‹ Traité de mécanique rationnelleChapitre 360 sur 377 · CHAPITRE XVI. — ÉQUATIONS CANONIQUES · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVI. — ÉQUATIONS CANONIQUES

la distance 37 et une attraction perpendiculaire à Taxe O37 en raison inverse du cube de la distance jk-

Signalons en terminant un travail de M. Velde, Ueher einen Specialfall der Bewegung eines Punktes welcher von zwei festen Centren angezog'en wird (1889, Berlin, R. Gartners Verl.) {Bulletin des Sciences mathématiques, 1890, p. 125). M. Velde traite le problème du mouvement plan en supposant que les forces attractives issues des foyers Oi et O2

soient — — pri, — ^ — [xr^et que le mobile soit attiré par le centre O

proportionnellement à la distance.

308. Coordonnées elliptiques dans l’espace. — On a trouvé (n" 286)

Alors

Supposons que la fonction de forces soit de la forme U, U-2

(^'i — ^2)(^i — ^3) {q2 — q3){q^~ qi) (?3 — ^1) (^3 — ^2) ’

Ui étant fonction de qi seul, U2 de q^ seul et G3 de q-i seul. Nous aurons

Pî)

L’équation en W est donc, si nous mettons pour Mi, M2, M3 leurs valeurs (n° 286),

f(qt)

{qs— qOiq^—q^)

Pour trouver une intégrale complète de cette équation dans l’hypothèse faite sur U, remarquons avec Jacobi qu’on a identiquement, quelles que soient les constantes a et (3,

2 a -!- 2 [3^1 -h /i^l 2y. 2^ q2 hql 27. -h 2[iq hql

(qi — q2)(qi — q3) {qi—qz){q2—qx) (^3 — ^1) (5'3— ^2) ~

comme on le voit en écrivant que la somme des résidus de la fonction rationnelle en q

2a -h 2 -t- hq^-

{q ~ qOiq — qi){q — q^)

est égale à h. L’équation en W peut alors s’écrire, en remplaçant h par cette expression,

{qi — q%){q\ — qz) ' {q^i— qi){qt— q\)

^qz-q\){q-i — qi) ’

équation qui admet manifestement l’intégrale suivante :

= S /$T) ^Wi^)

où l’on a posé

2 S/ — 2 a -4- 2 |3 qi^r hqj -4- f = 1 , 2, 3 ).

En effet, cette expression de W annule chacun des trois termes de l’équation aux dérivées partielles. Les équations de la trajectoire s’obtiennent alors en égalant à des constantes les dérivées partielles de W par rapport à a et !3 :

dq \

‘ qt dqx ^

r q^dqi ^

r q% dcj ;

Dans le cas particulier où il n’y a pas de forces

U,- Uo- Ü3-0,

ces équations doivent représenter une droite en coordonnées elliptiques dans l’espace. Elles sont donc alors équivalentes à deux relations algébriques entre q^, ce qui constitue une première généralisation du résultat d’Euler rappelé à la Un de l’exercice précédent et un cas particulier du théorème d’Abel appliqué aux intégrales ultra-ellipliques de première

, • 1 • , , dW ,

espece. louant au temps, on I obtiendrait en égalant a t — ^o-

On vérifiera, à titre d’exercice, que la fonction de forces prend la forme supposée ci-dessus quand le mobile est sollicité à la fois par une attraction issue du centre, proportionnelle à la distance, et par des attractions normales aux trois plans principaux des surfaces homofocales et variant respectivement en raison inverse du cube des distances.

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