égale à l’unité,

La fonction de forces U est fonction de /% U = Gomme T est homo-

gène en r' et 6', on a

H = T — U =-|(/’'2-4-r20'2)iir(^).

Les variables px et sont définies par les équations

dT

dT

d’où l’on lire

= il-

r =pi,

l’expression de H en fonction de ces nouvelles variables est donc H

et les équations canoniques sont

dr

di -P"

dpx

dt

c?6 JO2

dpi dt

équations définissant r, 6, p\ et p% en fonction de t. La dernière donne

P2= G et en portant dans la seconde ^ = G, ce qui est l’équation des

aires; éliminant px entre la première et la troisième, et remplaçant p^ par G, on a l’équation

équation établie directement dàns le Chapitre XI, comme définissant le mouvement sur le rayon vecteur.

Le théorème des forces vives s’exprime par l’équation T — U = ^, ou H = /i.

Page 1